[EN DIRECT] Invasion russe :

Ukraine : 7 personnes tuées et 8 blessées dans des tirs de missiles à Lviv


Publié / Actualisé
53ème jour de guerre ce lundi 18 avril 2022. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a accusé dimanche la Russie de vouloir "détruire" toute la région orientale du Donbass, promettant que tout serait fait pour la défendre. Les autorités ukrainiennes ont annoncé la suspension des couloirs humanitaires pour l'évacuation des civils de l'est de l'Ukraine, faute d'accord avec l'armée russe sur un arrêt des tirs. Le pape François a appelé les dirigeants à "entendre le cri de paix des gens" en cette "Pâques de guerre", en évoquant à nouveau l'Ukraine "martyrisée". Le ministère russe de la Défense a annoncé dimanche avoir bombardé une usine militaire aux abords de Kiev, alors que Moscou intensifie ses attaques contre la capitale ukrainienne (Photo AFP)
53ème jour de guerre ce lundi 18 avril 2022. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a accusé dimanche la Russie de vouloir "détruire" toute la région orientale du Donbass, promettant que tout serait fait pour la défendre. Les autorités ukrainiennes ont annoncé la suspension des couloirs humanitaires pour l'évacuation des civils de l'est de l'Ukraine, faute d'accord avec l'armée russe sur un arrêt des tirs. Le pape François a appelé les dirigeants à "entendre le cri de paix des gens" en cette "Pâques de guerre", en évoquant à nouveau l'Ukraine "martyrisée". Le ministère russe de la Défense a annoncé dimanche avoir bombardé une usine militaire aux abords de Kiev, alors que Moscou intensifie ses attaques contre la capitale ukrainienne (Photo AFP)
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    C'est la fin de ce live, merci de l'avoir suivi. Bonne soirée !

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    La télévision publique russe a diffusé des appels de deux prisonniers, identifiés comme des ressortissants britanniques

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    Au moins sept personnes ont été tuées dans les frappes de missiles russes sur des cibles civiles et militaires à Lviv

     

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    Au moins 200.000 emplois sont menacés à Moscou par le départ ou l'arrêt des activités d'entreprises étrangères

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    Boitillants ou hagards, les seniors, grands oubliés de la guerre en Ukraine

    "Le 21 mars, je suis sorti de chez moi pour aller fumer. Un obus est tombé. J'ai perdu mon bras." Agé de 71 ans, Vladimir Lignov, incarne malgré lui le destin tragique des seniors ukrainiens, victimes invisibles de la guerre ravageant leur pays. L'homme au regard hagard déambule lentement, la manche gauche de son survêtement gris repliée au niveau de l'aisselle, dans le couloir d'un foyer d'accueil de Dnipro, la grande ville du centre de l'Ukraine, devenue l'un des principaux hubs humanitaires du pays.

    Cet ancien conducteur de train peine toutefois à expliquer ce qui lui est arrivé. Qui a tiré l'obus l'ayant fauché à Avdiivka, pôle industriel de la région de Donetsk, dont Moscou a fait l'une de ses priorités? De quelle guerre a-t-il été la victime?  "Je ne comprends pas ce qui se passe. Dans une semaine je dois changer de pansement à l'hôpital de Myrnorad (en pleine zone de conflit, où il a été amputé, NDLR). Mais ici ils me disent que je dois partir dans trois jours", répète-t-il en boucle.

    "Peut-être que je ferais mieux d'aller au cimetière. Je ne veux pas continuer à vivre", soupire l'estropié, alors que passe devant lui un vieil homme boitillant, un bonnet bleu et rouge à rayure vissé sur le chef.

    La souffrance, physique et/ou mentale, semble omniprésente parmi les seniors rencontrés par l'AFP au foyer de Dnipro, une maternité hors d'âge rouverte à la hâte en mars pour accueillir temporairement les déplacés internes.

