[EN DIRECT] Six semaines de guerre :

Ukraine : l'Assemblée générale de l'ONU suspend la Russie du Conseil des droits de l'Homme des Nations unies


Publié / Actualisé
L'offensive russe contre l'Ukraine a débuté il y a six semaines. Kiev a appelé les habitants de l'Est du pays à évacuer la région "maintenant", sur fond de craintes d'une offensive majeure de l'armée russe sur le Donbass. L'Assemblée générale de l'ONU procéde ce jeudi à 18h (heure de La Réunion) à un vote sur une demande de suspension de la Russie du Conseil des droits de l'Homme. Les Etats-Unis annoncen de nouvelles sanctions économiques et financières "dévastatrices" contre la Russie. L'Union européenne devra elle aussi prendre "tôt ou tard" des sanctions sur le pétrole et le gaz russes, estime le président du Conseil européen Charles Michel (Photo AFP)
L'offensive russe contre l'Ukraine a débuté il y a six semaines. Kiev a appelé les habitants de l'Est du pays à évacuer la région "maintenant", sur fond de craintes d'une offensive majeure de l'armée russe sur le Donbass. L'Assemblée générale de l'ONU procéde ce jeudi à 18h (heure de La Réunion) à un vote sur une demande de suspension de la Russie du Conseil des droits de l'Homme. Les Etats-Unis annoncen de nouvelles sanctions économiques et financières "dévastatrices" contre la Russie. L'Union européenne devra elle aussi prendre "tôt ou tard" des sanctions sur le pétrole et le gaz russes, estime le président du Conseil européen Charles Michel (Photo AFP)
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    Le porte-parole du Kremlin déclare que les troupes russes ont subi des pertes « importantes » en Ukraine

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     L'Assemblée générale de l'ONU suspend la #Russie du Conseil des droits de l'Homme des Nations unies

    L'Assemblée générale de l'ONU a suspendu jeudi la Russie de son siège au Conseil des droits de l'Homme des Nations unies en raison de l'invasion de l'Ukraine, lors d'un vote qui a recueilli 93 voix favorables et traduit un effritement de l'unité internationale face à Moscou.

    Sur les 193 pays membres de l'Assemblée générale, 24 ont voté contre cette suspension -- la deuxième de l'histoire de l'ONU après l'éviction de la Libye en 2011 --, initiée par les Etats-Unis. Et 58 pays se sont abstenus, mais les abstentions, un choix dénoncé par Kiev, n'étaient pas prises en compte dans la majorité des deux-tiers requise parmi les seuls votes pour et contre.

    Parmi les pays ayant voté contre figure la Chine qui a dénoncé une "démarche hâtive", la mise "de l'huile sur le feu" ainsi qu'un "précédent dangereux". L'Iran, le Kazakhstan et Cuba ont aussi voté contre. Sans surprise, la Russie, le Bélarus et la Syrie se sont opposés à la résolution proposée au scrutin.

    Malgré des pressions ces derniers jours de Moscou pour que les pays votent contre, plusieurs Etats africains, dont l'Afrique du Sud et le Sénégal, ont choisi l'abstention, jugeant que la résolution suspendant Moscou "préjuge les résultats de la commission d'enquête" créée début mars par le Conseil des droits de l'Homme. Le Brésil, comme le Mexique et l'Inde, tous trois membres non-permanents actuellement du Conseil de sécurité de l'ONU, a adopté la même position abstentionniste. Le Chili a en revanche voté pour.

    Selon Washington, la suspension de la Russie du Conseil des droits de l'Homme qui siège à Genève est bien davantage que symbolique et accroît "l'isolement" de Moscou sur la scène internationale depuis l'invasion de l'Ukraine le 24 février. La Russie est accusée de crimes de guerre et d'exactions contre les civils dans les zones ukrainiennes qu'elle a occupées, comme à Boutcha, ce qui a précipité la démarche de Washington de la faire suspendre du Conseil des droits de l'Homme.

    Moscou est membre par intermittence depuis 2006 du Conseil car deux mandats d'affilée seulement sont autorisés pour ses membres. Son mandat actuel expirait en 2023. L'Ukraine fait partie des membres actuels du Conseil.

