[EN DIRECT] Invasion russe :

L'Ukraine se prépare à une "dernière bataille" à Marioupol et un nouvel assaut dans l'est


Publié / Actualisé
47ème jour de guerre en Ukraine ce lundi 11 avril 2022. La Russie ayant fait sa priorité de la conquête totale du Donbass, Kiev se prépare à une offensive russe massive dans l'est du pays Dimanche, l'Ukraine a annoncé avoir ouvert 5.600 enquêtes pour crimes de guerre présumés sur son territoire depuis le début de l'invasion russe. Plus de 1.200 corps ont été découverts à ce jour dans la région de Kiev. L'aéroport de Dnipro, grande ville de l'Est de l'Ukraine, a été de nouveau bombardé dimanche par les Russes et "complètement détruit". Les ministres des Affaires étrangères de l'UE vont discuter lundi à Luxembourg d'un 6e paquet de sanctions contre Moscou. Plus de 4,5 millions de réfugiés ukrainiens ont fui leur pays depuis le 24 février, selon les chiffres du Haut commissariat aux réfugiés. Nous suivons l'évolution de la situation en direct (Photo AFP)
47ème jour de guerre en Ukraine ce lundi 11 avril 2022. La Russie ayant fait sa priorité de la conquête totale du Donbass, Kiev se prépare à une offensive russe massive dans l'est du pays Dimanche, l'Ukraine a annoncé avoir ouvert 5.600 enquêtes pour crimes de guerre présumés sur son territoire depuis le début de l'invasion russe. Plus de 1.200 corps ont été découverts à ce jour dans la région de Kiev. L'aéroport de Dnipro, grande ville de l'Est de l'Ukraine, a été de nouveau bombardé dimanche par les Russes et "complètement détruit". Les ministres des Affaires étrangères de l'UE vont discuter lundi à Luxembourg d'un 6e paquet de sanctions contre Moscou. Plus de 4,5 millions de réfugiés ukrainiens ont fui leur pays depuis le 24 février, selon les chiffres du Haut commissariat aux réfugiés. Nous suivons l'évolution de la situation en direct (Photo AFP)
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    C'est la fin de ce live, merci de l'avoir suivi

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    Des gendarmes français en Ukraine

    Des gendarmes français sont arrivés à Lviv, dans l'ouest de l'Ukraine, pour assister leurs homologues ukrainiens "dans les investigations des crimes de guerre commis autour de Kiev", a annoncé lundi l'ambassadeur français en Ukraine.

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    L'ONU demande des enquêtes sur les violences faites aux femmes

    Plusieurs responsables de l'ONU ont réclamé l'ouverture d'enquêtes sur les violences faites aux femmes dans la guerre en Ukraine et la protection des enfants dans le conflit, lors d'une réunion du Conseil de sécurité.

    "Il est temps de mettre un terme à cette guerre, les enfants d'Ukraine ne peuvent pas se permettre d'attendre", a expliqué Manuel Fontaine, directeur des programmes d'urgence de l'Unicef. "Nous entendons de plus en plus parler de viols et de violences sexuelles", a déclaré Sima Bahous, directrice de l'agence ONU Femmes. "Ces allégations doivent faire l'objet d'une enquête indépendante pour garantir justice et mise en responsabilité".

    "La combinaison des déplacements massifs avec la présence massive de conscrits et de mercenaires, et la brutalité affichée contre les civils ukrainiens, a soulevé tous les drapeaux rouges", s'est aussi alarmée la responsable qui revient d'un voyage dans la région.

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    Le chef des séparatistes prorusses de Donetsk a affirmé aujourd'hui que ses forces avaient conquis entièrement la zone portuaire de la ville stratégique de Marioupol, dans le sud-est de l'Ukraine, assiégée depuis plus d'un mois

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    Près de Kiev, une femme pleure son fils de 23 ans, retrouvé dans une fosse

    A genoux par terre, près d'une station essence pulvérisée par un bombardement à quinze kilomètres de Kiev, Lioudmila pleure son fils de 23 ans, dont elle vient de découvrir le corps dans une fosse. "Laissez-moi le voir juste un peu", supplie-t-elle tandis qu'une femme tente de l'entraîner à l'écart. "Mon fiston."

    Tout près du village de Bouzova, dans un trou creusé dans la terre, le corps d'Evgueni, à l'instar de celui d'un autre homme à ses côtés, est déformé par l'eau, couvert de boue et caché par un matelas de couchage de l'armée. Mais sa mère l'a reconnu tout de suite par ses chaussures. "Je ne partirai pas d'ici", répète-t-elle, en agrippant les décombres autour d'elle.

