Au Gol et à Bois Rouge :

Campagne sucrière : les planteurs poursuivent leur blocage des usines ce mardi


Publié / Actualisé
Plusieurs dizaines de planteurs ont bloqué les usines de Bois Rouge et du Gol ce lundi 9 août 2021, à l'appel de la CGPER, de l'Upna ou de Paysans solidaires. Ils demandent une aide supplémentaire pour compenser le prix de la canne, particulièrement faible cette année en raison d'une richesse en baisse d'1,5 point en moyenne par tonne. Les planteurs disent ne pas avoir les moyens de rembourser la somme avancée comme lors de chaque campagne par l'industriel sucrier Tereos. Les syndicats réclament une rencontre, en attendant, ils affirment que le blocage des usines se poursuit. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)
Plusieurs dizaines de planteurs ont bloqué les usines de Bois Rouge et du Gol ce lundi 9 août 2021, à l'appel de la CGPER, de l'Upna ou de Paysans solidaires. Ils demandent une aide supplémentaire pour compenser le prix de la canne, particulièrement faible cette année en raison d'une richesse en baisse d'1,5 point en moyenne par tonne. Les planteurs disent ne pas avoir les moyens de rembourser la somme avancée comme lors de chaque campagne par l'industriel sucrier Tereos. Les syndicats réclament une rencontre, en attendant, ils affirment que le blocage des usines se poursuit. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)

La richesse de la canne est en chute libre cette année, et les planteurs ne "peuvent pas supporter tout ça" explique Jean-Michel Moutama, vice-président de la CGPER (Confédération générale des planteurs et éleveurs de La Réunion"). Comme chaque année, les planteurs doivent rembourser la somme avancée par le groupe sucrier Tereos en début de campagne. Mais les affaires vont mal et les planteurs réclament plus d'aides.

"On ne peut plus donner de l'argent comme ça à Tereos en fin de campagne. En fin d'année il faut rendre le surplus, mais après trois campagnes difficiles, c'est impossible" ajoute Jean-Michel Moutama. "Cette année, la canne a énormément perdu en richesse, environ 1,5 point en moyenne sur la balance, soit une perte allant jusqu'à 5 euros par tonne."

Du côté de Tereos, on estime que cette baisse ne concerne pas tous les planteurs et qu'il est trop tôt pour en tirer des conclusions. "La courbe de la richesse atteint son pic en octobre" nous rappelle l'industriel. "Il faut aussi rappeler que dans des cas exceptionnels, des mécanismes d'aides, de compensation, se mettent en place."

Cette somme avancée à rembourser vers la fin de la campagne n'est pas une chose nouvelle, ajoute Tereos. Les planteurs, eux, accusent une accumulation de mauvaises conditions météos, pour la troisième année consécutive, et alors que la convention canne actuelle touche à sa fin.

mm/www.ipreunion.com / [email protected]

   

2 Commentaire(s)

Dom, Posté
Depuis le temps qu'on dit qu il faut passer à autre chose....
Jojo, depuis son mobile , Posté
Pourquoi s entête t on a subventionner une culture qui selon les planteurs ils ne s'en sortent plus et pourtant les 4X4 flambants neufs et les polos Lacoste sont de mises si la canne ne les rapportaient pas il auraient cultivées les produits dont ont est obligés d importer en masse pour nourrir la population réunionnaise arrêtez de vous plaindre a chaque campagne sucrière c est le même refrain abandonnez cette culture qui n as plus d avenir .