Hôtellerie-Restauration :

Salariés sans pass sanitaire : le risque du licenciement dénoncé par les professionnels


Publié / Actualisé
Les professionnels de l'hôtellerie-restauration refusent de supporter le cout du licenciement des salariés qui ne seront pas en possession d 'un pass sanitaire valide. Nous publions ci-dessous leur communiqué.(Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)
Les professionnels de l'hôtellerie-restauration refusent de supporter le cout du licenciement des salariés qui ne seront pas en possession d 'un pass sanitaire valide. Nous publions ci-dessous leur communiqué.(Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)

Le nouveau projet de loi relatif à la gestion de la crise sanitaire prévoit d’imposer aux professionnels qu’ils s’assurent que leurs salariés sont en possession d’un pass sanitaire valide.

A défaut de présenter un tel justificatif, le texte stipule que ces salariés ne sont pas autorisés à travailler et qu’ils peuvent, si la situation se prolonge plus de 2 mois, faire l’objet d’un licenciement pour un motif que le texte qualifie de " spécifique ".

Les 4 organisations professionnelles représentatives du secteur des hôtels, cafés, restaurants, qualifie ce texte d’inacceptable.

Les représentants de la profession tiennent à rappeler que les professionnels ne sont pas opposés au pass sanitaire afin d’éviter la fermeture de leurs établissements mais pas à n’importe quelles conditions, " il n’est pas acceptable que les professionnels de l’hôtellerie-restauration se retrouvent contraints de verser des indemnités de licenciement à l’occasion de telles ruptures. D’autant plus que notre secteur est confronté à une très une forte pénurie de main d’œuvre. "

Nous demandons à la Ministre du travail et au Gouvernement d’assumer jusqu’au bout l’obligation de pass sanitaire des salariés de l’hôtellerie restauration. Le licenciement consécutif au fait pour un salarié " de ne plus pouvoir exercer pendant une période de plus de 2 mois" doit être qualifié par un motif qui libère l’entreprise de coûts, d’autant que ce licenciement ne sera pas à l’initiative de l’employeur.

 

   

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