131 morts et 350 blessés :

13 novembre 2015 : le jour où la terreur et la fureur se sont abattues sur Paris


Publié / Actualisé
Ce samedi 13 novembre 2021, la France commémore le 6ème anniversaire des attentats du 13 novembre à Paris, revendiquées par l'organisation Etat Islamique. Le bilan est lourd : 131 morts et 350 blessés. c'est le bilan le plus lourd jamais enregistré en France à la suite d'un attentat. Cette commémoration a lieu dans un contexte très particulier, puisque le procès de ces attaques est en cours devant une juridique à Paris. Retour sur cet événement qui a transformé un moment de fête et de partage en soirée cauchemardesque tout en marquant durablement la France
Ce samedi 13 novembre 2021, la France commémore le 6ème anniversaire des attentats du 13 novembre à Paris, revendiquées par l'organisation Etat Islamique. Le bilan est lourd : 131 morts et 350 blessés. c'est le bilan le plus lourd jamais enregistré en France à la suite d'un attentat. Cette commémoration a lieu dans un contexte très particulier, puisque le procès de ces attaques est en cours devant une juridique à Paris. Retour sur cet événement qui a transformé un moment de fête et de partage en soirée cauchemardesque tout en marquant durablement la France

• Trois attaques et un bilan dramatique

Ce soir du samedi 13 novembre 2021, rien ne laisse présager une issue dramatique. Comme souvent en ce début de week-end, les Français se réunissent dans les bars et restaurants parisiens. Du côté du Bataclan, le groupe Eagle Death Metal est à l’affiche pour un concert qui réunit près de 1.500 personnes. Au stade de France, les Bleus affrontent l’Allemagne lors d’un match amical en présence, notamment, du président de la République François Hollande.

La soirée bascule dans l’horreur vers 21h20, alors que trois attaques sont lancées, quasi simultanément, dans plusieurs quartiers de Paris. D’abord aux abords du stade de France où trois terroristes y sont acheminés en voiture par Salah Abdeslam. Ces derniers déclenchent tour à tour leur ceinture d’explosifs, n’ayant pas réussi à entrer dans l’enceinte sportive pour perpétrer leur massacre.

Il s’agit de Ammar Ramadan Mansour Mohamad al-Sabaawi, Mohammad al-Mahmod et de Bilal Hadfi. Cette attaque fera quatre morts (dont les trois terroristes) et une dizaine de blessés. Salah Abdeslam, quant à lui, ne réussit pas à déclencher sa ceinture d’explosif. Il prend la fuite vers la Belgique avec l’aide de deux complices, Mohamed Abrini et Hamza Attou. Après plusieurs mois de cavale, Salah Abdeslam est finalement arrêté le 16 mars 2016 dans la ville de Molenbeek en Belgique.

A 21h25, le 10ème et le 11ème arrondissements sont à leur tour la cible d’une attaque terroriste. Brahim Abdeslam, Chakib Akrouh et Abdelhamid Abaaoud, considéré comme le cerveau des attentats, sillonnent le quartier en voiture et ouvrent le feu sur des personnes attablées aux bars et restaurants, faisant 39 morts et 32 blessés graves.

Brahim Abdeslam trouve la mort le soir même en déclenchant sa ceinture d’explosifs dans un café, faisant deux blessés graves, tandis que Chakib Akrouh et Abdelhamid Abaaoud s'enfuient. Ils seront tués lors de l’opération policière du 18 novembre 2015 dans une appartement à Saint-Denis (régiona parisienne). C'est le logemeent de Jawad Bendaoud qui avait fait le buzz en affirmant qu’il ne savait pas qu’il abritait des terroristes dans son appartement. La cousine d’Abdelgamid Abaaoud, Hasna Aït Boulahcen, considérée comme une des complices, y trouvera également la mort.

A 21h40 le13 novembre, la dernière attaque, la plus meurtrière, est lancée contre le Bataclan, en plein concert. Trois hommes prennent d’assaut la salle de concert, Foued Mohamed-Aggad, Ismaël Omar Mostefaï et Samy Amimour.  Pendant une vingtaine de minutes, ils assassinent froidement les spectateurs tout en cherchant à abattre les membres du groupe Eagle Death Metal. Ils feront au total 90 morts et des centaines de blessés. Ces assaillants seront abattus lors de l’assaut donné par les forces de l’ordre au Bataclan.

Au final, le bilan est de 131 morts et 354 blessés.

• Six ans après, l’ouverture d’un procès hors norme

La commémoration du 6ème anniversaire de ces terribles attentats se déroulent dans un contexte particulier puisqu’il y a un peu plus de deux mois, le 8 septembre 2021, s’est ouvert le procès de cet événement devant la Cour spéciale de Paris. Un procès hors norme ayant mobilisé des moyens exceptionnels.

20 personnes sont accusées de meurtres, de tentatives de meurtres et séquestration, en bande organisée en relation avec une entreprise terroriste. Parmi les suspects, onze sont en détention en France ou en Belgique dont Salah Abdeslam et des individus également possiblement impliqués dans les attentats du 22 mars 2016 à Bruxelles, trois sont sous contrôle judiciaire et six absents, dont Oussama Atar, un Belge soupçonné d'avoir planifié les attentats depuis la Syrie et porté disparu. La plupart encourent la réclusion criminelle à perpétuité, cinq risquent vingt ans de prison, et un six ans.

Parmi les grands absents de ce procès, on peut aussi citer deux Réunionnais, les frères Clain, Fabien et Jean-Michel, présumés morts en Syrie lors d’une attaque aérienne en février 2019. Fabien Clain a été identifié comme l'homme qui a enregistré le message audio revendiquant les attentats et dans lequel son frère Jean-Michel psalmodiait des chants religieux. Ils seront jugés par défaut lors de ce procès.

Lire aussi : Procès des attentats du 13-Novembre : les frères Clain jugés par défaut

Du côté des parties civiles, ils sont 1.800 représentés par 300 avocats. Le dossier d’instruction fait 542 tomes tandis que le réquisitoire fait 562 pages. A noter que pour ce procès qui devrait se terminer le 25 mai 2022, une salle éphémère de 550 places a été construite dans l'enceinte de la cour d'appel de Paris pour abriter quatre jours par semaine ce procès hors norme. Sa construction aura duré 1 an et coûté 7,5 millions d’euros.

A noter que ce mercredi 10 novembre 2021, c’est François Hollande qui a témoigné à la barre. "On nous a fait la guerre, nous y avons répondu", a-t-il notamment déclaré pour justifier la guerre menée contre l’organisation Etat Islamique.

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