C'était un 12 juillet :

Epidémie dansante de 1518 : danser... jusqu'à en mourir d'épuisement


Publié / Actualisé
Il y a tout juste 502 ans, en ce 12 juillet 1518, les Alsaciens se sont mis à danser, sans ne plus jamais s'arrêter, jusqu'à ce que mort s'ensuive. C'est dans une atmosphère très terrifiante que pas moins de 400 personnes se sont mis à danser dans les rues étroites de Strasbourg, pendant des jours et des jours, en suivant frénétiquement le rythme des tambourins et de la cornemuse, dans l'espoir de faire reculer l'épidémie de la peste. (Photo d'illustration : Pierre Brueghel le Jeune )
Il y a tout juste 502 ans, en ce 12 juillet 1518, les Alsaciens se sont mis à danser, sans ne plus jamais s'arrêter, jusqu'à ce que mort s'ensuive. C'est dans une atmosphère très terrifiante que pas moins de 400 personnes se sont mis à danser dans les rues étroites de Strasbourg, pendant des jours et des jours, en suivant frénétiquement le rythme des tambourins et de la cornemuse, dans l'espoir de faire reculer l'épidémie de la peste. (Photo d'illustration : Pierre Brueghel le Jeune )

La peste dansante  est une épidémie qui a frappé l'est de l'Hexagone au Moyen Age, en juillet 1518, alors que pas moins de 400 personnes se mirent à danser pendant des jours et des jours ... jusqu'à tomber d'épuisement. L'histoire commença par une jeune femme célibataire nommée Frau Troffea, qui sort de chez elle avec son nourrisson dans les bras. N'ayant plus de lait pour le nourrir, elle se rend jusqu'au Pont du Corbeau pour le jeter dans la rivière. En état de choc, elle retourne dans la rue et se met alors à danser, sans musique, pendant plusieurs jours, les pieds ensanglantés, s'arrêtant parfois pour dormir.

La danse devient très vite contagieuse. Au 25 juillet suivant, ce sont cinquante personnes qui se joigent à la danse de façon erratique, au côté de la jeune femme dans les rues de la ville. En quelques jours, les cas se sont multipliés, comme se répand un virus, semant la peur et la mort dans la cité alsacienne. Au plus gros de l'épidémie, ils étaient plus de 400.

Comme un appel à l'aide, les femmes, hommes et même enfants atteints de cette étrange " manie dansante " crient, invoquent les dieux, mais ne peuvent s'arrêter. Ils sont en transe. Ils ont le "Ils ont le regard vague ; le visage tourné vers le ciel ; leurs bras et jambes animés de mouvements spasmodiques et fatigués ; leurs chemises, jupes et bas, trempés de sueur, collés à leurs corps émaciés ", décrit John Waller, historien de la médecine au Monde.  Toujours selon Le Monde, jusqu'à quinze danseurs succomberont chaque jour, selon un témoin de l'époque, victimes de déshydratation ou d'accidents cardio-vasculaires.

   

1 Commentaire(s)

Nicolas, depuis son mobile , Posté
Sur le sujet de la peste dansante de 1518 il y a un livre du très bon écrivain Jean Teulé a intitulé "Entrez dans la danse"