[EN DIRECT] Macron appelle à la désescalade des mots :

Ukraine : Kiev renonce à tout couloir d'évacuation de civils ce lundi par crainte de "provocations" russes


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33ème jour de guerre en Ukraine ce lundi 28 mars 2022 et toujours aucune piste réelle pour mettre fin à ce conflit déclenché par la Russie. Des négociations entre Kiev et Moscou s'ouvrent toutefois en début de semaine à Istanbul, l'Ukraine se disant prête à discuter "en profondeur" de sa neutralité, au moment où la situation humanitaire à Marioupol, dans l'est du pays, est décrite comme "catastrophique". Le président américain a qualifié samedi Vladimir Poutine de "boucher", Emmanuel Macron a expliqué qu'il n'emploierait pas ce terme. Il a aussi annoncé qu'il aurait un entretien téléphonique avec le président russe ce lundi ou ce mardi. Suivez-nous, nous sommes en direct. (Photo : AFP)
33ème jour de guerre en Ukraine ce lundi 28 mars 2022 et toujours aucune piste réelle pour mettre fin à ce conflit déclenché par la Russie. Des négociations entre Kiev et Moscou s'ouvrent toutefois en début de semaine à Istanbul, l'Ukraine se disant prête à discuter "en profondeur" de sa neutralité, au moment où la situation humanitaire à Marioupol, dans l'est du pays, est décrite comme "catastrophique". Le président américain a qualifié samedi Vladimir Poutine de "boucher", Emmanuel Macron a expliqué qu'il n'emploierait pas ce terme. Il a aussi annoncé qu'il aurait un entretien téléphonique avec le président russe ce lundi ou ce mardi. Suivez-nous, nous sommes en direct. (Photo : AFP)
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    C'est la fin de ce direct, merci de l'avoir suivi

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    Les pertes économiques liées à la guerre estimées à plus de 500 milliards d'euros

    Le gouvernement ukrainien a estimé lundi à plus de 500 milliards d'euros les pertes économiques engendrées par la guerre avec la Russie, a annoncé lundi sur Facebook la ministre de l'Économie ukrainienne, Ioulia Sviridenko.

    La ministre a chiffré à "564,9 milliards de dollars" (515,8 milliards d'euros au cours actuel, ndlr) "l'impact direct des destructions" depuis le début de l'invasion russe le 24 février, auquel s'ajoutent "les effets indirects des combats" sur l'économie notamment liés à l'explosion du chômage, à la forte diminution de la consommation des ménages ou encore à la baisse des recettes de l'État.

    C'est au niveau des infrastructures que les pertes sont les plus importantes, a indiqué Mme Sviridenko, avec "près de 8.000 kilomètres de routes endommagées ou détruites", ainsi que "des dizaines de gares, des aéroports", pour un montant de 108,5 milliards d'euros. Dix millions de mètres carrés de logement et 200.000 voitures ont été détruits en plus d'un mois, a-t-elle ajouté.

    Mme Sviridenko, également vice-Première ministre, a par ailleurs estimé à 102 milliards d'euros la baisse du PIB en 2022, soit une contraction estimée de plus de 55% de l'économie par rapport à 2021. Le budget de l'État ukrainien risque, lui, d'être amputé de 43,8 milliards d'euros, selon la ministre de l'Économie, soit une baisse de près de 90% sur le budget annuel prévu.

    "Chaque jour les chiffres changent, et malheureusement ils augmentent", a déploré Mme Sviridenko sur sa page Facebook. "Ainsi, l'Ukraine (...) exigera de l'agresseur une compensation financière", a-t-elle ajouté, "que ce soit par des décisions de justice ou bien en transférant directement à l'État les avoirs russes (actuellement) gelés en Ukraine".

