Etude sur quatre secteurs d'activité :

A La Réunion, le télétravail est passé de 3% à 70% cette année


Publié / Actualisé
L'Aract Réunion (Agence régionale d'amélioration des conditions de travail) publie les résultats d'une étude sur l'usage du télétravail à La Réunion en 2021. Quatre secteurs d'activité sont au coeur de cette enquête : banque et assurance, immobilier, service à la personne et BTP. Entre mars et septembre, le télétravail est passé de 3% à 70% pour les 104 personnes interrogées dans cette étude. Par ailleurs, 78% de ces personnes disent avoir effectué 1 à 3 jours de télétravail par semaine en moyenne. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)
L'Aract Réunion (Agence régionale d'amélioration des conditions de travail) publie les résultats d'une étude sur l'usage du télétravail à La Réunion en 2021. Quatre secteurs d'activité sont au coeur de cette enquête : banque et assurance, immobilier, service à la personne et BTP. Entre mars et septembre, le télétravail est passé de 3% à 70% pour les 104 personnes interrogées dans cette étude. Par ailleurs, 78% de ces personnes disent avoir effectué 1 à 3 jours de télétravail par semaine en moyenne. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)

Dans cette enquête commanditée par la DEETS (Direction de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités), l’Aract a consulté 104 personnes dans quatre secteurs différents : la banque et assurance, l’immobilier, les services à la personne (SAP), le bâtiment et travaux publics (BTP).

Pendant cette période, le télétravail est passé de 3% à 70%, puis redescendu à 30% indique l'Aract Réunion. Par ailleurs, 78% des personnes sondées ont effectué de 1 à 3 jours hebdomadaires en télétravail.

Pour certaines professions, le télétravail s'est avéré plus difficile : 69% des salariés dans le BTP n’ont pas pu y avoir recours. Dans ce secteur, les fonctions concernées étaient la comptabilité ou le secrétariat.

Les secteurs de l’immobilier, du BTP et du service à la personne disent vouloir maintenir la situation telle qu’elle a été organisée durant la crise sanitaire. A l'inverse, 58% des banques et assurances souhaitent augmenter encore le temps passé à distance. Dans ces secteurs, le télétravail a pu être adapté plus facilement.

Sur le plan de l'accompagnement, 67% des salariés interrogés dans l’immobilier, le BTP et le service à la personne estiment n'avoir été ni accompagnés, ni formés. 84% tous secteurs confondus disposent d’outils numériques adaptés, mais 18% disent ne pas avoir pas les ressources suffisantes.

Sur la question du lieu, 85% des salariés en télétravail le font à domicile, les autres sont en tiers lieux. Bien sûr, les salariés qui pratiquaient déjà le télétravail ont pu s’adapter plus facilement que ceux qui découvraient cette pratique.

Dans la majorité des cas, la période de crise a été vue comme propice à la formation aux outils numérique et à la réorganisation stratégique grâce à une prise de recul. C'est surtout le cas dans le secteur des banques et des assurances, qui a mis en place de nombreuses formations.

Les fonctions ont également évolué, notamment pour les managers. "Pour beaucoup, le management demeurait traditionnellement axé autour du contrôle présentiel. Le manque de visibilité physique a impulsé une remise en question et la demande de reportings, de critères de contrôle distancié s’est fait criante. Ces nouveaux managers se sont, bien entendu, dirigés vers un management de confiance orienté autour d’objectifs finaux" analyse Patrick Issartelle, responsable des Grands projets de l’Anact.

Un kit méthodologique est proposé par le réseau Anact-Aract pour construire avec les salariés une démarche de mise en œuvre du télétravail dans les meilleures conditions possibles.

www.ipreunion.com / [email protected]

   

1 Commentaire(s)

Mékoué, Posté
"Télétravail", avec le satisfecit majoritaire enregistré actuellement par : élus, syndicats, salariés, devra-t-on encore se plaindre demain, si le taux du chômage continue inexorablement sa progression' Le nombrilisme commencé dans les années 80 sur la base que " nous détenons la matière grise", laissons aux autres la charge de mette la main dans le cambouis, d'où délocalisation et perte d'un savoir-faire basique... Avec ce télétravail adulé, très bientôt les salariés du monde deviendront nos concurrents directs. Avec les coordonnées de certains services après-vente (SAV), déjà installés hors frontières, idem pour certains traitements comptables (prémices), pourquoi demain payer encore un prof plus cher alors que le "distanciel", avec quelques améliorations, permet d'obtenir l'équivalence qualitative à moindre coût 'Face aux non-sens de plus en plus flagrant imposé et accepté par la quasi majorité des principaux dirigeants, politiques, syndicaux..., manqueraient-ils de perspective pour l'avenir, cette clairvoyance et bon sens Paysan, ou sont-ils que démagogues et complices de cet enfermement du citoyen qui s'installe insidieusement par les voies de la technologie et de la finance'...