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    Le ministre ukrainien des Affaires étrangères Dmytro Kouleba a accusé son homologue russe Sergueï Lavrov d'être "complice des crimes" commis par l'armée russe

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    Une enquête sur les circonstances de la mort de personnes habillées en civils, retrouvées mortes à #Boutcha par les autorités ukrainiennes après le retrait de l'armée russe, est "la prochaine étape", a déclaré un haut responsable de l'Onu en déplacement dans cette ville

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    Londres revoit ses priorités énergétiques

    Il y a quelques mois, le Royaume-Uni accueillait la conférence internationale sur le climat COP26 et la stratégie énergétique de Londres visait en priorité la transition vers la neutralité carbone.

    Depuis, la guerre en Ukraine et l'inflation ont changé la donne. Le gouvernement conservateur a dévoilé jeudi une nouvelle stratégie sur la sécurité énergétique qui veut accélérer sur le nucléaire, l'éolien, le solaire, mais aussi les énergies fossiles en mer du Nord, ce qui lui attire des critiques des ONG et de l'opposition.

    Il n'est pourtant "pas du tout" question de réduire la priorité des engagements climatiques du Royaume-Uni, a assuré jeudi matin le ministre de l'Energie, Kwasi Kwarteng sur SkyNews.

    Mais "compte tenu de ce qui se passe dans le monde (...) nous agissons aussi pour rendre son indépendance énergétique au Royaume-Uni", a-t-il justifié.

    Le pays ne sera "plus jamais soumis au chantage de personnes comme (le président russe) Vladimir Poutine", a abondé le Premier ministre Boris Johnson, qui vise "près de la moitié de la capacité énergétique du pays provenant de l'éolien offshore d'ici 2030".

    La suite du reportage est ici

     

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    A Boutcha, après l'horreur, la délicate recherche des proches

    Après l'horreur, la délicate recherche: les habitants de Boutcha libérée, où des dizaines de cadavres de civils ont été découverts le week-end dernier, tentent désormais de connaître le sort de leurs proches dont ils sont sans nouvelles. Certains savent déjà ce qu'il s'est passé pour leurs amis, voisins, collègues, quand d'autres espèrent encore que le pire ne soit pas arrivé. Tetiana Oustimenko connaît le fin mot de l'histoire: son fils et deux de ses amis ont été abattus dans la rue. Elle a enterré les trois corps dans le jardin de la maison familiale.

    Oleh Onichtchenko cherche, lui, désespérément deux personnes de sa famille. Il arrive dans un champ balayé par le vent où cinquante sacs mortuaires sont étalés sur le sol. Il pense que ses proches ont été brûlés au point d'être méconnaissables, bien qu'une bague ou une alliance puissent se révéler des indices permettant de les retrouver.

    Un autre habitant de la ville, Oleksandre Kovtoune, garde lui espoir. Il est sans nouvelles de son fils, mais se dit qu'il a peut-être été fait prisonnier par l'armée russe dans sa retraite vers le Bélarus.

    Boutcha, une ville de la proche banlieue nord-ouest de Kiev, a été occupée par les Russes dès les tout premiers jours de l'invasion. Depuis leur départ de la région fin mars, les autorités ukrainiennes y ont découvert des dizaines de cadavres portant des vêtements civils, certains les mains attachées dans le dos.

    Lire le reportage complet de l'AFP ici

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    Huiles, farines, pâtes : tension dans les magasins mais pas de panique, assurent les professionnels

    Les rayons d'huiles, de farines ou de pâtes dans les magasins sont soumis depuis quelques semaines à davantage de tensions d'approvisionnement, en raison notamment d'achats de précaution des consommateurs, mais les professionnels sont rassurants sur les stocks à court terme.

    Le panéliste de référence sur les ventes en grandes surfaces, NielsenIQ, explique à l'AFP avoir observé une augmentation des problèmes de disponibilité de certains produits en rayon. Du 21 février au 27 mars, les huiles, la farine et les pâtes ont vu "leurs nombres d'incidents de rupture en grande distribution", hors les discounters Lidl ou Aldi, "croître de manière plus ou moins significative", respectivement de 37% pour les huiles, de 26% pour la farine et de 21% pour les pâtes alimentaires, dit à l'AFP Nicolas Léger, directeur analytique chez NielsenIQ.

