Conseil municipal :

Saint-Denis : le budget gonflé de 10 millions d'euros supplémentaires


Publié / Actualisé
Les finances de Saint-Denis vont très bien estime la maire Ericka Bareigts, qui se félicite de pouvoir réinjecter dans le budget 2021 10 millions d'euros supplémentaires "en investissement et en fonctionnement". Objectif : consolider la dynamique associative déjà en place et pour laquelle 34 millions d'euros de subvention sont injectés en tout, mais aussi lancer et concrétiser de multiples projets qui touchent à l'hyper-proximité, la culture, le sport, l'éducation, le handicap ou encore le développement durable. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)
Les finances de Saint-Denis vont très bien estime la maire Ericka Bareigts, qui se félicite de pouvoir réinjecter dans le budget 2021 10 millions d'euros supplémentaires "en investissement et en fonctionnement". Objectif : consolider la dynamique associative déjà en place et pour laquelle 34 millions d'euros de subvention sont injectés en tout, mais aussi lancer et concrétiser de multiples projets qui touchent à l'hyper-proximité, la culture, le sport, l'éducation, le handicap ou encore le développement durable. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)

"Une gestion saine et prudente" : c'est ainsi que la mairie de Saint-Denis aborde son budget 2021, discuté lors du prochain conseil municipal, le cinquième de l'année. En tout ce sont 10 millions d'euros supplémentaires qui sont injectés dans le budget. "Nous pouvons le faire car nous avons aujourd'hui de meilleures dépenses, et sans augmenter les impôts" indique Gérard Françoise, adjoint délégué à l'insertion et aux finances.

- "Une ville apaisée" -

Parfois les projets touchant à la transformation de la ville : la lutte contre l'insalubrité, pour laquelle 960.000 euros sont déboursés, afin d'attaquer les "points noirs de la ville et d'en faire des points verts" résume l'adjoint.

La sensibilisation est renforcée auprès des individus comme des bailleurs, et la verbalisation s'est intensifiée depuis trois mois environ, assure la maire. "Il faut aussi reconnaître que Saint-Denis est une ville propre." Les procédures engagées sur les friches urbaines dédiées, les opérations "Netoy nout kartié" et l'encouragement à développer les initiatives citoyennes comme les jardins partagés font partie du projet d'assainissement de la ville. Un zoom est fait notamment sur le quartier de Joinville, objectif : "lui redonner sa splendeur d'antan".

La ville se veut aussi "apaisée" par l'augmentation des caméras de surveillance installées au cours de l'année. En tout, une trentaine d'appareils vont rejoindre les 24 caméras déjà présentes, dans des zones urbanisées. "C'est grâce à nos caméras que nous avons pu interpeller l'auteur des tags homophobes récemment" rappelle Ericka Bareigts.

L'installation de ces appareils ne répond pas à proprement parler à une problématique d'insécurité, mais à un sentiment général exprimé par la population, pour Gérard Françoise : "c'est comme la météo, il y a les chiffres et il y a le ressenti.

Sur le plan de l'éclairage public, la ville investit 450.000 euros pour développer un éclairage LED sur 5.000 points lumineux, dans un objectif à la fois de développement durable et d'économie.

- L'hyper-proximité avant tout -

Pour la maire de Saint-Denis, il faut avant tout prendre en compte "tous ces petits villages" qui composent la ville, ville qui n'est pas "une et indivisible" ajoute-t-elle. Objectif alors, rénover les équipements de loisirs et favoriser les initiatives locales en valorisant le tissu associatif. Avec 472 associations au total, la vie associative est riche à Saint-Denis. 34 millions d'euros au total sont dédiés à cet axe. Projets éducatifs, culture, handicap, lutte contre la délinquance vont partie des projets soutenus.

Brigitte Adame, adjointe déléguée à la vie associative, prend l'exemple de l'association "Mère veille" dans le quartier de Saint-François. "Ils ne font pas que servir des repas aux personnes sans abri par exemple, ils préparent le repas ensemble, et mangent avec eux."

Autre projet concret : les vacances en pied d'immeuble, ou encore la création d'une bande dessinée puis d'une pièce de théâtre sur la vie du chanteur Tiloun dans le quartier de la Source. A Jacques Cœur encore, l'adjointe évoque un projet de nettoyage commun, visant à planter fruits, légumes et fleurs à l'initiative de plusieurs habitant.e.s. "C'est la preuve qu'on peut vraiment être acteur de son quartier, dans une démarche de démocratie participative" estime Brigitte Adame.