     

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    Au moins 5.000 personnes ont été tuées à Marioupol depuis le début de l'invasion russe, a annoncé lundi à l'AFP une conseillère de la présidence ukrainienne

     

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    D’après le maire de la ville, aurait été libérée de l’occupant russe, au terme d’une vaste contre offensive de l’armée ukrainienne

     

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    Le ministère français des armées fait le point sur la situation militaire

     

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    Le journal russe Novaïa Gazeta forcé de se mettre en pause

     

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    Un paiement en roubles du gaz russe n'est "pas acceptable" estime le ministre allemand de l'Économie Robert Habeck

    Cela montre que le président russe Vladimir Poutine est "dos au mur", a-t-il déclaré aujourd'hui, s'exprimant au nom du G7. "Tous les ministres du G7 sont tombés d'accord sur le fait qu'il s'agissait d'une violation unilatérale et claire des contrats existants (...) ce qui signifie qu'un paiement en roubles n'est pas acceptable", a souligné le ministre

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    "Ils doivent se rendre ou mourir": un village près de Kiev tente de chasser les Russes

    Les snipers russes ont dans leur viseur les rues désertes du village ukrainien de Stoyanka, mais Andriï Ostapets espère encore apporter de la nourriture à ses voisins, et à ses chats, s'ils sont encore en vie. Cet homme de 69 ans est retourné avec d'autres à Stoyanka, une semaine après avoir fui ce village à la lisière occidentale de la capitale Kiev. Il a entendu dire que les forces ukrainiennes y chassaient les troupes russes.

    "Nous avons vu des personnes tuées, des maisons brûlées, on a vécu l'enfer" lorsque les forces de Moscou occupaient le village, témoigne Andriï, se protégeant du froid mordant avec une grosse veste en cuir. "Hier, ils les ont chassés de notre ferme. Les Russes n'ont aucune chance de rester en vie. Ils doivent se rendre ou mourir", assure cet homme, propriétaire d'un musée privé.

    Un vent glacial souffle sur Stoyanka, transformé en village fantôme après près d'un mois de combats et de tentatives des forces russes d'encercler la capitale ukrainienne. Bombardements et tirs d'armes à feu résonnent toujours depuis les collines encerclant le village, où se cachent des tireurs embusqués russes, selon les engagés volontaires ukrainiens défendant la zone.

    La suite du reportage est ici

     

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    La France remet 27 camions d'incendien et 50 tonnes de matériel aux pompiers ukrainiens

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    Fin de la dernière dernière ligne ferroviaire encore active entre la Russie et l'UE

    19H07, dimanche soir. Le train Allegro entre dans la gare centrale de la capitale finlandaise, et avec lui s'arrête la dernière ligne ferroviaire encore active entre la Russie et l'UE, un mois après l'invasion de l'Ukraine et les sanctions occidentales contre Moscou.

     

    Douze ans après le voyage inaugural de ce train moderne avec à son bord Vladimir Poutine, alors un symbole de renouveau pour les relations euro-russes, le trafic est interrompu sine die à partir de ce lundi entre Saint-Pétersbourg et Helsinki, une ligne pourtant active même durant la Guerre froide.

    "Maintenant que j'ai récupéré mes chats, je n'ai plus de raison de revenir, j'ai tout ce qu'il y a de plus précieux pour moi", confie à l'AFP Alex, un Moscovite installé à Helsinki depuis quelques années, en descendant avec une boîte contenant ses deux félins.

    Derrière le jeune homme aux très reconnaissables cheveux bleus, il y a du monde sur le quai, tirant des grosses valises, quelques enfants.
    Après l'arrêt du trafic aérien consécutif aux sanctions européennes, le gouvernement finlandais avait décidé de laisser la ligne ouverte dans un premier temps, en faisant un rare sas notamment pour des Russes désireux de rentrer chez eux en Europe ou de quitter leur pays.

    Mais la compagnie nationale VR avait annoncé vendredi que la liaison serait arrêtée après le weekend, à la demande des autorités finlandaises, afin de respecter les sanctions.