    Plusieurs représentants du secteur de la grande distribution ont martelé ces derniers jours qu'il n'y avait aucun risque de pénurie sur l'ensemble des produits commercialisés. "En France, aujourd'hui, il n'y a pas de pénurie pour la consommation courante et il n'y en aura pas jusqu'à l'été", a déclaré dimanche sur BFMTV le président du comité stratégique E.Leclerc, Michel-Edouard Leclerc. "Des pâtes, il y en a. Pour l'huile de tournesol, nos stocks vont jusqu'à juin".

    "Sur l'huile de tournesol, il y a un peu d'achats de précaution mais on n'est pas en pénurie complète de l'approvisionnement", a aussi déclaré mardi le patron de Système U, Dominique Schelcher, au micro de Radio Classique. "Les gens font des stocks et c'est ce qui peut vider les rayons actuellement, mais il y aura de nouveau de la marchandise. Pas forcément toutes les marques, mais il y aura des produits, pas de panique".

    Les rayons vides s'expliquent par la tension sur l'approvisionnement créée par ces achats de précaution et un phénomène de stockage "plus important qu'à l'habitude", selon Nicolas Léger de NielsenIQ. Un phénomène également observé lors des premiers mois de l'épidémie de Covid-19.

    "On dit et répète de ne pas s'inquiéter, qu'il n'y a pas de pénurie, mais le fait d'en parler attire l'attention de certains consommateurs, qui au lieu d'acheter un litre d'huile vont en acheter trois", poursuit auprès de l'AFP Thierry Desouches, porte-parole de Système U. "Or, la chaîne d'approvisionnement est dimensionnée pour un certain volume, et si ce dernier est démultiplié, il peut y avoir ce genre de rupture" alors qu'il n'y a pas de problème de stock.

    Lire l'article de l'AFP ici.

     

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    L'Ukraine poursuit les évacuations de civils dans l'est, réclame "des armes"

    Partez "le plus tôt possible". Sous la menace d'une offensive russe d'envergure la population de l'est de l'Ukraine est appelée à évacuer ou "risquer la mort", alors que Kiev réclame à l'Otan "des armes, des armes et des armes," pour se défendre.

    La Russie, accusée de crimes de guerre et d'exactions contre les civils dans les zones qu'elle a occupées, a de son côté été frappée par de nouvelles sanctions et fera face jeudi à l'ONU à un vote pour la suspendre du Conseil des droits de l'Homme. "Il faut se décider aussi vite que possible. La situation est très dégradée", a plaidé le gouverneur de la région de Lougansk, dans l'est de l'Ukraine, Serguiï Gaïdaï, annonçant sur Facebook la mise en place de "couloirs" pour évacuer jeudi les habitants de sept localités de cette région en partie occupée depuis 2014 par des séparatistes prorusses.

    La veille, 1.200 personnes avaient pu être évacuées de la zone. Le nouvel appel à partir concerne notamment la ville de Severodonetsk, la plus à l'est tenue par les forces ukrainiennes, régulièrement pilonnée par les forces russes. (...)

    C'est toute la zone du Donbass, ainsi que la région voisine de Kharkiv, que les autorités ukrainiennes appellent à évacuer, comme la vice-Première ministre Iryna Verechtchouk insistant mercredi qu'en cas d'offensive russe les civils toujours sur place allaient "risquer la mort".

    L'est de l'Ukraine est en effet désormais la cible prioritaire du Kremlin, et le ministère russe de la défense a annoncé jeudi avoir de nouveau bombardé dans la nuit avec des missiles quatre dépôts de carburant ravitaillant les forces ukrainiennes. (...)

    Pour se préparer à l'offensive attendue, Kiev réclame l'aide de l'Occident. "Je viens demander trois choses: des armes, des armes et des armes. Plus rapidement elles seront livrées, plus de vies seront sauvées et de destructions évitées", a ainsi lancé jeudi Dmytro Kouleba, le ministre ukrainien des Affaires étrangères, venu à Bruxelles pour une réunion avec ses homologues des pays de l'Otan.

    Lire l'article complet de l'AFP ici.

     

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    Jean-Yves Le Drian convoque l'ambassadeur de Russie après son tweet sur Boutcha

    "Face à l'indécence et la provocation de la communication de l'ambassade de Russie en France sur les exactions de Bucha, j'ai décidé la convocation au Quai d'Orsay ce matin de l'Ambassadeur de Russie" a annoncé le ministre des Affaires étrangères sur Twitter. "Nous continuerons à lutter contre toutes les manipulations russes de l'information sur la guerre en Ukraine" a-t-il affirmé

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    L'ambassade de Russie en France dans ses oeuvres...