Alors que 67 associations étaient soutenues financièrement en 2020 pour un total de 113 projets, ce sont cette année 127 associations pour 308 projets qui sont accompagnés.

- Des projets phares -

Parmi les projets qui seront abordés durant ce conseil municipal : l'ancienne gare de Saint-Denis sera à nouveau réhabilitée sous la forme d'un lieu de vie dynamique. Parmi six projets présentés c'est la SARL Tikavbar qui a été retenue. Le bar aura une valeur ajoutée, explique la maire : "des animations le week-end, et aussi un dimanche par trimestre, avec des activités le soir". Objectif : en faire un lieu agréable et familial, sans finir au petit matin pour autant.

"Ce sont les prémisses du nouveau littoral que nous voulons, dans la continuité de l'aménagement du Barachois. Le carré béton sera détruit d'ici la fin de l'année, ainsi que le bâtiment muré Ahsoun" ajoute Ericka Bareigts, qui espère faire "respirer" davantage le front de mer, tout en le végétalisant.

Sur le plan de la culture, 10 nouvelles résidences d'artistes sont ouvertes. A chaque passage, une œuvre laissée à la mairie de Saint-Denis, pour habiller la ville et en faire "un musée à ciel ouvert", pas seulement dans le centre mais à Montgaillard, aux Camélias, à Château Morange ou encore Sainte-Clotilde… "Nous ouvrirons ensuite un parcours, une balade à ciel ouvert pour découvrir ces œuvres" indique la maire.

Côté sport, le projet "Fanm i boug dan kartié" veut aider certaines femmes à sortir de leur isolement par le sport. Près de 600 d'entre elles sont ciblées par le projet qui leur proposera zumba, yoga, renforcement musculaire… Le tout pour 10 euros par an. "Nous voulons aider ces Dionysiennes qui n'ont pas d'emploi et ont besoin de se reconstruire" estime Ericka Bareigts.

La ville est fière aussi de présenter ses projets éducatifs. La SPL Opé a été primée pour "son offre de qualité sur l'inclusion des enfants" annonce la maire. La grille tarifaire a été revue pour être harmonisée : 1,14 euro pour une heure d'accueil périscolaire, 9 euros la journée et 7,65 euros la journée pendant les vacances scolaires. Les 2.000 enfants de Saint-Denis seront donc logés à la même enseigne, sans différenciation.

La maire a aussi contacté l'Unicef pour que Saint-Denis soit reconnue comme "ville des enfants". Le plan Anglais quant à lui fait partie des formats à développer : "aujourd'hui nous sommes fiers d'annoncer que l'action est reconnue par l'Education nationale".

Sur le plan du handicap, la ville annonce que cette année, la proportion de travailleurs.euses atteint.e.s de handicap dans les entreprises a enfin dépassé le seuil légal de 5,61%. En 2021, 5,81% sont employé.e.s dans les entreprises, contre seulement 2% en 2016. Jusqu'ici la mairie de Saint-Denis payait une amende, comme le veut la loi. "Au-delà de la légalité, c'est un vrai contrat moral" déclare la maire.

mm/www.ipreunion.com / [email protected]

   

5 Commentaire(s)

Sappel Bellepierre la fou dand fond, Posté
Le sortant est venu au conseil municipal ou la cassiette car la honte la monte du lu encore! Élu de l'opposition robert est une honte pour les 18000 électeurs que nous sommes. Nous vous boycotterons à chaque élection monsieur Bat Karé ! Bon repos aux Seychelles
Juliette, Posté
Alors on a pas vue la même chose du temps augusteMoi créole revenant de mon pays choqué par les bidonvilles 'les chemins en terre ,sale
KUNTA KINTé, Posté
"Il faut aussi reconnaître que Saint-Denis est une ville propre." La marieuse sin dni et les dionysiens ne vivent pas dans la même commune de Saint Denis . sin dni est une ville impropre pas un quartier où les immondices sont visibles , dépôts sauvages , les carcasses de véhicules , le nettoiement des rues abandonnées , on est loin de l'ancien maire Auguste Damase Legros (1971 - 1989) , une autre époque , en convient ! Une politique municipale au service de tous les dionysiens ... Espère que : Mon programme , (propos modérés pour prise à partie et propos injurieux - webmaster) , ce slogan ne se vérifie pas '
Un rêve , Posté
Si seulement la Région Région était aussi bien géree. Merci Huguette de mettre la pyramide sur les rails du progrès.
Ste suzanne, Posté
D ou vient cette somme toujours rien pour le trou béant qu' à laisser votre p'tit père celui du pôle océan Et tout ses verue tout au long du lancastelle Une honte pour notre capital