Dépistage :

Lutte contre le cancer du col de l'utérus : une semaine pour la prévention


Publié / Actualisé
La 16ème semaine européenne de dépistage du cancer du col de l'utérus a lieu cette année du 24 au 30 janvier 2022. Elle appelle toutes les femmes de 25 à 65 ans n'ayant pas fait de frottis depuis au moins trois ans à se faire dépister. Encore responsable de 1.100 décès chaque année en France, ce cancer pourrait pourtant être évité selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS) grâce à un meilleur dépistage et à la vaccination. A La Réunion, ce ne sont pas moins de 50 à 70 réunionnaises qui sont touchées par ce cancer chaque année, faisant de ce dernier le 3ème cancer féminin sur l'île. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)
La 16ème semaine européenne de dépistage du cancer du col de l'utérus a lieu cette année du 24 au 30 janvier 2022. Elle appelle toutes les femmes de 25 à 65 ans n'ayant pas fait de frottis depuis au moins trois ans à se faire dépister. Encore responsable de 1.100 décès chaque année en France, ce cancer pourrait pourtant être évité selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS) grâce à un meilleur dépistage et à la vaccination. A La Réunion, ce ne sont pas moins de 50 à 70 réunionnaises qui sont touchées par ce cancer chaque année, faisant de ce dernier le 3ème cancer féminin sur l'île. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)

Bien que l'on connaisse son nom, le cancer du col de l'utérus est encore méconnu de nombreuses personnes. Et pourtant, c'est le quatrième cancer de la femme dans le monde.

La cause principale du cancer du col de l'utérus est une infection transmissible sexuelle (ITS) dont l'origine est le virus du papillome humain (VPH). On répertorie plus d'une centaine de souches de virus connues dans la famille des VPH et certaines sont plus facilement transmissibles que d'autres. Mais avoir un VPH ne signifie pas pour autant que vous avez un cancer.

C'est ici que le dépistage du cancer du col de l'utérus a toute son importance car il vise à détecter des lésions précancéreuses et à les traiter avant qu’elles n’évoluent en cancer. Il permet également de détecter et traiter des cancers à un stade précoce et ainsi améliorer les chances de guérison. Il est donc primordial de se faire dépister régulièrement.

Dans le cadre de l’évaluation épidémiologique du programme, Santé publique France estime que la couverture nationale du dépistage pour l’ensemble des femmes âgées de 25 à 65 ans est de 59% pour la période 2018-2020.

La Réunion est de loin le département des Outre-mer où la couverture est la plus grande (65%) et est donc au dessus de la moyenne nationale. La Guadeloupe arrive en deuxième position avec 41,5%. Des chiffres pourtant insuffisants, surtout lorsque l'on sait que cette couverture diminue à chaque nouvelle tranche d'âge supérieure atteinte.

Le Centre régional de coordination des dépistages des cancers de La Réunion (CRCDC) rappelle tout de même que la couverture est insuffisante à tous les âges et sur l’ensemble du territoire et est loin des 70% préconisés par l’Union européenne.

- Comment lutter -

Toujours selon le CRCDC, l'espoir d'éradiquer ce cancer est bien réel et repose sur deux armes complémentaires :
• un dépistage pour toutes les femmes de 25 à 65 ans
• une vaccination contre les VPH pour les jeunes dès 11 ans

La vaccination contre ce cancer n'est plus seulement réservée aux femmes. En effet, depuis janvier 2021, tous les jeunes garçons, de 11 à 14 ans peuvent également se faire vacciner, avec un rattrapage vaccinal possible jusqu'à 19 ans.

"Il faut maintenir cet effort de mobilisation, quel que soit l'âge, car on observe une baisse des dépistages à partir de 50 ans. Si vous n’êtes pas à jour dans votre dépistage, prenez rendez-vous auprès de votre gynécologue, médecin généraliste ou sage-femme. Vous pouvez également contacter l'équipe du CRCDC pour toute information" déclare le Dr Katia Slama, médecin coordonnateur du CRCDC La Réunion. 

Le site de référence sur la vaccination, vaccination-info-service.fr, a créé une page dédiée aux informations concernant les infections à papillomavirus humain. Pour sensibiliser les femmes à ce dépistage, l’Institut national du cancer a également développé un programme de chroniques sonores qu’il propose à plus de 1000 radios, web radios et sites internet en Métropole et dans les territoires ultramarins avec des versions en langue créole.

Par ailleurs, les femmes n’ayant pas réalisé le dépistage dans les intervalles de temps recommandés reçoivent un courrier les invitant à réaliser l’examen. Celui-ci est accompagné d’un dépliant d’information présentant la démarche, les enjeux de ce dépistage et les différents professionnels de santé auxquels elles peuvent s’adresser.

lc/www.ipreunion.com / [email protected]

   

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