[PHOTOS] Une action en justice envisagée :

La Montagne : nouvelle alerte de la CNL face des "bidonvilles modernes"


Publié / Actualisé
Nouvelle alerte de la part de la CNL (confédération nationale du logement) ce samedi 30 octobre 2021. Dans le quartier de la Montagne à Saint-Denis, c'est un véritable "bidonville moderne" qui s'est mis en place selon les mots de l'administrateur de la confédération Erick Fontaine. Deux immeubles récents sont déjà vétustes : humidité et moisissures, réseau électrique qui lâche, placo qui se décroche sont le quotidien des habitants concernés. La CNL va engager des assignations au tribunal pour appeler le bailleur à ses responsabilités. (Photos : CNL / Erick Fontaine)
Nouvelle alerte de la part de la CNL (confédération nationale du logement) ce samedi 30 octobre 2021. Dans le quartier de la Montagne à Saint-Denis, c'est un véritable "bidonville moderne" qui s'est mis en place selon les mots de l'administrateur de la confédération Erick Fontaine. Deux immeubles récents sont déjà vétustes : humidité et moisissures, réseau électrique qui lâche, placo qui se décroche sont le quotidien des habitants concernés. La CNL va engager des assignations au tribunal pour appeler le bailleur à ses responsabilités. (Photos : CNL / Erick Fontaine)

Les deux immeubles datent de moins de sept ans et pourtant ils abritent déjà des logements insalubres. "On constate des problèmes d'infiltration, de moisissure et de champignons, des problèmes électriques également, le placo est défoncé par endroits... Pourtant rien n'est fait par le bailleur" dénonce Erick Fontaine, administrateur de la CNL.

En tout, ce sont 85 logements qui se répartissent dans les deux bâtiments : 69 dans l'un et 16 dans l'autre. "C'est ce que j'appelle des bidonvilles modernes, avec des logements qui deviennent presque biodégradables..." ajoute Erick Fontaine.

Plusieurs réunions et visites de logements ont été effectuées, après l'appel à l'aide lancé par les habitants de ces appartements auprès de la CNL. Des rapports ont été transmis à la Caisse d'allocations famililes (Caf). "En mai dernier, nous avons visité ensemble 20 logements : tous ont été déclarés indécents" indique Erick Fontaine. Depuis cette date, l'allocation logement fournie au bailleur est suspendue.

Bien que celui-ci ait été prévenu plusieurs fois, aucun travaux n'a été réalisé. "On ignore les locataires, et on donne l'impression qu'aujourd'hui c'est une norme de construire des logements comme ça" s'indigne l'administrateur de la confédération.

- Une procédure en justice envisagée -

La CNL et l'avocat Maître Molière ont décidé d'engager des assignations au tribunal pour troubles de jouissance : "on veut obtenir l'obligation de la part du baileur de venir faire les travaux, et la suspension des loyers pour les habitants concernés".

Des dommages et intérêts seront aussi réclamés, alors que certaines familles se plaignent de de problèmes de santé, notamment d'asthme auprès de jeunes enfants. A ces questions sanitaires s'ajoute un risque sécuritaire, l'absence de lumières pouvant entraîner des chutes à tout moment. "Il y a tant d'humidité que ça disjoncte" note Erick Fontaine.

Cette affaire qui rejoint la longue liste des dossiers de logements insalubres suivis par la CNL - 40 à 50 déclarations d'indécence par mois juste à leur niveau - est "l'occasion de demander à nouveau à l'Etat une expertise sur les logements neufs : pourquoi ceux-ci sont indécents, est-ce un problème de matériau ou bien des normes qui ne sont pas respectées ? Le problème est grave et sous-estimé par les autorités" accuse Erick Fontaine.

mm/www.ipreunion.com / [email protected]

   

4 Commentaire(s)

Patrick, depuis son mobile , Posté
Là est le véritable cancer de mon pays. La pourriture de cette Ve République, la collusion totale et permanente entre nos Élus, nos Techniciens (le Maître d''uvre et les Maîtres d'Ouvrage) et nos Bailleurs sociaux. Tous s'entendent comme larrons en foiré pour de repaître sur le dos de la bête, c'est-à-dire l'argent de nos impôts. Et rien ne changera tant que de vrais sanctions ne seront pas appliquées.
Clack Hanoo, Posté
Demander à l'Etat une expertise.... Oui, mais il pourrait aussi (utiliment) interpeller sa collègue de la majorité Municipale (dont il fait partie) , présidente de la SODIAC, et Mme la Maire ( la Ville de Saint Denis étant un des actionnaires principaux de... La ZODIAC) pour qu'elles se "bougent".Tiens! sur ce coup là, Mme La, Maire n'est pas ( encore passée ) à, la télé !
Le dyonisien, Posté
Monsieur l'administrateur de cette confédération, Adjoint au Maire de St Denis,Il est surprenant que le bailleur n'intervienne pas et surtout ne fasse pas intervenir la garantie décennale... surtout si plusieurs logements sont concernés par les mêmes désordres. Je crois qu'il manque le point de vue du bailleur... Un peu à charge cet article...Les millions qui se perdent est un réel sujet mais non exclusif au BTP, ni aux bailleurs sociaux... c'est un phénomène très répandu sur l'Ile à commencer par nos politiques dont vous en faites partie ce qui permet de faire une transition sur votre manque d'objectivité...Ne faites vous pas de la récupération politique avec la misère sociale... Quelle est votre nouvelle ambition pour les prochaines élections ''Nouvelle transition... un sujet dont vous ne parlez jamais... c'est le problème d'usage de certains locataires (probablement pas dans ce cas précis). Les dégradations des parties communes, les incivilités en tout genre d'un groupe d'habitations voire d'un quartier ' que faites vous ''' Notamment vous qui êtes adjoint au logement sur la ville de St Denis ''' vous participez surement à la dégradation des quartiers avec les constructions à tout va sans cohérence et sans vision pourvu que nous construisions des logements sociaux!!!..Epaves de voitures, poubelles brulées, dépôts sauvages.... QUE FAITES VOUS' Je ne vous vois pas intervenir face à ces questions essentielles que sont le respect du cadre de vie par ces locataires des quartiers sociaux... N'y a t'il pas assez d'associations satellites de la Mairie de St Denis pour traiter et accompagner ces populations dans le respect du cadre de vie, la sensibilisation de l'environnement ''' il faut encore des millions pour mieux se perdre dans vos méandres ''cordialement.
Josumé, Posté
scandalisé par de telles conditions de logement d'autant plus que ceci est récurent , la confédération alerte mais jamais ne parle des responsables. Derrière les bailleurs sociaux il y a des appels d'offres, des entreprises, des réceptions de travaux, des garanties décennales. Qui surveille les travaux, qui surveille la bonne marche et les bonnes prestations ''' tout ceci participe d'une chaine de manquements, voire plus, de corruption à tous les niveaux. ce n'est pas acceptable . Nous souhaiterions connaitre aussi le nom des entreprises qui ont bénéficié de ces marchés de construction. Les personnes qui ont suivi les travaux, qui les ont réceptionnés. On se moque de qui '' on tond la bête jusqu'ou '' les journalistes devraient approfondir ceci et donner les noms des bénéficiaires de ces lucratifs marchés et leurs responsables au lieu de se contenter de nommer seulement les SEM ou les bailleurs sociaux.