Malgré le déclenchement du Plan blanc :

Réunion entre le préfet et les maires : pas de durcissement des mesures envisagé


Publié / Actualisé
Le préfet Jacques Billant a rencontré les maires de l'île ce mercredi 19 janvier 2022, comme chaque semaine. Malgré la dégradation de la situation sanitaire et le déclenchement du Plan blanc dans les hôpitaux de La Réunion, le préfet a indiqué qu'aucun durcissement des mesures de freinage n'était prévu à ce stade. Concernant la situation hospitalière, l'ARS a indiqué vouloir passer à 120 lits en réanimation. 3.000 contaminations ont été détectées en 24 heures, le taux pourrait rapidement passer à 5.000. Les centres de dépistage et de vaccination devraient être renforcés. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)
Le préfet Jacques Billant a rencontré les maires de l'île ce mercredi 19 janvier 2022, comme chaque semaine. Malgré la dégradation de la situation sanitaire et le déclenchement du Plan blanc dans les hôpitaux de La Réunion, le préfet a indiqué qu'aucun durcissement des mesures de freinage n'était prévu à ce stade. Concernant la situation hospitalière, l'ARS a indiqué vouloir passer à 120 lits en réanimation. 3.000 contaminations ont été détectées en 24 heures, le taux pourrait rapidement passer à 5.000. Les centres de dépistage et de vaccination devraient être renforcés. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)

Face aux maires, le préfet Jacques Billant a souhaité évoquer "la gestion des prochains jours et semaines qui viennent et la préparation de la rentrée scolaire". L'agence régionale de santé (ARS) a présenté la situation sanitaire : en seulement 24 heures, 3.000 contaminations ont été constatées. "A ce rythme nous nous rapprochons du seuil des 5.000" a indiqué Martine Ladoucette.

La proportion du variant Omicron, désormais largement majoritaire, inquiète. Mais la situation diffère de la Métropole, le Delta étant "encore robuste ici" et "plus dangereux en termes d'hospitalisations". Les huit à dix jours qui viennent vont être décisifs dans les hôpitaux. A noter que pendant la réunion, le CHU a décrété le Plan blanc, un dispositif exceptionnel de crise pour pouvoir gérer l'afflux massif de patients. L'ARS a également indiqué en fin de journée que des renforts sanitaires arrivaient. Ceux-ci doivent atterrir dans la matinée ce jeudi. Leur arrivée permettra de faire monter les capacités en réanimation à 113 lits.

Le renfort national est constitué de six infirmiers spécialisés et deux médecins généralistes, un medecin anesthésiste réanimateur a également été demandé. Cette équipe permettra de tenir dans la semaine qui vient.

- Renfort du dépistage -

"Les laboratoires se sont réunis avec les pharmacies pour mettre en place des centres de dépistage éphémères de dépistage à l'initiative des personnels de santé et aussi des communes" a indiqué Martine Ladoucette. A La Possession, le quartier de Moulin Joli est "déficitaire en termes de dépistage" note l'ARS, alors qu'on enregistre une forte propagation du virus dans ce quartier.

Dans le nord, la Nordev va étendre ses plages horaires pour permettre plus de dépistages au long de la journée. Le centre de l'aéroport, lui, est "sous-utilisé" selon l'ARS, "il doit pouvoir ouvrir à la population sans critères de voyage".

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- Les centres de vaccination surchargés -

Pour la vaccination, le rappel concerne 200.000 personne, qui risquent donc une expiration de leur pass au 15 février, "ainsi c'est surchargé" indique Martine Ladoucette. Les centres de vaccination, pris d'assaut, doivent donc être renforcés. "C'est ouvert tout le dimanche à partir de cette semaine mais il y a un besoin en plus donc nous sommes dans l'hypothèse d'augmenter d'une heure l'amplitude journalière."

La capacité actuelle est de 39.000 doses par semaine, à laquelle s'ajoute la vaccination faite par les professionnels libéraux et les vaccinations éphémères type vaccinobus. Un appel est lancé auprès des communes "pour renforcer les créneaux". Aussi il est demandé aux citoyens de ne pas attendre le dernier moment pour aller se faire vacciner, au risque de saturer les centres, "il y aura engorgement et là nous ne pourrons pas faire de miracle" commente Martine Ladoucette.

- Pas de mesures supplémentaires -

La direction de la veille de l'ARS a fait des simulations avec l'Institut Pasteur mais "la marge d'incertitudes est importante" précise l'ARS dont la volonté est de poursuivre le renforcement des capacités en réanimation pour passer à 120 lits en tout. "La différence avec le mois d'août est plus évolutive compte tenu de Omicron" a noté l'ARS.

Le Plan blanc a été annoncé durant cette réunion. Un "outil de plus qui permet d'augmenter les déprogrammation d'activités si nécessaire" a expliqué l'ARS, et qui "remet en cause des départs de congés annuels ou des départs déjà prévus de façon à être sûr de disposer du maximum de ressources disponibles".

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Selon le préfet Jacques Billant, "ce sont les effets du variant Delta qui sont encore actifs à l'échelle de l'île et qui continuent d'impacter le système de santé". Ainsi, ce qui doit être surveillé ce sont les hospitalisations". Le préfet ne souhaite pas prendre de mesures de freinage suplementaires. Il appelle à se faire vacciner, respecter les gestes barrières en priorité. "Nous verrons par la suite s'il y a besoin d'adapter les mesures" a-t-il indiqué aux maires.

A noter que la semaine dernière, la majorité des élus avait réclamé un durcissement des mesures voire un confinement. Selon nos informations, le préfet et l'ARS semblaient partager cet avis mais le gouvernement a tranché en faveur d'une poursuite des mesures actuelles à La Réunion.

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www.ipreunion.com / [email protected]

   

2 Commentaire(s)

Ti Léon , Posté
Pas souvent d'accord avec Missouk, mais là, il n'y a pas débat.
Missouk, Posté
Les maires perdent leur temps avec le préfet. Celui-ci appliquera exclusivement ce qui lui sera dicté par PARIS... Que les Députés et Sénateurs montent au créneau eux-aussi.