    La suite du reportage est ici

     

     

     

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    Kiev dit renoncer à tout couloir d'évacuation de civils aujourd'hui par crainte de "provocations" russes

    "Nos renseignements ont fait état de possibles provocations de la part des occupants sur les itinéraires des couloirs humanitaires. Par conséquent (...) aucun couloir humanitaire ne sera ouvert aujourd'hui", a écrit la vice-Première ministre Iryna Verechtchouk sur Telegram

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    Le brasseur néerlandais Heineken a annonce qu'il va quitter la Russie, où il compte 1800 employés

     

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    Dans Kharkiv bombardée, le district no5 de Saltivka, cité martyre

    Saltivka, District n°5: un quartier populaire de hautes barres d'immeubles en périphérie nord-est de Kharkiv, deuxième ville d'Ukraine, à un jet de pierre des premiers champs de terre noire labourés dans la campagne.

    Depuis que les troupes russes ont envahi l'Ukraine le 24 février, elles pilonnent l'endroit, presque tous les jours, avec toute leur armada. Les HLM ne sont plus qu'un champ de bataille dévasté, une cité fantôme balayée par les vents où ne survivent, terrés dans les caves, qu'une poignée de vieillards traumatisés.

    Pelouses lacérées, aires de jeux déchiquetées, sommet des immeubles carbonisés, tout est mutilé et marqué par les obus. Parvis et parkings sont jonchés de bris de verre mêlés aux branches d'arbres cisaillées ou aux restes des traverses de fenêtres en PVC. Une antique Lada a été coupée en deux par une dalle de béton tombée du ciel, les rares voitures laissées là sont toutes pulvérisées.

    Rideaux roses et morceaux de ferraille pendent des façades aux appartements désertés. Obus et missiles ont troué les murs, éventré plusieurs tours en étage.

    Lire le reportage complet de l'AFP ici

     

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    En quelques mots, Biden brouille le message d'une tournée sous le signe de l'unité

    En déclarant samedi, à la surprise de tous, que Vladimir Poutine ne "peut pas rester au pouvoir" après son invasion de l'Ukraine, Joe Biden a brouillé le message de sa tournée en Europe, destinée à montrer l'unité des Alliés face à la Russie et contenir le conflit en Ukraine.

    "Pour l'amour de Dieu, cet homme ne peut pas rester au pouvoir", a lancé le président américain, qui avait qualifié quelques heures plus tôt son homologue russe de "boucher".

    Ces propos, à la fin d'un discours de 27 minutes dont chaque mot avait été pesé pour éviter toute escalade des tensions sur le flanc est de l'Otan, ont pris de court l'entourage du président américain, car ils semblaient marquer un tournant dans la politique de longue date des Etats-Unis de ne pas appeler à des changements de régime dans le monde.

    "Ce que le Président voulait dire, c'est que Poutine ne peut pas être autorisé à exercer un pouvoir sur ses voisins ou sur la région", a nuancé quelques minutes plus tard la Maison Blanche. "Il ne parlait pas du pouvoir de Poutine en Russie, ni d'un changement de régime."

    Mais le mal est fait.

    Le président français Emmanuel Macron a mis en garde contre une "escalade des mots et des actions en Ukraine". "Je n'utiliserais pas ce genre de propos parce que je continue de discuter avec le président Poutine", a déclaré dimanche M. Macron. "Nous voulons arrêter la guerre que la Russie a lancée en Ukraine sans faire la guerre. C'est l'objectif".

    La suite du reportage est ici

     

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    Moscou veut "instaurer un séparation à la coréenne" estime le chef du renseignement militaire ukrainien

    Après avoir échoué à prendre Kiev et à renverser le gouvernement ukrainien", Moscou "pourrait imposer une ligne de séparation entre les régions occupées et non occupées de notre pays, (dans) une tentative" d'instaurer un séparation à la coréenne, a déclaré dimanche le chef du renseignement militaire ukrainien, Kyrylo Boudanov.

    Une crainte renforcée par l'annonce de la tenue "dans un avenir proche" d'un referendum pour rejoindre la Russie dans le territoire séparatiste de Lougansk (est), dont Moscou a reconnu l'indépendance.