    Non loin, veillent les vestiges de deux chars déchiquetés par les combats. Sur l'un d'eux, un V a été peint en blanc, symbole des forces russes qui ont envahi l'Ukraine le 24 février et qui se sont retirés de la région de Kiev depuis plus d'une semaine.

    Lire le reportage complet ici

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    Marioupol : l'Ukraine se prépare à "une ultime bataille"

    L'armée ukrainienne se prépare à "une ultime bataille" dans la ville portuaire de Marioupol, assiégée par les Russes depuis plusieurs semaines.

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    Guerre en Ukraine : Société Générale va se retirer de Russie

    Six semaines après le début de l'invasion de l'Ukraine, Société Générale a annoncé lundi mettre fin à ses activités en Russie via la cession de la totalité de sa participation dans Rosbank. Très impliquée dans le pays, la banque française était exposée à hauteur de 18,6 milliards d'euros, dont 15,4 milliards pour Rosbank, poids lourd du secteur bancaire russe dans lequel elle était actionnaire majoritaire.

    A l'ouverture de la Bourse de Paris, le titre Société Générale prenait plus de 5%. "Au terme de plusieurs semaines de travail intensif", le groupe a annoncé lundi matin dans un communiqué avoir signé "un accord" avec le fonds d'investissement russe Interros Capital "en vue de [lui] céder la totalité de sa participation" dans Rosbank ainsi que ses filiales d’assurance en Russie - une cession qui aura un impact négatif de 3,1 milliards d'euros dans ses comptes.

    Interros est un des plus gros fonds du pays, qui détient des actifs dans l’industrie lourde et métallurgie, notamment dans la société Nornickel et dans le secteur pharmaceutique (Petrovax).

    Il a été fondé par Vladimir Potanine, 61 ans, l’un des oligarques les plus puissants et connus de Russie. Proche de Vladimir Poutine, il était en 2021 la deuxième personnalité la plus riche de Russie avec une fortune estimée à 27 milliards de dollars, selon le magazine Forbes.

    Dans un communiqué séparé, Interros a précisé lundi que "les conditions de l’accord ont été approuvées par la commission gouvernementale du contrôle des investissements étrangers dans la Fédération de Russie". Il indique que la conclusion de la transaction doit avoir lieu d’ici quelques semaines, après "réception de toutes les autorisations nécessaires des organes de régulation".

    Lire l'article de l'AFP sur le sujet ici.

     

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    Des prévisions économiques toujours plus sombres pour l'Ukraine et sa région

    La Banque mondiale a publié dimanche des prévisions économiques catastrophiques pour l'Ukraine en raison de l'invasion russe qui a un impact sur toute la région. Et, elle a mis en garde contre un scénario encore plus sombre si le conflit s'enlisait.

    Le Produit intérieur brut de l'Ukraine va plonger de 45,1% cette année, celui de la Russie de 11,2%, selon les dernières projections de l'institution de Washington. Pour l'Ukraine, c'est bien pire que les 10% à 35% projetés il y a un mois par le Fonds monétaire international (FMI), ou les 20% annoncés le 31 mars par la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd).

    Toute la région subit les conséquences économiques de cette guerre qui a démarré le 24 février, a provoqué la fuite de plus de quatre millions d’Ukrainiens vers la Pologne, la Roumanie et la Moldavie et fait flamber les prix des céréales et de l'énergie.

    La Banque table sur une contraction de 4,1% du PIB cette année pour l'ensemble des pays émergents et en développement d'Europe et d'Asie centrale, alors qu'elle s'attendait avant la guerre à une croissance de 3%. C'est aussi bien pire que la récession provoquée par la pandémie en 2020 (-1,9%).

    La seule Europe de l'Est devrait voir son PIB s'effondrer de 30,7% contre une croissance de 1,4% attendue avant l'invasion.

    "Les résultats de notre analyse sont très sombres", a souligné Anna Bjerde, la vice-présidente de la Banque mondiale chargée de cette région lors d'une conférence téléphonique.

    La suite du reportage est ici

     

     

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    La recherche des corps se poursuit

    Dans les environs de Kiev, occupés plusieurs semaines durant par l'armée russe, la recherche des corps se poursuit.

    "A ce jour, nous avons 1.222 personnes tuées, pour la seule région de Kiev", a déclaré la procureure générale Iryna Venediktova à la chaîne britannique Sky News. Elle n'a pas précisé si les corps découverts étaient exclusivement ceux de civils, mais elle a également fait état de 5.600 enquêtes ouvertes pour crimes de guerre présumés depuis le début de l'invasion russe le 24 février.

