Inégalités salariales :

Les femmes travaillent "gratuitement" depuis 12h22 ce mercredi


Publié / Actualisé
Selon le collectif féministe "Les Glorieuses", les femmes travaillent gratuitement à partir de ce mercredi 3 novembre 2021, 12h22 heure de La Réunion. C'est un jour et 7 heures plus tôt que l'année dernière. Depuis 2018, cette date ne fait que reculer. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)
Selon le collectif féministe "Les Glorieuses", les femmes travaillent gratuitement à partir de ce mercredi 3 novembre 2021, 12h22 heure de La Réunion. C'est un jour et 7 heures plus tôt que l'année dernière. Depuis 2018, cette date ne fait que reculer. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)

Les femmes commencent, dès ce mercredi 3 novembre 2021 à 12h22 heure de La Réunion (9h22 en Métropole), à "travailler gratuitement" du fait des inégalités salariales persistantes. C'est le constat fait par le collectif féministe "Les Glorieuses", dans sa lettre d'information.

Une pétition a d'ailleurs été mise en ligne par le collectif pour appeler à "appliquer le principe d’éga-conditionnalité (accès aux marchés publics, l’obtention des subventions publiques et celui des prêts garantis par l’Etat...)", "revaloriser les salaires des emplois où les femmes sont les plus nombreuses" et "soutenir un congé parental payé de manière équivalente pour les deux parents".

Cette date et cette heure symboliques ont été calculées, comme chaque année depuis 2015, à partir de statistiques européennes sur l'écart de salaire entre les femmes et les hommes en France. Cette année, la différence atteint 16,5%, contre 15,5% l'an dernier, avec une date déterminée alors au 4 novembre à 16h16.

"L'inégalité salariale se creuse", déplore dans un communiqué l'économiste Rebecca Amsellem, fondatrice des "Glorieuses", pour qui "des mesures concrètes doivent être mises en place dès aujourd'hui afin d'éviter d'attendre 2234 pour voir naître l'égalité salariale".

- "L'égalité coûte de l'argent" -

Dans une série de propositions, soumises aux candidats à l'élection présidentielle de 2022, les "Glorieuses" demandent que l'accès des entreprises aux subventions et marchés publics soit conditionné à des progrès en la matière.

Il importe également de "revaloriser les salaires des emplois où les femmes sont les plus nombreuses", par exemple les infirmières et les sages-femmes, insistent les "Glorieuses", qui plaident par ailleurs pour que le congé paternité dure aussi longtemps que le congé maternité. "Oui, l'égalité coûte de l'argent", a observé Rebecca Amsellem, mais "il en va de même pour sauver l'industrie aéronautique. Et c'est un choix que le gouvernement est en mesure de faire pour ses citoyens et citoyennes".

www.ipreunion.com / [email protected] avec AFP

   

2 Commentaire(s)

Charité Hospotal, Posté
alé di partout! band femme new génération i gain plusk moin .20 ans ds le meme boite et cak i rentre i gain plus k ou! mais ou lé pas sensé connaitre!
Ah bon , Posté
On connait des hommes qui font le job à moitié et qui perçoit des indemnités en totalité.