Les recherches avancent :

Dengue et Chikungunya : de nouveaux espoirs dans l'éradication de ces maladies


Publié / Actualisé
Sur le front de la lutte contre le chikungunya, Valneva vient apporter les bonnes nouvelles. Le laboratoire franco-autrichien a annoncé ce jeudi 5 août 2021,des "résultats initiaux positifs" pour son vaccin contre ce virus. Le sérum est actuellement en phase III des essais, la dernière avant une demande de mise sur le marché. Les résultats finaux sont attendus dans les six prochains mois (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)
Sur le front de la lutte contre le chikungunya, Valneva vient apporter les bonnes nouvelles. Le laboratoire franco-autrichien a annoncé ce jeudi 5 août 2021,des "résultats initiaux positifs" pour son vaccin contre ce virus. Le sérum est actuellement en phase III des essais, la dernière avant une demande de mise sur le marché. Les résultats finaux sont attendus dans les six prochains mois (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)

Testé sur 4.115 adultes aux Etats-Unis, le vaccin a généré " des titres d’anticorps neutralisants chez 98,5 % des participants 28 jours après une seule injection du candidat vaccin ", explique Valneva. C’est donc bien au-delà du seuil de 70 % convenu avec le régulateur américain, la FDA, " pouvant être utilisé dans le cadre d’une demande d’autorisation de mise sur le marché ".

- Une "menace de santé publique majeure, croissante et non satisfaite" -

Le candidat vaccin " s’est également révélé hautement immunogène y compris chez les participants âgés ", se félicite Valneva, et a été " généralement bien toléré ". " Ces premiers résultats d’un essai de phase III pour un vaccin contre le chikungunya signifient que nous avons fait un pas de plus vers la résolution de cette menace de santé publique majeure, croissante et non satisfaite ", explique Juan Carlos Jaramillo, médecin hygiéniste en chef chez Valneva, cité dans le communiqué du laboratoire.

Entre 2005 et 2006, La Réunion avait été frappée par une dure épidémie de chikungunya. 40% de la population avait été contaminée, et 225 personnes étaient décédées, créant une crise sanitaire sans précédent.

- Le dengue éradiquée grâce à une bactérie -

Autre bonne nouvelle concernant les maladies transmises par le moustique : du côté de Nouméa en Nouvelle-Calédonie, on espère avoir éradiqué les épidémies de dengue, grâce à une méthode innovante lancée il y a trois ans, qui consiste à inoculer une bactérie aux moustiques, a indiqué ce mercredi la municipalité.

"Les premiers résultats sont très encourageants et on a quasiment la certitude qu'il n'y aura plus d'épidémie de dengue à Nouméa", a déclaré lors d'une conférence de presse Tristan Derycke, adjoint au maire en charge de la santé.

La ville a signé en 2018 un partenariat avec l'université de Monash à Melbourne (Australie) dont une équipe de scientifiques a mis au point une technologie qui consiste à introduire dans les moustiques de type Aedes aegypti, vecteurs de la dengue, la bactérie Wolbachia. Cette bactérie, présente en milieu naturel, bloque la transmission à l'homme des arbovirus tels que la dengue, le zika ou le chikungunya. Les insectes sont ensuite lâchés dans la nature.

"Entre juillet 2019 et juin dernier, 12 millions de moustiques Wolbachia ont été lâchés en 2 600 points de la ville. Aujourdhui, plus de 70% des moustiques Aedes aegypti présents sur la commune sont porteurs de la bactérie", s'est félicité Nadège Rossi, chef du "World mosquito program" en Nouvelle-Calédonie, qui a reçu l'appui de l'institut Pasteur.

- Lâchers de moustiques stériles -

Une expérience porteuse d'espoir pour La Réunion, alors que l'épidémie a été particulièrement intense cette année. Si le nombre de cas hebdomadaires continuent de diminuer, la circulation du virus est tout de même largement supérieure à celle de 2020 pour la même période. 189 cas ont été confirmés cette semaine, contre 295 la semaine précédente. Depuis le 1er janvier 2021, plus de 29.000 personnes ont été contaminées, et 18 décès ont été recensés.

Localement, des lâchers de moustiques stériles sont effectués pour tenter d'endiguer l'épidémie. "Lorsqu'un moustique stérile s'accouple avec une femelle, celle-ci devient infertile à vie. Les moustiques ne peuvent alors plus se reproduire, ce qui réduit la reproduction de l'espèce, mais aussi sur le long terme la transmission de maladies vectorielles, comme la dengue" explique Louis-Clément Gouagna, chercheur à l'IRD et responsable du projet. L'avenir semble donc prometteur concernant l'éradication de la dengue, et pourquoi pas d'autres maladies vectorielles portées par le moustique.

www.ipreunion.com avec l'AFP

   

2 Commentaire(s)

Missouk, Posté
Comme dirait l'autre, on verra l'année prochaine!
C bien Marcel , Posté
La France fait les recherches et les Allemands trouvent le vaccin.