    Lors de l'arrivée d'une fourgonnette en provenance du front de l'Est, trois personnes âgées gémissent de douleur alors que des volontaires redoublent pourtant de précautions pour les extraire du véhicule et les asseoir sur des chaises roulantes.

    Lire le reportage complet ici

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    Des images du croiseur Moskva en feu dévoilées

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    6 personnes ont été tuées et 8 autres blessées dans des tirs de missiles à Lviv

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    Une frappe sur Kharkiv a tué au moins 5 civils et en a blessé de nombreux autres ce dimanche

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    Marioupol: fin de l'ultimatum russe, les Ukrainiens "combattront jusqu'au bout"

     Les derniers défenseurs ukrainiens de Marioupol, ville portuaire du sud-est de l'Ukraine assiégée depuis des semaines, tiennent toujours des secteurs de la ville et ils "combattront jusqu'au bout", a prévenu le Premier ministre Denys Chmygal dans une interview diffusée dimanche par la chaîne américaine ABC."Non, la ville n'est pas tombée. Nos forces militaires, nos soldats y sont toujours. Ils combattront jusqu'au bout. A l'heure où je vous parle, ils sont toujours dans Marioupol", a-t-il déclaré.

    Le chef de la diplomatie ukrainienne Dmytro Kouleba a lui accusé l'armée russe de vouloir "raser la ville à tout prix", dans un entretien également diffusé dimanche par une autre chaîne américaine, CBS.

    Les militaires ukrainiens assiégés à Marioupol semblaient dimanche avoir ignoré l'ultimatum de la Russie, qui leur a demandé de déposer les armes et d'évacuer ce port stratégique du sud-est de l'Ukraine, dont la prise constituerait une importante victoire pour Moscou.

    "Ce qui reste de l'armée ukrainienne et un grand groupe de civils sont encerclés par les forces russes. Ils continuent leur combat, mais il semble, au vu du comportement de l'armée russe à Marioupol, qu'elle a décidé de raser la ville à tout prix", a dit pour sa part Dmytro Kouleba.

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    Zelensky dit avoir invité Macron à aller en Ukraine constater l’existence d’un"génocide"

    Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a affirmé avoir invité Emmanuel Macron à se rendre en Ukraine pour constater de ses propres yeux que les forces russes commettent un "génocide", un terme que son homologue français s’est jusqu’ici refusé à employer.

    "S’agissant d’Emmanuel, je lui ai parlé", a déclaré le président Zelensky dans un entretien avec la chaîne américaine CNN réalisé vendredi et diffusé dimanche. "Je pense qu’il veut faire en sorte que la Russie s’engage dans un dialogue", a-t-il ajouté, pour expliquer le refus du dirigeant français de dénoncer un "génocide" en Ukraine, à l’inverse du président des États-Unis Joe Biden. Le président ukrainien avait dans un premier temps jugé mercredi ce refus "très blessant".

    Lire aussi : Le refus de Macron de dénoncer un "génocide" en Ukraine est "très blessant" pour Zelensky

    "Je lui ai dit que je voulais qu’il comprenne qu’il ne s’agit pas d’une guerre, que ce n’est rien d’autre qu’un génocide. Je l’ai invité à venir quand il en aura l’occasion", a précisé Volodymyr Zelensky sur CNN. "Il viendra, et il verra, et je suis sûr qu’il comprendra"

    Emmanuel Macron, en pleine campagne pour sa réélection lors du scrutin présidentiel de dimanche prochain en France, avait expliqué jeudi que le mot "génocide" devait à son avis être "qualifié par des juristes, pas par des politiques" et que "rentrer dans l’escalade verbale" n’était "pas aider l’Ukraine".

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    Dans les rues de Kharkiv, des habitants hébétés face à de nouveaux bombardements

    Errant abasourdie dans la rue, Svitlana Pelelyguina observe la fumée s'élever des ruines de son appartement, touché par l'un des bombardements qui a frappé dimanche la ville de Kharkiv, dans le nord-est de l'Ukraine.