    Capture d'écran Twitter, le post original a été supprimé

    Et la réponse du gouvernement français

     

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    Sanctions de l'Occident : l'économie russe commence à se fissurer

    Risque de défaut de paiement, effondrement du secteur automobile, inflation... Après des semaines de sanctions de plus en plus dures, l'économie russe commence à se fissurer, selon des données publiées mercredi.

    Pour Timothy Ash, analyste de Blue Bay Asset, "Poutine appauvrit la Russie pour des années". Le conflit ne donne aucun signe d'affaiblissement. L'Otan a discuté du sujet à l'occasion d'une réunion qui s'est ouverte mercredi à Bruxelles des ministres des Affaires étrangères des Etats membres de l'Alliance.

    "La guerre peut durer longtemps, plusieurs mois, voire des années. Et c'est la raison pour laquelle nous devons être préparés à un long parcours en ce qui concerne le soutien à l'Ukraine, le maintien des sanctions et le renforcement de nos défenses", a déclaré en ouverture son secrétaire général Jens Stoltenberg.

    La suite du reportage est ici

     

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    L'Est de l'Ukraine se prépare à de violents combats

    Les forces russes ont bombardé mercredi plusieurs localités dans l'Est de l'Ukraine, dont Severodonetsk ou Rubizhne, faisant au moins un mort, a dénoncé mercredi soir le gouverneur de la région de Lougansk (est), encore sous contrôle ukrainien, Serguiï Gaïdaï.

    "Je demande aux gens d'évacuer, parce que nous voyons clairement qu'avant de passer à l'offensive totale, l'ennemi va juste détruire complètement tous ces endroits", a-t-il déclaré, interrogé par une chaîne de télévision ukrainienne. "S'il-vous-plaît, partez" pendant qu'il en est encore temps, a-t-il insisté.

    La vice-Première ministre Iryna Verechtchouk a également lancé depuis Kiev mercredi un appel aux habitants de l'est du pays à évacuer la région "immédiatement", en raison des craintes d'une offensive majeure de l'armée russe sur le Donbass (est) dont la Russie a désormais fait sa cible numéro un.

    Il faut partir "maintenant" sous peine de "risquer la mort" dans les prochains jours, a-t-elle aussi insisté. Si l'armée russe lançait une attaque d'importance dans la région, "nous ne pourrions plus aider" la population, a-t-elle alerté. "Il faut évacuer tant que cette possibilité existe. Pour l'instant, elle existe encore", a insisté Mme Verechtchouk, qui coordonne l'organisation des couloirs humanitaires depuis le début de l'invasion russe le 24 février.

     

    La suite du reportage est ici

     

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    Bonjour La Réunion !

    Nous continuons à suivre en direct l'évolution de l'invasion russe en Ukraine.

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A propos

- L'onde de choc de Boutcha -

Le pape François a fustigé mercredi "une cruauté toujours plus horrible (y compris) contre les civils, des femmes et des enfants". Les autorités ukrainiennes affirment de leur côté que Boutcha "n'est pas le pire", redoutant la découverte d'autres massacres.

Mais les découvertes de victimes, notamment dans la localité de Boutcha, près de Kiev, ont créé une onde de choc et conduit l'Union européenne et Washington à intensifier leur pression économique et diplomatique sur Moscou, déjà visé par un épais mille-feuilles de sanctions décidées à travers le monde.

Sur le terrain, la nouvelle stratégie de Moscou consistant à concentrer les efforts sur le Donbass, région en partie tenue depuis 2014 par des séparatistes prorusses, continue à se mettre en place. "Les troupes russes (...) vont se réarmer, recevoir des renforts en effectifs, car elles ont subi beaucoup de pertes, et se réapprovisionner pour lancer une nouvelle offensive très concentrée dans la région du Donbass", a averti mardi M. Stoltenberg, évoquant "une phase cruciale de la guerre".

Le gouverneur de la région de Lougansk, Serguiï Gaïdaï, a appelé les habitants à quitter la région: "Evacuez tant que c’est sûr (…) Tant qu’il y a des bus et trains, profitez de cette possibilité. Hier les Russes ont endommagé les communications ferroviaires dans la région de Donetsk. Les réparations ont duré plusieurs heures, des trains ont été retardés (…) c’est encore un signal du danger. Mettez-vous et vos proches en sécurité".

