L'ex actrice avait traité les Réunionnais de "population dégénérée" :

Errance animale : Jean-Hugues Ratenon ne veut pas que la Fondation Bardot mène l'étude


Publié / Actualisé
Dans une lettre adressé au ministre de l'Agriculture Julien Denormandie, le député Jean-Hugues Ratenon s'oppose à la nomination de la Fondation Brigitte Bardot pour mener une étude sur l'errance animale à La Réunion. En 2019, Brigitte Bardot avait en effet tenu des propos racistes à l'encontre des Réunionnais.es, les qualifiant "d'autochtones qui ont gardé leurs gènes de sauvages", avec des "réminiscences de cannibalisme" et les avait qualifiés de "population dégénérée". L'ex actrice est d'ailleurs convoquée au tribunal le 7 octobre 2021 pour injures raciales. Le député demande donc à ce qu'une autre association soit choisie pour mener à bien l'étude. Nous publions le courrier complet ci-dessous (Photo d'illustration AFP)
Dans une lettre adressé au ministre de l'Agriculture Julien Denormandie, le député Jean-Hugues Ratenon s'oppose à la nomination de la Fondation Brigitte Bardot pour mener une étude sur l'errance animale à La Réunion. En 2019, Brigitte Bardot avait en effet tenu des propos racistes à l'encontre des Réunionnais.es, les qualifiant "d'autochtones qui ont gardé leurs gènes de sauvages", avec des "réminiscences de cannibalisme" et les avait qualifiés de "population dégénérée". L'ex actrice est d'ailleurs convoquée au tribunal le 7 octobre 2021 pour injures raciales. Le député demande donc à ce qu'une autre association soit choisie pour mener à bien l'étude. Nous publions le courrier complet ci-dessous (Photo d'illustration AFP)

Lire aussi : Brigitte Bardot: les Réunionnais ont des "gènes de sauvages" et des "réminiscences de cannibalisme"
Lire aussi : Tribunal correctionnel : le procès de Brigitte Bardot pour injures raciales est renvoyé

Aujourd’hui, mercredi 22 Septembre 2021, j’ai participé à une Visio conférence avec une Chargée de Mission Outre-mer concernant une étude menée dans le cadre du Plan Relance de votre Ministère, vis-à-vis de l’errance animale dans les DROM. L’errance animale est un sujet sensible à La Réunion, pour lequel chaque jour luttent la population Réunionnaise, les Collectivités, les Elus, les Communes, la SPA, le GEVEC, les Associations, etc...

Toutefois, il est inadmissible de constater, Monsieur le Ministre, que vous ayez choisi la Fondation Brigitte Bardot afin de mener cette étude. Auriez-vous oublié que Madame Brigitte Bardot devra être jugée lors d’un procès, le 7 octobre 2021, devant le tribunal correctionnel de Saint-Denis (974) pour injures raciales.

Pour rappel des faits, il y a de cela 3 ans, Madame Brigitte Bardot avait envoyé une lettre à notre ancien Préfet de La Réunion Monsieur Amaury de Saint-Quentin, où elle insultait les Réunionnais " d’autochtones qui ont gardé leurs gènes de sauvages ", avec des " réminiscences de cannibalisme ", et qu’elle disait je cite " J’ai honte de cette île, de la sauvagerie qui y règne encore, des risques que prennent les êtres humains qui tentent au péril de leurs vies de sauver des chiens, des chats pris pour cible par une population dégénérée encore imprégnée des coutumes ancestrales, des traditions barbares qui sont leurs souches ".

Le Préfet, la Région Réunion, l’ancienne Ministre des Outre-mer Annick Girardin, SOS Racisme, le Délégué interministériel à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT, le CREFOM, la Ligue des Droits de l’Homme de La Réunion, certains Députés dont moi-même, et la population Réunionnaise, ont condamné fermement ces propos racistes et choquant nous concernant.

Je suis même intervenu à l’Assemblée Nationale concernant ces propos injurieux, où j’ai été applaudi par les élus de tout banc et où ces mêmes propos ont été condamnés fermement par le Président de l’Assemblée Nationale.

Votre souhait concernant la lutte contre l’errance animale est une chose importante que je conçois et dont je partage votre avis. MAIS, cette fondation ne peut et ne doit pas mener cette étude !