    "Tout l'appartement s'est mis à osciller et à trembler", raconte à l'AFP cette femme âgée de 71 ans. "Et tout a commencé à prendre feu." "J'ai appelé les pompiers. Ils m'ont dit : +on est en route mais nous sommes aussi en train d'être visés par des frappes+", se souvient-elle.

    Dans le collimateur de Moscou depuis que le président russe Vladimir Poutine a annoncé retirer ses troupes de la région de Kiev pour se concentrer sur l'est de l'Ukraine, Kharkiv connaît chaque jour des bombardements meurtriers.

    Dans cette ville située à 21 kilomètres à peine de la frontière russe, au moins cinq personnes ont été tuées et 13 blessées dimanche dans une série de frappes, selon les services de secours.

    Des journalistes de l'AFP sur place ont entendu deux bombardements et vu cinq incendies se propager dans les quartiers d'habitation du centre de Kharkiv, autrefois célèbre pour son charme. Cette ville, la deuxième plus grande d'Ukraine, avec -avant la guerre- près d'un million et demi d'habitants, est toujours restée sous le contrôle des forces ukrainiennes. Tous ses bâtiments administratifs ont été détruits par des frappes russes.

    La suite du reportage est ici

     

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    L'ambassade de France est de retour à Kiev

    "Ce n'est pas parce que l'ambassade est revenue à Kiev que nous avons changé notre conseil aux voyageurs, bien au contraire", a insisté ce dimanche sur franceinfo Etienne de Poncins, ambassadeur de France en Ukraine. L'ambassade avait été transférée le 28 février à Lviv, à cause de l’invasion russe

     

    La réouverture vendredi de l’ambassade de France à Kiev est "un symbole politique très fort" pour Paris qui veut être au plus près des besoins militaires, défensifs et logistiques de l’Ukraine, a déclaré Etienne de Poncins

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    Les Russes veulent "détruire le Donbass" accuse Kiev, qui assure le défendre "jusqu'au bout"

    Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a accusé dimanche la Russie de vouloir "détruire" toute la région orientale du Donbass, promettant que tout serait fait pour la défendre, à commencer par le port stratégique de Marioupol où les militaires encerclés sont appelés à combattre "jusqu'au bout".

    "Les soldats russes se préparent à une offensive dans l'est de notre pays dans un avenir proche. Ils veulent littéralement achever et détruire le Donbass", a martelé M. Zelensky dans un message-vidéo.

    "Tout comme les militaires russes détruisent Marioupol, ils veulent anéantir d'autres villes et d'autres communautés dans les régions de Donetsk et de Lougansk", a-t-il poursuivi, avant de lancer : "nous faisons tout pour assurer la défense". "Sabotez les ordres des occupants. Ne coopérez pas avec eux (...) Vous devez tenir bon", a-t-il encore dit, ajoutant à l'intention des Occidentaux que "la nécessité d'un embargo sur les livraisons de pétrole en provenance de Russie s'impose chaque jour davantage".

    La suite du reportage est ici

     

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    Bonjour La Réunion !

    Nous continuons à suivre en direct l'évolution de l'invasion russe en Ukraine.

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A propos

- Le pape appelle à "entendre le cri de paix" en cette "Pâques de guerre" -

Le pape François a appelé dimanche les dirigeants à "entendre le cri de paix des gens" en cette "Pâques de guerre", en évoquant à nouveau l'Ukraine "martyrisée". "Nous avons vu trop de sang, trop de violence (...) Que l'on arrête de montrer les muscles pendant que les gens souffrent", a lancé le souverain pontife lors de sa traditionnelle bénédiction "Urbi et Orbi", devant quelque 50.000 fidèles réunis sur la place Saint-Pierre à Rome.

"S'il vous plaît, ne nous habituons pas à la guerre, engageons-nous tous à demander la paix (..) Que ceux qui ont la responsabilité des Nations entendent le cri de paix des gens", a-t-il exhorté, provoquant les applaudissements de la foule.

