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Saint-Denis : désobéissance civile contre les atteintes au climat


Publié / Actualisé
Des militants des groupes Extinction Rébellion, Attac et Greenpeace ont mené une opération devant les locaux la BNP Paribas ce samedi 6 novembre 2021 à Saint-Denis. Ils entendent ainsi dénoncer les investissements de la banque dans les énergies fossiles. Les associations écologistes dénoncent l'inaction face à la crise climatique, et pointent du doigt le rôle des grandes entreprises dans cette crise. L'action entre dans le cadre de l'appel à la mobilisation mondiale face l'urgence climatique au moment où les dirigeants mondiaux sont réunis à Glasgow en Ecosse pour la COP26 (Photo as/www.ipreunion.com)
Des militants des groupes Extinction Rébellion, Attac et Greenpeace ont mené une opération devant les locaux la BNP Paribas ce samedi 6 novembre 2021 à Saint-Denis. Ils entendent ainsi dénoncer les investissements de la banque dans les énergies fossiles. Les associations écologistes dénoncent l'inaction face à la crise climatique, et pointent du doigt le rôle des grandes entreprises dans cette crise. L'action entre dans le cadre de l'appel à la mobilisation mondiale face l'urgence climatique au moment où les dirigeants mondiaux sont réunis à Glasgow en Ecosse pour la COP26 (Photo as/www.ipreunion.com)

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Des militants des groupes Extinction Rébellion, Attac et Greenpeace ont mené une opération contre la BNP Paribas ce samedi 6 novembre 2021. Ils entendent ainsi dénoncer les investissements de la banque dans les énergies fossiles. Vêtus de combinaisons et masqués, les militants ont aspergé la devanture du bâtiment de faux pétrole. Ils se sont ensuite adressé à la population réunionnaise pour un appel au boycott "d'un organisme financier qui participe activement à aggraver le dérèglement climatique".

"La BNP Paribas reconnait que 60% de son portefeuille va au financement des énergies fossiles et continue à financer des centrales électriques au charbon dans les pays à faible revenus et compte à ce jour de nombreux projets d'extraction d'énergie fossile. En 2020, la BNP a réussi l'exploit d'injecter plus de 4, 8 milliard de dollars à des secteurs polluants, soit une hausse de 40% par rapport à l'année précédente".

Les militants ont rappelé le triste classement du rapport Banking on the climate change 2020 " La BNP Paribas est la troisième banque au monde à investir dans l'extraction du pétrole et gaz offshore et la première en France", avant de poursuivre leur action avec un " die in" (forme de manifestation dans laquelle les participants simulent la mort).

L'action s'est déroulée en marge de la Cop26 qui se déroule en ce moment et jusqu'au vendredi 12 novembre 2021 à Glasgow. Elle a pris fin peu après 9h15, après que les manifestant aient retiré leur déguisement et se soient dispersés.

Interrogée après la mobilisation, Jocelyne, militante pour le climat, a confié à Imaz Press son scepticisme quant aux promesses qui pourraient être prononcées à l'occasion de la 26ème Conférence des Parties : " Le groupe Total, les grands de l'informatiques… Tous ces gens-là ne devraient pas être à la COP, ce sont des pollueurs, même s'ils essaient d'avoir une image verte, ils font simplement du greenwashing" déplore-t-elle. " Même le gouvernement français fait du "blabla" parce qu'il il admet qu'il y a de graves problèmes au niveau de la planète et de l'environnement, mais il autorise en parallèle des explorations minières en Afrique" poursuit-elle.

- Plusieurs rassemblements dans le monde -

A noter que de Paris à Sydney en passant par Londres, Nairobi ou Mexico, plus de 200 événements sont prévus, selon la coalition d'organisations à l'origine de la mobilisation. Comme à La Réunion s'agit d'exiger la "justice climatique" et des mesures immédiates pour les communautés déjà affectées par le dérèglement climatique, surtout dans les pays les plus pauvres du Sud.

A Glasgow, en Ecosse, la police a dit attendre jusqu'à 50.000 personnes qui défileront non loin du centre de congrès, placé sous haute sécurité, où se tient depuis une semaine la grande conférence de l'ONU sur le climat, considérée comme capitale pour l'avenir de l'humanité. "Je pense qu'il sera si important de mettre la pression sur les dirigeants mondiaux réunis à la COP26 et leur montrer que nous leur demandons des comptes", explique dans un communiqué des organisateurs Iona, une étudiante en arts de 23 ans, qui vit sa première grande manifestation.

Cette journée d'action mondiale est, selon elle, "une parfaite occasion d'unir les peuples à travers le monde et de réclamer justice pour notre planète et ceux qui se trouvent en première ligne de la crise climatique". Une manifestation réunissant des milliers de jeunes venus crier l'urgence climatique avait déjà été organisée vendredi à Glasgow, à l'issue de la première des deux semaines de la COP26. Les manifestants appellent les grands de ce monde à en faire davantage et plus vite pour contrer les effets dévastateurs de la hausse des températures due aux émissions de gaz à effet de serre générées par les activités humaines.

- Stop aux "belles paroles" -

"Ce n'est pas un secret que la COP26 est un échec", a dénoncé à cette occasion l'égérie du mouvement des jeunes pour le climat, la Suédoise Greta Thunberg. Elle a qualifié la COP26 de "célébration (...) du blabla" et de "festival de greenwashing" après des engagements, aux contours parfois flous, par des groupes de pays à lutter contre la déforestation, réduire les émissions de méthane dans l'atmosphère ou mettre le holà sur les énergies fossiles.

Des mesures concrètes plutôt que des mots, c'est ce que réclameront à nouveau les manifestants samedi. "Il est évident que de belles paroles ne suffisent pas, et que la semaine de discussions à venir doit être marquée par une forte montée en puissance de projets concrets", insiste Mikaela Loach, une militante britannique contestant des projets d'exploration pétrolière au Royaume-Uni.

Les enjeux de la COP26 sont nombreux dans un contexte de pandémie mondiale qui a fragilisé les pays pauvres déjà vulnérables aux impacts du dérèglement climatique. Quelque 200 délégations se penchent notamment sur la manière de limiter, comme le prévoit l'Accord de Paris, le réchauffement de la planète bien en deçà de +2°C, et si possible à +1,5°C.

Lire aussi : Glasgow et le monde marchent samedi pour le climat

as/mt/www.ipreunion.com / [email protected]

 

   

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    3 Commentaire(s)

    974, Posté
    Manifester : oui.Violence : non
    Missouk, Posté
    Ces actions spectaculaires et assez radicales ont le mérite d'interpeller. La seule véritable urgence aujourd'hui, n'est pas épidémique, elle est climatique!
    VertleFutur, Posté
    Militer aux côtés d'autres personnes engagées est une expérience profondément humaine et formatrice! Demandons de l'action. Le changement doit venir de nous. Nous représentons des voix aux yeux des élus forcons les à intégrer comme une priorité la question écologique et du développement durable. Je déplore encore un manque de jeunes parmi nous alors qu'il s'agit de leur avenir mais il y a de l'espoir. Les choses vont changer mais il faut accélérer ce changement IL Y A URGENCE!