Les producteurs crient leur colère :

La vanille péi malmenée par les vols et les trafics


Publié / Actualisé
La vanille de La Réunion est une épice incontournable de la gastronomie réunionnaise. Longtemps concurrencée par la vanille de Madagascar (appelée aussi vanille de Bourbon), elle est aujourd'hui en danger en raison du réchauffement climatique et du trafic qui impactent son prix. Les producteurs.rices se disent victimes de vols réguliers. Selon eux.elles, les voleurs.euses revendraient leur butin à un prix inférieur au cours de la vanille. A cela s'ajoute l'importation de vanille de Madagascar, réputée moins travaillée et moins raffinée, et dont la production se fait parfois sans respect des règles sanitaires. Le 25 mars dernier, 261 kg de vanille impropre à la consommation ont été saisis. (Photo rb/www.ipreunion.com)
La vanille de La Réunion est une épice incontournable de la gastronomie réunionnaise. Longtemps concurrencée par la vanille de Madagascar (appelée aussi vanille de Bourbon), elle est aujourd'hui en danger en raison du réchauffement climatique et du trafic qui impactent son prix. Les producteurs.rices se disent victimes de vols réguliers. Selon eux.elles, les voleurs.euses revendraient leur butin à un prix inférieur au cours de la vanille. A cela s'ajoute l'importation de vanille de Madagascar, réputée moins travaillée et moins raffinée, et dont la production se fait parfois sans respect des règles sanitaires. Le 25 mars dernier, 261 kg de vanille impropre à la consommation ont été saisis. (Photo rb/www.ipreunion.com)

Alex, producteur de vanille à Saint-Philippe, s’est fait voler sa marchandise cette année, encore une fois. "J’ai perdu 30 kg de vanille pour cette année, c’est un marché lucratif pour les malfaiteurs" se désole-t-il. Il s'en était déjà fait dérober 50 kg en 2019, représentant 4.000 euros de perte. "Le kilo de vanille verte est actuellement compris entre 70 et 80 euros et les transformateurs peu scrupuleux peuvent la revendre entre 50 et 70 euros” souligne-t-il.

Le producteur nous explique que ces personnes "peu scrupuleuses" récoltent la vanille semie-séchée ou verte et la vendent directement en l’état sans le préciser. "C’est un produit de très mauvaise qualité et quand les touristes achètent de la vanille de Saint-Philippe, ils sont forcément déçus par le produit" déclare Alex.

Sur les étals des marchés forains, les producteurs.rices vendent des gousses de différentes tailles. "Les plus grosses sont les plus gorgées d’eau et ne sont pas encore sèches" explique une productrice qui vend sa marchandise à Saint-Pierre. "Les vanilles sont présentées sous cette forme car elles attirent davantage les touristes" ajoute-t-elle. Pourtant, ce n'est pas un gage de qualité.

- De la vanille vendue par correspondance -

Puis les voleurs.euses de vanille n’hésitent pas à voler directement chez les producteurs.ices, Alex a installé des caméras pour limiter les vols mais malheureusement ce dispositif a peu d’effet. “Les voleurs.euses connaissent le terrain et détournent tout le système de sécurité” explique le producteur. "D'autres n'hésitent pas à voler directement dans les champs situés au bord de la route" nous déclare une autre productrice.

Alex nous indique que même les gousses poinçonnées avec les initiales du producteur sont volées. "Ils la transforment en poudre et la destinent à la vente par correspondance sur des sites en ligne pour ne pas retrouver la personne qui l'a produite" explique Alex.

- Contrôle aux frontières -

Le ministère des finances malgache a fixé un prix minimum de 250 dollars US le kilogramme à l’export soit environ 212 euros. L’importation de la vanille de Bourbon se fait par voies aérienne et maritime. La douane et la Dieccte (Direction des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi) contrôlent son arrivée sur le territoire selon plusieurs critères à savoir son origine, sa qualité, sa valeur ainsi que sa quantité. La douane précise que ce dernier critère a une incidence sur la taxation des produits.

En 2019, 1.500 kg de vanille de Madagascar d’une valeur de 74.754 euros ont été importés sur l’île. En 2020, 1.500 kg ont été importés pour une valeur de 109.183 euros, nous indique la douane.

La dernière saisie de vanille remonte au 25 mars lors d'un contrôle à l'importation, durant lequel les services de la direction régionale des douanes et des droits indirects de La Réunion ont découvert un lot de 261 kg dans un conteneur non réfrigéré en provenance de l'île rouge. Le lot a été considéré comme impropre à la consommation.

Lire aussi 261 kg de vanille impropre à la consommation saisis par la douane

vl/www.ipreunion.com / www.ipreunion.com

   

4 Commentaire(s)

Marc, Posté
Je trouve cela completment absurde.... Vous etes en train de detourner le probleme. La police ne fait pas son travail elle prefere cela à ceci... Vous vous mentez !!! le vrai probleme ce sont les pillards et voleurs qui n'ont aucun respect. Vous demandez à la police d'eduquer une population sans doute minoritaire qui nuit à l'ensemble. Commencons à prendre et assumer nos responsabilités avant de les donner à d'utres.
Anne, Posté
que fais la police' ah oui elle cours apres le zamal pour faire du chiffre et toucher les primes c est vrai que c est plus facile ....la vanille les voitures volées ,les incivilités' ben un autre jours.....
Quewa !, Posté
Insupportable écriture inclusive !
Ste suzanne, Posté
Il est préférable d aller verbalisé ailleurs que de faire des rondes dans un champ de vanille les maisons des vacanciers sont plus protéger que ses cultures Le pire que ses vanille venus d ailleurs pourrisse nos étale et on nous lavable des comsomer local et nos produit non erupeen pourrisse nos étals