Le chef spirituel des 1,3 milliard de catholiques a longuement insisté sur la nécessité de paix pour "l’Ukraine martyrisée, si durement éprouvée par la violence et par la destruction de la guerre cruelle et insensée dans laquelle elle a été entraînée" avec l'invasion russe qui a début le 24 février.

 

- Marioupol: ultimatum russe -

Le ministère russe de la Défense a demandé aux derniers combattants ukrainiens retranchés dans le complexe métallurgique d'Azovstal à Marioupol dans le sud-est de l'Ukraine de cesser les combats dimanche à 06H00 heure de Moscou (03H00 GMT), et d'évacuer les lieux avant 13H00 (10H00 GMT).
"Tous ceux qui auront abandonné les armes auront la garantie d'avoir la vie sauve", a assuré le ministère sur Telegram. "C'est leur seule chance".

A part cette poche de résistance, "l'entièreté du territoire de la ville de Marioupol a été débarrassé des militants de la formation nazie Azov, des mercenaires étrangers et des militaires ukrainiens", a-t-il affirmé.

- Aucun couloir humanitaire dimanche -

Les autorités ukrainiennes ont annoncé dimanche la suspension des couloirs humanitaires pour l'évacuation des civils de l'est de l'Ukraine, faute d'accord avec l'armée russe sur un arrêt des tirs. "Ce matin, nous n'avons pas réussi à négocier un cessez-le-feu sur les itinéraires d'évacuation avec les occupants. C'est pourquoi, malheureusement, nous n'allons pas ouvrir de couloirs humanitaires aujourd'hui", a indiqué sur Telegram la vice-Première ministre ukrainienne, Iryna Verechtchouk.
 

- Frappes russes près de Kiev -

 Le ministère russe de la Défense a annoncé dimanche avoir bombardé une usine militaire aux abords de Kiev, alors que Moscou intensifie ses attaques contre la capitale ukrainienne."Durant la nuit, des missiles de haute précision lancés par des avions ont détruit une usine de munitions près de Brovary dans la région de Kiev", a indiqué le ministère dans un communiqué sur sa chaîne Telegram.

La veille, une usine de matériel militaire fabriquant notamment des tanks avait déjà été visée par un bombardement à Darnytsky, dans la banlieue de Kiev, faisant un mort et plusieurs blessés selon le maire de Kiev, Vitali Klitschko.

Vendredi, une frappe russe avait touché une usine de la région de Kiev, fabriquant des missiles Neptune que l'armée ukrainienne avait affirmé avoir utilisés pour frapper le croiseur russe Moskva, qui a sombré en mer Noire.

- Israël, refuge d'opposants à la Russie de Poutine -

Les cinéastes russes Anna Chichova-Bogolioubova et Dmitri Bogolioubov s'attendaient à être fichés à tout moment comme "agents" de l'étranger pour leur opposition au président Vladimir Poutine lorsqu'ils ont quitté précipitamment Moscou pour se réfugier en Israël au début de la guerre en Ukraine.

"On était les prochains sur la liste", confie le couple, rencontré dans l'appartement prêté par un ami à Rehovot, ville paisible à une vingtaine de kilomètres au sud de Tel-Aviv.

Etre sur cette liste signifie se voir contraint "à l'auto-censure ou à la prison à plus ou moins brève échéance", note Dmitri, 42 ans et auteur de "Town of Glory", un documentaire sur l'usage par Vladimir Poutine des références liées à la lutte contre l'Allemagne nazie pour asseoir son autorité dans les villages russes.

Moscou voit d'un mauvais oeil la collaboration de ces cinéastes avec des sociétés de production européennes, qui financent leurs documentaires dénonçant généralement la répression et la propagande du président Poutine, souligne le couple.

"Ces dernières années on se sentait menacés. Les derniers mois surtout, des types nous épiaient et prenaient des photos sur nos tournages", explique Anna, 36 ans. "Quand la guerre a commencé on a compris qu'on devait partir tout de suite", dit-elle.

 

   

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