- Boutcha: Moscou rejette les accusations -

La Russie rejette "catégoriquement" toutes les accusations liées à la découverte d'un grand nombre de cadavres de civils à Boutcha, près de Kiev, a déclaré lundi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a plus tard indiqué que la Russie allait présenter, lors d'une conférence de presse à 19H30 GMT au siège des Nations unies à New York, des "documents" montrant, selon elle, la "vraie nature" des événements dans cette ville. Il a qualifié les images de corps de "fausses", dénonçant une campagne de "propagande" et de "désinformation".

Selon la procureure générale d'Ukraine, les corps sans vie de 410 civils ont été retrouvés dans les territoires de la région de Kiev récemment repris aux troupes russes. Son bureau a en outre fait état lundi soir des corps de cinq hommes avec les mains liées retrouvés dans la cave d'un sanatorium pour enfants à Boutcha.- Biden veut "un procès pour crimes de guerre" -

Le président américain Joe Biden a déclaré vouloir un "procès pour crimes de guerre" et vouloir prendre "des sanctions supplémentaires" contre la Russie, en réaction aux événements de Boutcha.

- Nouvelles sanctions occidentales "cette semaine" -

Les Etats-Unis et leurs alliés veulent annoncer "cette semaine" de nouvelles sanctions économiques contre la Russie, tandis que l'Ukraine recevra plus d'assistance militaire, a annoncé lundi le conseiller à la Sécurité nationale de la Maison Blanche, Jake Sullivan.

L'Union européenne discute de son côté en "urgence" de nouvelles sanctions contre Moscou, réclamées notamment par la France et l'Allemagne, a indiqué le haut représentant de l'UE Josep Borrell.

Le président français Emmanuel Macron a évoqué des sanctions individuelles et des mesures sur "le charbon et le pétrole". L'Allemagne et l'Autriche ont exclu des sanctions contre le secteur gazier russe.

- Les habitants de Kiev ayant fui appelés à ne pas y retourner -

Les habitants de Kiev ayant fui l'invasion russe ont été appelés lundi par le maire de la capitale ukrainienne Vitali Klitschko à ne pas y retourner avant "au moins une semaine", des bombardements russes pouvant encore, selon lui, s'y produire.

- Washington et Londres veulent suspendre la Russie du Conseil des droits de l'Homme de l'ONU -

Les Etats-Unis et le Royaume-Uni ont réclamé lundi la "suspension" de la Russie du Conseil des droits de l'Homme de l'ONU, en réponse "aux images de Boutcha", ville ukrainienne où ont été retrouvés de nombreux cadavres après le départ des forces russes.

"Nous ne pouvons pas laisser un Etat membre qui est en train de saper tous les principes qui nous tiennent à coeur participer au Conseil des droits de l'Homme de l'ONU", a tweeté l'ambassadrice des Etats-Unis auprès des Nations unies, Linda Thomas-Greenfield.

Elle s'est adressée aux 140 pays sur les 193 que compte l'ONU qui ont "déjà voté pour condamner" l'invasion russe de l'Ukraine dans une résolution de l'Assemblée générale: "Les images de Boutcha et la dévastation à travers l'Ukraine nous imposent à présent de passer de la parole aux actes."

- "Attaque massive" redoutée dans l'est -

Les forces russes préparent une "attaque massive" contre les troupes ukrainiennes dans la région de Lougansk, dans l'est de l'Ukraine, a estimé lundi son gouverneur dans un message vidéo. La situation est "tendue" dans tout le Donbass (est) sous contrôle ukrainien, où l'armée est prête à affronter les forces russes et la population civile doit évacuer sans délai, avait déclaré plus tôt le gouverneur de cette région.

Selon un haut responsable du Pentagone, les deux tiers des forces russes qui occupaient la région de Kiev depuis le début de l'invasion se sont repliées au Bélarus. Il s'agit selon lui vraisemblablement d'une réorganisation avant un nouvel assaut ailleurs en Ukraine, probablement dans le Donbass.

- Expulsions de diplomates russes -

L'Allemagne a décidé d'expulser une quarantaine de diplomates russes et la France 35.

La Russie a jugé que ses relations avec l'Allemagne allaient encore plus se "détériorer" après cette décision "inamicale".

   

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