Journée internationale des Droits des femmes :

Saint-Denis : les syndicats disent "non à la discrimination", "non à la violence"


Publié / Actualisé
Ce mardi 8 mars 2022, plusieurs syndicats se sont rassemblés sur la place Paul Vergès à Saint-Denis. Objectif : sensibiliser la population sur les discriminations et les violences faites aux femmes. Cette action menée dans le cadre de journée internationale des droits des femmes, a réuni Solidaire Réunion, la CGTR, l'Unef et la FSU
Ce mardi 8 mars 2022, plusieurs syndicats se sont rassemblés sur la place Paul Vergès à Saint-Denis. Objectif : sensibiliser la population sur les discriminations et les violences faites aux femmes. Cette action menée dans le cadre de journée internationale des droits des femmes, a réuni Solidaire Réunion, la CGTR, l'Unef et la FSU

"Liberté, égalité, sororité !", "Taxe rose, taxe inégale", "Stop aux inégalités salariales". Les pancartes des étudiants de l’Unef scandent leurs revendications sur les inégalités hommes-femmes.

Sur la Paul Vergès, une centaine de personnes arborent les couleurs de leurs associations et syndicats. Parmi cette foule de t-shirts rouges, marrons ou roses, de nombreux stands s’érigent, drapeaux au vent, pancartes en évidence. Malgré les huit enceintes stratégiquement dispersées et noyant les conversations, les passants poursuivent leurs chemins. Peu de Réunionnais étaient présent ce matin.

"Le but de cet événement est de mobiliser l’ensemble de la population réunionnaise femmes, hommes et enfants, pour sensibiliser, faire réagir, interpeller les consciences de la population réunionnaise sur la condition féminine, car il y a encore, malheureusement, beaucoup à faire que ce soit à La Réunion ou dans le monde", explique Mélissa Miralikan représentante de  Solidaire Réunion.

"Si on fait le constat, on est loin d’être arrivé à une égalité entre les hommes et les femmes. Il y a encore beaucoup d’inégalité et il faut continuer le combat", renchérit Linda Diblard, secrétaire générale de la CGTR (secteur de aide à la personne).

"Nous revendiquons la fin des différences de salaires entre les salaires des femmes et des hommes et nous combattons les violences sexistes et sexuelles dans la sphère professionnelle", lance Mélissa Miralikan.

Marie-Hélène Dor, représentante de la FSU, condamne quant à elle la discrimination au sein de l’éducation nationale. "Les femmes représentent la moitié de la population. Dans les services publics, les inégalités perdurent entre les employés et les agents. La FSU s’est investie pour dire que l’enseignement a une part de responsabilité dans les inégalités hommes-femmes, car la représentation des femmes, notamment dans l’enseignement est encore très stéréotypée" dit-elle. Regardez :

"Tout secteur confondu, les femmes sont payées 25 % de moins que les hommes. Ce qu’on veut c’est arrêter les violences sexistes et sexuelles au travail. C’est un sujet qui est accentué en Outre-mer où il y a beaucoup plus de discriminations envers les femmes, où il y a beaucoup plus de violences physiques que psychologiques ", déplore la représentante de Solidaire Réunion.

Une minute de silence a été observée en l’honneur de l’ensemble des femmes victimes de violences. " Il faudrait, en réalité, des siècles de silence pour rendre hommage à toutes les femmes victimes de violence" estime Linda Diblard.

Jusqu’à 15h ce mardi, les associations et syndicats seront présents pour prendre la parole et échanger avec les Réunionnais. "Nous allons nous exprimer avec des données chiffrées pour faire un état des lieux, ensuite nous essayerons d’entamer un dialogue avec tous ceux qui le veulent afin d’aller vers la fin de ces clichés qui nous pourrissent la vie", revendique la représentante de la FSU.

"Vien a zot, vien a zot !" interpelle Mélissa Miralikan. "Peu importe, même si la participation est modeste, le principal est que le message passe et soit relayé" note Marie-Hélène Dor.

mc/www.ipreunion.com / [email protected]

 

   

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