    Dans la seule ville de Boutcha, au nord-ouest de Kiev, devenue un symbole des atrocités de la guerre en Ukraine, près de 300 personnes ont été enterrées dans des fosses communes, selon un bilan annoncé par les autorités ukrainiennes le 2 avril.

    A Bouzova, également près de Kiev, deux corps habillés en civil ont été découverts dans une bouche d'égout, ont constaté des journalistes de l'AFP. Une femme a regardé à l'intérieur avant de s'effondrer, ayant reconnu le corps aux chaussures: "Mon fils, mon fils", a-t-elle crié.

     

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    "L'armée russe continue de faire la guerre aux civils, faute de victoires sur le front", selon l'Ukraine

    Dans l'attente de l'offensive russe, soldats ukrainiens et membres de la Défense territoriale étaient occupés dimanche à fortifier leurs positions et à creuser de nouvelles tranchées, dans la zone rurale de Barvinkove, dans l'est du pays. Les bords de routes ont été minés et des obstacles antichars installés à tous les carrefours.

    Alors que la population tente de fuir les régions orientales de l'Ukraine pour échapper à la bataille qui s'y annonce, les frappes aériennes et les bombardements continuent: dimanche, ils ont fait au moins deux morts à Kharkiv (est), la deuxième ville du pays, et dans sa banlieue, selon le gouverneur régional Oleg Sinegoubov. "L'armée russe continue de faire la guerre aux civils, faute de victoires sur le front", a accusé M. Sinegoubov.

     

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    L'UE va étudier la mise en place d'un sixième paquet de sanctions contre Moscou

    Lechancelier autrichien, après s'être rendu en Ukraine samedi, est attendu lundi à Moscou où il rencontrera le président russe Vladimir Poutine. Karl Nehammer a déclaré avoir "l'intention de tout faire pour que des mesures soient prises en faveur de la paix", tout en reconnaissant que les chances d'y parvenir sont minces.

     

    Les ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne, qui se réunissent lundi à Luxembourg, doivent étudier un sixième paquet de sanctions contre Moscou, qui ne touchera toutefois pas les achats de pétrole et de gaz.

    Le chef de la diplomatie de l'UE Josep Borrell a annoncé son intention de lancer lundi la discussion sur un embargo pétrolier, "mais une proposition formelle n'est pas sur la table", a reconnu vendredi un haut fonctionnaire européen.

    Ces discussions interviennent au moment où la Banque mondiale publie ses dernières prévisions, catastrophiques, pour l'Ukraine: l'économie de ce pays en guerre va se contracter de 45,1% cette année en raison du conflit.

    De son côté, le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, a dit que l'Alliance préparait des plans pour une force militaire permanente à ses frontières pour prévenir toute nouvelle agression de la Russie. Cette nouvelle force sera, a-t-il ajouté, une "conséquence à long terme" de l'invasion de l'Ukraine.

    La suite du reportage est ici

     

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    Le pape François appelle à une "trêve de Pâques"

    Dimanche, le pape François a appelé depuis la place Saint-Pierre à une "trêve de Pâques" pour "arriver à la paix" en Ukraine et mettre fin à "une guerre qui chaque jour met devant nos yeux d'odieux massacres et des cruautés atroces commis contre des civils sans défense".

    Comme en réponse, le patriarche de l'Eglise orthodoxe russe Kirill, un des piliers du régime de Vladimir Poutine, a appelé à "faire corps" autour du Kremlin pour combattre les "ennemis extérieurs et intérieurs" de la Russie.

     

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A propos

- Kiev se prépare à une offensive massive dans l'est -

Après avoir revu ses plans à la baisse et retiré ses troupes de la région de Kiev et du nord de l'Ukraine, la Russie a fait sa priorité de la conquête totale du Donbass, dans l'est, dont une partie est contrôlée depuis 2014 par des séparatistes prorusses.

"La semaine prochaine ne sera pas moins importante que celle-ci ni que les précédentes. Les troupes russes passeront à des opérations encore plus importantes dans l'est de notre Etat", a averti le président ukrainien Volodymyr Zelensky dans un communiqué dimanche soir.

"La bataille pour le Donbass durera plusieurs jours, et pendant ces jours nos villes pourraient être complètement détruites", a prédit pour sa part sur Facebook Serguiï Gaïdaï, le gouverneur de la région de Lougansk, dans le Donbass. "Le scénario de Marioupol peut se répéter dans la région de Lougansk", a-t-il dit, en se référant au grand port du sud-est de l'Ukraine dévasté et assiégé depuis fin février par les forces russes.

De son côté, le ministère de la Défense russe a accusé dimanche les Ukrainiens et les Occidentaux de provocations "monstrueuses et sans pitié" et de meurtres de civils à Lougansk.

