Roland-Garros :

Biodiversité à l'aéroport : 24 espèces recensées dont trois endémiques


Publié / Actualisé
Depuis 2019, l'aéroport Roland-Garros a rejoint l'association Aéro Biodiversité, afin de recenser les espèces présentes dans les prairies aéroportuaires et sensibiliser les agents pour leur préservation. Les espaces verts représentent près de 54% de la surface totale de l'aéroport. En tout ce sont 24 espèces qui ont été recensées par les équipes présentes, dont trois endémiques. Contrairement aux idées reçues, les animaux ne semblent pas fuir les pistes. (Photos mm/www.ipreunion.com)
Depuis 2019, l'aéroport Roland-Garros a rejoint l'association Aéro Biodiversité, afin de recenser les espèces présentes dans les prairies aéroportuaires et sensibiliser les agents pour leur préservation. Les espaces verts représentent près de 54% de la surface totale de l'aéroport. En tout ce sont 24 espèces qui ont été recensées par les équipes présentes, dont trois endémiques. Contrairement aux idées reçues, les animaux ne semblent pas fuir les pistes. (Photos mm/www.ipreunion.com)

Créée en 2015, l'association Aéro Biodiversité vise à inventorier la biodiversité présente dans les grandes prairies aéroportuaires. Alors que la moyenne tourne autour de 70% d'espaces verts, La Réunion n'en possède que 54% mais témoigne d'une grande diversité florale et animale. "Au total, on est à 24 espèces recensées sur l'aéroport dont trois endémiques : le papang, le pétrel de barau et le zoizo blanc" explique Chloé Cornic, chargée d'étude biodiversité à l'association Aéro biodiversité.

Une première visite de l'association a été effectuée en 2019, suivie d'une opération menée par la Seor (Société d'études ornithologiques de La Réunion) en 2020. Après une troisième visite en juillet 2021, les membres d'Aéro biodiversité retrouvent les prairies de l'aéroport pour suivre oiseaux, insectes ou encore chauve-souris.

Les équipes interviennent sur neuf points d'écoute sur toute la plateforme. "On constate que la fréquentation des oiseaux varie en fonction de la hauteur de la végétation, certains l'apprécient très ras comme les pigeons par exemple" note Honorine Roche, coordinatrice de projets biodiversité. Une variation qui peut rendre la nourriture plus ou moins accessible.

Côté oiseaux, une dizaine d'espèces sont répertoriées sur la plateforme aéroportuaire, sur la vingtaine qui existe sur l'île. Des inventaires sont aussi effectués pour les chiroptères, suivis via des enregistreurs à chauve-souris, alors que La Réunion abrite des espèces endémiques comme le petit molosse, les insectes mais aussi la flore locale.

" On pense souvent que les aéroports ne sont pas propices à la biodiversité, finalement il n'y a pas beaucoup de dérangements. Il y en a au niveau du bruit c'est certain mais c'est très ponctuel, et il y a très peu de présence humaine au sol" remarque Chloé Cornic.

Le recensement de la faune et de la flore locales pourraient permettre à l’aéroport Roland-Garros de s’inscrire dans une démarche d’obtention du label Aérobio. Les équipes de l'association Aéro Biodiversité de leur côté espèrent que les acteurs locaux pourront davantage prendre le relais à l'avenir pour suivre les espèces présentes autour de Gillot.

mm/www.ipreunion.com / [email protected]

   

2 Commentaire(s)

Association Citoyenne de Saint-Pierre-REUNION, Posté
Du green-washing pour faire diversion alors que le modèle touristique hélico à tout-va, polluant sonore et atmosphérique est en train de DENATURER la Réunion, lagons, montagnes, rivières, villes, un vrai bordel inadmissible sur 2500 km2 avec bientôt 1 million d'habitants. Sans oublier la faune endémique, qui est aussi méprisée.http://citoyennedestpierre.viabloga.com/news/ile-de-la-reunion-tourisme-nocif-boycottons-les-survols-touristiques-aeriens-motorises-polluants-a-la-reunion
Macatia, Posté
Quel est l'intérêt de prendre l'attache d'une métropolitaine pour venir faire l'inventaire de la faune et de la flore sur un aéroport dans la mesure ou chaque réunionnais connait son espace de vie, son environnement, sa biodiversité et son biotope. A t-elle mentionné la présence des lièvres dans ce milieu. Du n'importe quoi, de l'argent jeté...