     

    "Tous les faux référendums dans les territoires occupés temporairement sont nuls et non avenus et n'auront aucune légitimité", a réagi Oleg Nikolenko, porte-parole du ministère ukrainien des Affaires étrangères.

     

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    La guerre vue par le ministère français des armées

    "L’agression militaire de la Russie contre l’Ukraine est l’une des plus graves violations de l’ordre de sécurité européen depuis des décennies. Par cette décision, la Russie bafoue le droit international et en particulier la Charte des Nations unies" indique le ministère français des armées sur son site intenet

     

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    Voldymyr Zelensky : la neutralité de l'Ukraine est "étudiée en profondeur"

    Alors que négociateurs ukrainiens et russes se retrouvent à Istanbul, lundi ou mardi, un des points importants des négociations portera sur "les garanties de sécurité et la neutralité, le statut dénucléarisé de notre Etat", a déclaré dimanche le président ukrainien Voldymyr Zelensky à des médias indépendants russes, selon la chaîne Telegram de l'adminstration présidentielle ukranienne.

    "Ce point des négociations est compréhensible pour moi et il est en discussion, il est étudié en profondeur", a-t-il affirmé. Mais il devra être soumis à référendum et il faut des garanties, a-t-il prévenu, accusant le président russe Vladimir Poutine et son entourage de faire "traîner les choses".

     

    Le gendarme russe des télécoms Roskomnadzor a intimé dans un communiqué aux médias russes de ne pas publier cet entretien et indiqué qu'une enquête était ouverte contre ceux qui avaient participé à l'interview.

    Plus tard dans la journée, et cette fois devant des journalistes ukrainiens, M. Zelensky a rappelé ses priorités: la souveraineté de l'Ukraine et son intégrité territoriale, "qui ne font aucun doute".

     

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    Mahmoud Abbas critique le "deux poids deux mesures" de l'Occident

    Le président palestinien, qui a rencontré le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken à Ramallah, a critiqué les Occidentaux, prompts à invoquer le droit international pour imposer des sanctions à la Russie, mais pas à Israël pour ses "crimes"contre les Palestiniens.

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    Nouvel entretien téléphonique entre Emmanuel Macron et Valdimir Poutine

    Emmanuel Macron, qui s'est déjà entretenu à huit reprises avec Vladimir Poutine depuis le début de l'invasion russe le 24 février, reste convaincu que la voie du dialogue avec Moscou est encore possible, "pour arrêter la guerre que la Russie a lancé en ukraine sans faire la guerre".

     

     

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    Situation "catastrophique" à Marioupol

    Dans la ville assiégée et bombardée depuis des semaines, "la population se bat pour survivre. La situation humanitaire est catastrophique", a affirmé dans la nuit de dimanche à lundi le ministère ukrainien des Affaires étrangères sur son compte Twitter.

    "Les forces armées russes sont en train de transformer la ville en poussière", a-t-il ajouté, le président ukrainien Volodymyr Zelensky dénonçant de son côté un blocus total de cette ville que l'armée russe tente de prendre depuis des semaines.

    "Toutes les entrées et sorties de la ville sont bloquées (...) il est impossible de faire entrer à Marioupol des vivres et des médicaments", a-t-il affirmé dimanche soir. "Les forces russes bombardent les convois d'aide humanitaire et tuent les chauffeurs", a-t-il ajouté.

    Quelque 2.000 enfants ont également été emmenés vers la Russie, a-t-il dénoncé. "Et cela veut dire enlevés. Parce que nous ne savons pas exactement où ils sont. Certains sont avec leurs parents, d'autres non. C'est une catastrophe", a-t-il lancé.

    Plus de 2.000 civils ont été tués à Marioupol, d'après un récent bilan communiqué par la mairie. Selon le président ukrainien, quelque 100.000 personnes sont toujours bloquées dans ce port stratégique de la mer d'Azov. Plusieurs tentatives visant à établir des itinéraires sûrs pour les civils ont échoué, les deux parties s'accusant mutuellement de violations de cessez-le-feu.

