Baleines :

Un nouvel arrêté pour observer et approcher les cétacés à La Réunion


Publié / Actualisé
Après un travail de concertation sur l'observation des cétacés pendant la période d'hiver austral, la préfecture présente un nouvel arrêté sur les conditions d'approche, l'observation et la mise à l'eau à proximité des cétacés. Retrouvez les nouvelles règles dans le communiqué de la préfecture que nous publions ci-dessous. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)
Après un travail de concertation sur l'observation des cétacés pendant la période d'hiver austral, la préfecture présente un nouvel arrêté sur les conditions d'approche, l'observation et la mise à l'eau à proximité des cétacés. Retrouvez les nouvelles règles dans le communiqué de la préfecture que nous publions ci-dessous. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)

L’observation des cétacés dans les eaux bordant La Réunion est devenue depuis une douzaine d’années une activité prisée des Réunionnais et des visiteurs. La fréquentation de l’île par une vingtaine d’espèces de mammifères marins permet à tout un chacun de se familiariser avec ces animaux protégés et fragiles.

Mais pour garantir les meilleures conditions de conservation des cétacés et l’absence de dérangement tout en assurant la sécurité des personnes, le respect de principes et de règles s’impose pour l’approche, l’observation et la mise à l’eau à proximité de ces animaux sauvages.

Ces règles sont inscrites dans un arrêté du préfet de La Réunion, délégué du gouvernement pour l’action de l’État en mer, pris dans l’objectif de préserver l’environnement, d’assurer la sécurité des biens et des personnes et de garantir l’ordre public en mer.

En 2021, après un large travail de concertation, cet arrêté a fait l’objet d’une réécriture et une version révisée (arrêté n°2021-1306 du 7 juillet 2021) vient d’être publiée. Ce nouvel arrêté clarifie les conditions dans lesquelles l’approche, l’observation et la mise à l’eau à proximité des cétacés doivent
être réalisées. Cet arrêté reprend plusieurs principes structurants :

• ces animaux protégés doivent bénéficier de périodes et de zones où ils ne sont pas soumis à la pression de l’observation par l’homme. Les cétacés qui fréquentent les eaux côtières de La Réunion utilisent préférentiellement certains secteurs pour la réalisation d’étapes essentielles de leur cycle de vie : mise bas des baleines à bosse, repos des dauphins long bec...  Les déranger sur ces secteurs ou à ces moments de grande vulnérabilité compromet leur développement et la préservation des espèces. L’arrêté reprend ainsi la règle nationale d’une distance d’approche ne pouvant être inférieure à 100 mètres dans le périmètre de la réserve naturelle nationale marine de La Réunion et pose le principe d’une période de quiétude, sans observation des animaux, entre 18 h et 9h.

• l’activité d’observation des cétacés est ouverte à tous : navires de transports de passagers, bateaux de location, plaisanciers, kayakistes, clubs de plongée... La diversité des supports autorisés est un choix fort du modèle réunionnais d’observation des cétacés. Il parie sur la responsabilisation de chacun et l’appropriation des règles définies. Il repose évidemment sur le respect strict par chacun des règles et limites propres à son activité et sur des règles communes permettant une gestion apaisée et sécurisée du plan d’eau.

• ces sorties présentent des risques spécifiques : la proximité d’animaux imposants au comportement difficile à anticiper, la mise à l’eau en pleine eau, dans le "grand bleu", la présence de navires à proximité, les conditions de houle parfois marquées, sont autant de facteurs de risque dont le croisement est une spécificité de ces activités. Ils amènent à avoir une exigence de compétence et de savoir faire : que chaque capitaine ou chef de bord soit conscient des risques nautiques et des règles spécifiques à l’activité, que chaque pratiquant des mises à l’eau perçoive les risques des activités subaquatiques et soit dûment formé ou encadré.

Afin de maîtriser ces règles particulières d’approche et d’observation, des formations à l’observation des cétacés sont désormais proposées par les associations intervenant sur le sujet (Globice, CEDTM). Elles viennent compléter les formations à la conduite des navires ou aux activités subaquatiques.

Pendant la saison de présence des baleines à bosse, de juillet à octobre, la présence des unités et services de l’État chargés d’une mission de police en mer sera accrue pour veiller au respect de ces dispositions. Toute infraction donnera lieu à des poursuites administratives et pénales : amendes, suspension des titres de conduite des navires, interdiction de pratiquer.

   

2 Commentaire(s)

Super Bambou, Posté
Un super arrêté pour laisser les baleines en paix. En attendant, avec ces dispositions on est plus tranquille dans l'Océan que dans les Hauts, à subir le ballet des hélicos (pas d'arrêté, pas de police). Vive le ballet des baleines ! Hélicos, c'est assez (ou cétacé, ou c'est tassé, enfin bref, y'en a pleins des jeux de mots dans ce texte...)
Association Citoyenne de Saint-Pierre-REUNION, Posté
Pour s'informer, se faire une idée plus objective de cet arrêté "Cétacés-business" version 2021, et on peut lire cet article :http://citoyennedestpierre.viabloga.com/ Ou comment, malgré la formation gratuite sur internet à destination de toute la population, formation que l'Association Citoyenne avait demandée en 2020, formation mise en place par Quiétude en juillet 2021, eh bien REFUS de la DMSOI et de la DEAL de sa validation pour l'observation aquatique en ... PMT ... à la surface de l'océan.Qui fait une formation " po la po patate ' "Tout le système scolaire français développe la notion d'autonomie, et là, dans la vie quotidienne, exit l'autonomie des personnes motivées qui font l'effort de se former, faut passer par structures commerciales lucratives de plongée 'Tout le monde aura compris.Pour les directions locales de la DEAL et la DMSOI, il ne faut pas développer la formation et la connaissance pour le plus grand nombre, et la valider. Mais instituer de manière honteuse un " apartheid " pour l'accès au milieu naturel.Favoriser le BUSINESS d'une corporation, au détriment de la population locale.La " protection " des cétacés est un prétexte fallacieux.L'argent donne plus de droit que la formation.