Des analystes estiment que Vladimir Poutine, dont la décision d'envahir l'Ukraine s'est heurtée à la résistance acharnée des Ukrainiens, veut obtenir une victoire dans le Donbass avant le défilé militaire du 9 mai marquant sur la Place Rouge la victoire soviétique sur les nazis.

- 5.600 enquêtes pour crimes de guerre -

L'Ukraine a ouvert 5.600 enquêtes pour crimes de guerre présumés sur son territoire depuis le début de l'invasion russe, a indiqué dimanche la procureure générale du pays Iryna Venediktova sur la chaîne britannique Sky News.

Plus de 1.200 corps ont été découverts à ce jour dans la région de Kiev, en partie occupée pendant plusieurs semaines par les forces russes, a-t-elle dit, sans préciser si ces corps étaient exclusivement ceux de civils.

Le chef de la diplomatie ukrainienne Dmytro Kouleba a appelé de son côté les scientifiques à étudier les effets de la propagande russe qui a, selon lui, préparé le terrain pour les atrocités de Boutcha, au nord-ouest de Kiev.

- L'aéroport de Dnipro détruit -

 L'aéroport de Dnipro, grande ville de l'Est de l'Ukraine, a été de nouveau bombardé dimanche par les Russes et "complètement détruit", a annoncé le gouverneur régional.Des bombardements ont eu lieu par ailleurs à Kharkiv (nord-est) et dans sa banlieue, faisant au moins deux morts, a annoncé le gouverneur régional Oleg Sinegoubov.

- Le chancelier autrichien rencontre Poutine lundi -

Le chancelier autrichien Karl Nehammer doit devenir lundi le premier dirigeant européen à rencontrer le président Vladimir Poutine à Moscou depuis le début de l'invasion russe de l'Ukraine le 24 février, a annoncé la chancellerie à l'AFP dimanche. Le conflit en Ukraine sera par ailleurs au menu d'un échange virtuel lundi entre Joe Biden et le Premier ministre indien Narendra Modi, a annoncé la Maison Blanche.

- UE: nouvelles sanctions discutées lundi -

Les ministres des Affaires étrangères de l'UE vont discuter lundi à Luxembourg d'un 6e paquet de sanctions contre Moscou, mais l'arrêt des achats de pétrole et de gaz pour cesser de financer l'effort de guerre russe divise les 27.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky ne cesse de demander à ses interlocuteurs européens "l'adoption de sanctions puissantes". Il réclame un arrêt des achats de pétrole et de gaz et la fourniture d'armes lourdes pour résister à l'offensive annoncée dans la région du Donbass (est).

- Evacuation de Kramatorsk -

Deux jours après le massacre de la gare de Kramatorsk (Est), où 52 civils dont cinq enfants qui se préparaient à fuir ont été tués dans une frappe attribuée à un missile russe, l'évacuation de la population se poursuit.

Dimanche, la vice-Première ministre ukrainienne, Iryna Verechtchouk, a par ailleurs indiqué que 4.532 civils avaient pu être évacués la veille de zones menacées par les combats. La majorité ont quitté la région de Zaporijjia, près de 200 personnes ont pu quitter la ville portuaire assiégée de Marioupol (Sud) et plus d'un millier ont fui des villes de la région de Lougansk, dans l'est.

- Appel du patriarche russe -

Le Patriarche orthodoxe Kirill, l'un des piliers du régime de Vladimir Poutine, a appelé dimanche à "faire corps" autour du Kremlin pour combattre les "ennemis extérieurs et intérieurs" de la Russie.
Le pape demande une trêve Le pape François a appelé dimanche depuis la place Saint-Pierre à une "trêve de Pâques" en Ukraine "pour arriver à la paix à travers de véritables négociations".

- Couvre-feu à Odessa -

 Un couvre-feu est en vigueur depuis samedi soir et jusqu'à lundi matin à Odessa, le grand port ukrainien sur la mer Noire, face à la "menace" de frappes de missiles, selon les autorités locales.Sept missiles se sont abattus dans la nuit de samedi à dimanche sur la région de Mykolaïv, à une centaine de kilomètres au nord-est d'Odessa, selon le commandement militaire local.

- Plus de 4,5 millions de réfugiés -

Plus de 4,5 millions de réfugiés ukrainiens ont fui leur pays depuis le 24 février, selon les chiffres du Haut commissariat aux réfugiés (HCR).

   

1 Commentaire(s)

Le titre de cet article est ambigu :, Posté
En effet : l'Ukraine ne se prépare pas à une attaque massive mais se prépare à résister, ou se prépare à contrer une attaque massive !Les mots sont importants