    Et on ignore toujours, dix jours après le bombardement de son théâtre, le sort des centaines de civils qui y avaient trouvé refuge: une mission quasi-impossible, selon une élue municipale de Marioupol.

    Le président français a indiqué dimanche qu'il parlerait à son homologue russe Vladimir Poutine lundi ou mardi pour organiser une opération d'évacuation de la ville.

    Emmanuel Macron, qui s'est déjà entretenu à huit reprises avec Vladimir Poutine depuis le début de l'invasion russe le 24 février, reste convaincu que la voie du dialogue avec Moscou est encore possible, "pour arrêter la guerre que la Russie a lancé en ukraine sans faire la guerre".

     

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A propos

Journée de négociations ce lundi

Un négociateur ukrainien a indiqué à l'AFP que de nouvelles sessions de négociations entre l'Ukraine et la Russie se tiendront ce lundi en Turquie. Elles prendront fin ce mercredi. Le président des Etats-Unis s'est rendu en Pologne ce samedi où il qualifié Poutine de "boucher" jugeant qu'il ne devait pas "rester au pouvoir". Même si ce n'est pas la première fois que Joe Biden accuse le chef de l'Etat russe pour son offenssive en Ukraine, il l'avait traité de "criminel de guerre" il y a quelques semaines, cette fois l'Américain a crée la polémique.

La Maison Blanche a dû à deux reprises clarifier les propos de Biden, la première fois par communiqué et la seconde par le biais d'Anthony Blinken, secrétaire d'Etat. "Le président Biden souhaitait souligner que Poutine ne peut être autorisé à lancer une guerre, ou une agression contre l'Ukraine, ou n'importe qui d'autre", a-t-il déclaré. "Comme vous nous avez entendu le répéter, nous n'avons pas de stratégie de changement de régime en Russie, ou n'importe où ailleurs" assure Blinken.

- Macron appelle à la désescalade des mots -

Emmanuel Macron qui était l'invité de l'émission "Dimanche politique" sur France 3 a désapprouvé le terme de "boucher". "Je n’utiliserai pas ce genre de propos parce que je continue de discuter avec le président Poutine", a-t-il déclaré. Le président de la République demande d'ailleurs d'éviter "l’escalade des mots des actions" pour "arrêter la guerre que la Russie a lancée en Ukraine sans faire la guerre".

- Nouvel allié pour la Russie -

La Russie qui continue de pilonner l'Ukraine a un nouvel allié : l'Ossetie du Sud qui lui envoie des soldats tout comme la Biélorussie et et la Tchétchénie, des deux autres alliées l'ont fait. Après s'être exprimé devant les memebres de l'Otan, Zelensky a de nouveau demandé l'aide des Occidentaux et les appelle à fournir des armes. 

"Nous avons besoin de plus d'armement. Nous devons non seulement protéger l'Ukraine mais aussi les autres pays d'Europe de l'Est, sous la menace d'une invasion russe. Nous l'avons dit clairement lors de nos entretiens avec nos homologues américains en Pologne" a-t-il déclaré. Mais ce dernier a critiqué l'instance en se demandant si l'Otan ne serait pas dirigée par la Russie.

- Les Etats-Unis acteurs majeur de la guerre -

Le rôle des Etats-Unis se dessinent peu à  peu dans la guerre en Ukraine. Le pays pourrait fournir des avions de type F-35 à l'Allemagne qui prévoit d'augmenter son budget de défense en plus d'un bouclier anti-missiles.

Selon le quotidien Bild, le système qui s’inspire du "dôme de fer" israélien coûterait environ 2 milliards d’euros. Il pourrait être opérationnel dès 20225 depuis trois sites allemands."Nous devons mieux nous protéger contre la menace russe. Pour cela, nous avons besoin rapidement d'un bouclier antimissiles à l'échelle de l'Allemagne" a expliqué Andreas Schwarz rapporteur pour le budget de la défense.