Malgré notre combat contre l’errance, notre dignité n’est pas à vendre Monsieur le Ministre. Nous ne voulons pas qu’elle soit une porte-parole de La Réunion.

C’est pour cela que je vous demande, Monsieur le Ministre, que la Fondation Brigitte Bardot soit enlevée de manière définitive de cette étude concernant le Plan Relance pour les Outre-mer.

Durant cette Visio conférence, des idées ont été émis, afin d’aider cette étude. Il faut qu’il y ait une vraie décision politique, et qu’un suivi soit fait en collaboration avec la DAF, les Ministères et les Elus locaux.

Les associations locales, qui sont en premier plan dans ce combat, sont à bien même de mener cette étude, à contrario de la Fondation. Un programme cohérent, avec un investissement conséquent et connecté avec la réalité des faits, doit être mis en place.

Il faut augmenter le nombre de refuges sur l’île, aider financièrement les associations qui luttent sans subvention afin de leurs permettre, ainsi qu’à la SPA d’agrandir leurs locaux et de pouvoir soigner et nourrir dignement tous les animaux présents, que des fourrières soient mises en place avec une vision à la fois communale et intercommunale, que nous atteignons un objectif à 100 % de stérilisation gratuite pour tous les propriétaires peu importe leur niveau social, et que des structures soient mises en place tels que des dispensaires et cliniques mobiles afin de soigner tout animal blessé errant.

Je vous le redis, nous avons des personnes compétentes pour mener cette étude. Une militante condamnée à de multiples reprises pour incitation à la haine raciale n’est pas digne de représentant, et ne pourra jamais avoir d’avis objectif concernant les territoires Ultramarins.

J’espère que mes paroles seront écoutées car il est ici urgent d’agir ! Dans l’attente d’une réponse de votre part, je vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de ma haute considération.

   

9 Commentaire(s)

Danièle , Posté
Je ne qu'être d'accord avec Mr Jean hugues Ratenon il y a effectivement des gens sur l île notamment des gens sur le terrain des responsables d associations animales sérieuses plus à meme de traiter le sujet, elles savent au. Moins de quoi elles parlent
HULK, Posté
Allez boire votre champagne en classe affaires,M.RATENON et laissez les gens sérieux s'occuper des choses sérieuses.
Leyab, Posté
Et M. Franckdubos, qu'a-t-il déjà fait pour la France lui '
Missouk, Posté
Mr Franckdubos, il me semble que cette fondation porte encore le nom de Mme BARDOT, et qu'elle en est toujours la présidente... Donc oui, Mr RATENON a parfaitement raison! Il existe bien d'autres associations qui dénoncent les maltraitances animales et dont le ou la président(e) n'a aucune accointance avec le RN.
Joseph, Posté
Mr Ratenon a surement peur que Mme BB dénonce encore des faits de maltraitance d'animaux perpétrés sur notre Ile, comme ces milliers de chien attachés dans la cour de leurs bourreaux, par 1 mètre de corde, cable, ou fil de fer.Oui, il y a des barbares parmi nous !
Martin, depuis son mobile , Posté
Pas toujours d'accord avec Mr Rayenon mais là à 200%
SOMANKE , Posté
Non M. Frankdubos ce n'est pas Ratenon qui confond la fondation avec BB, mais bien la fondation qui se confond (ou se compromet) avec elle. Quand BB s'est crue autorisée à nous vomir dessus, elle l'a fait en sa qualité de présidente de SA fondation.En ce qui concerne son 'uvre pour la France, il est vrai que ses photos ont orné bien des chambres d'étudiants mais le papier à pris l'humidité, triste résultat!!J'allais oublier qu'elle a aussi été le modèle d'une de nos Marianne, oui mais c'était avant qu'elle n'épouse et défende les idées du FN
Poupette , Posté
Bien vrai pas besoin de faire e'core des études pour l'errance animale cela n'a que de trop duré il faut aider les associations qui existent et avoir une vraie spa comme en métropole à prendre comme exemple les spa comme dans l'émission animaux à adopter
Franckdubos, Posté
Pauvre M. Ratenon, confondre la fondation avec la personne qu'est Brigitte Bardot c'est faciliter les amalgames. Et puis quand vous en aurez fait autant pour la France , on en reparlera