Pour Jean-Pierre Chevènement, ancien ministre des Armées, les Etats-Unis profitent du conflit. "Les États-Unis profitent incontestablement du conflit et les Européens se jettent dans leurs bras" explique-t-il.  "On le voit avec le budget de la Défense de l’Allemagne […] ce sera pour acheter des avions américains F-35 qui peuvent larguer des bombes nucléaires sur les théâtres d’opération" ajoute Jean-Pierre Chevènement qui note que les Américains "raflent la mise".


L'ancien ministre des Armées est d'ailleurs revenu sur les propos de Zelensky qui avait demandé aux enseignes Leroy Merlin, Auchan et Renault de cesser leurs activités en Russie devant l'Assemblée nationale ce mercredi. "J’ai trouvé cela déplacé […] pourquoi cibler particulièrement les entreprises françaises et celles-là. Leroy Merlin vend du matériel de bricolage, Auchan est un groupe de distribution, Renault est une entreprise qui fabrique des automobiles de touristes". "Ce n’est pas avec des Megan que les troupes russes feront le siège de Kiev"scinde-t-il.

Le PDG d'Auchan s'est d'ailleurs exprimé sur la présence de l'enseigne en Russie. Il estime que "partir de la Russie serait inimaginable du point de vue humain. M. Zelensky est un homme très courageux que je respecte. Dans le contexte de guerre que connaît son pays, il est exemplaire. Mais ces paroles sont injustes. Il est stérile d’opposer les gens les uns aux autres. Le plus important à nos yeux est de préserver nos collaborateurs et d’assurer notre mission première qui est de continuer à nourrir les populations dans ces deux pays. Nous n’avons jamais eu d’autre objectif. Je suis prêt à assumer une opinion publique qui n’est pas d’accord avec nous. Il est facile de nous critiquer, mais nous, on est là, on fait face et on agit pour la population civile".

Un peu plus tard dans la journée de dimanche, le chef de la diplomatie ukrainienne a appelé au boycott d'Auchan.

- Plus de 3,8 millions de réfugiés -

Selon le bilan de l'ONU publié vendredi, 3.8 millions de personnes ont fui l'Ukraine. Dans celui communiqué ce samedi,  le Haut Commissariat aux réfugiés recensait exactement 3.772.599 réfugiés soit 46.793 de plus que ce vendredi. Le rythme d’arrivée des réfugiés ralentit progressivement. L’ONU estime à presque 6.5 millions le nombre de déplacés à l’intérieur du pays.

15.000 réfugiés ukrainiens sont présents sur le territoire français a annoncé ce dimanche la ministre du Logement. Elle a assuré que le gouvernement continuera d'en accueillir, 100.000 "le plus rapidement possible. A Paris, les réfugiés sont accueillis dans un hangar de 5.000m2 qui est en fait un des halls du parc des expositions à la Porte de Versailles. Une partie se dirige vers l'Espagne et le Portugal tandis que l'autre reste sur le territoire français.

- Poutine félicite ses troupes -

Le président russe a félicité dimanche dans une adresse vidéo la Garde Nationale (Rosgvardia) qu’il a créée il y a six ans, et particulièrement ceux qui participent à "l’opération militaire spéciale sur le territoire du Donbass et de l'Ukraine". "Oui, une situation de combat réelle est associée à un risque accru", a-t-il ajouté, affirmant: "Notre vaste pays tout entier est à juste titre fier de chacun de vous", a-t-il dit.

Pour des responsables militaires comme le général Jérôme Pellistrandi "Vladimir Poutine a surestimé la valeur de son armée". Dans une interview au JDD, le militaire analyse la situation de l'armée de Poutine. "On peut employer ce mot dans tous les sens du terme. L’armée russe est confrontée à l’échec de sa stratégie initiale. Elle n’a pas su affirmer sa supériorité sur le terrain, alors qu’elle avait la certitude d’une promenade de santé. Et elle s’embourbe à cause du dégel, qui ralentit les opérations de manière importante".

 

www.ipreunion.com / [email protected]  avec AFP

   

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