Cour d'appel :

Soupçons de harcèlement moral à la chambre de commerce : Ibrahim Patel relaxé


Publié / Actualisé
Ibrahim Patel a été relaxé en Cour d'appel ce jeudi 28 avril 2022. dans l'affaire de harcèlement moral présumé le visant. L'ex président de la Chambre de commerce et d'industrie de La Réunion (CCIR) était accusé par deux plaignantes d'avoir fermé précipitamment le Pôle aménagement et gestion du patrimoine (PAGP) pour les sanctionner. L'une d'elles avait été exclue et l'autre licenciée selon le ministère public à l'époque. Fin 2020, le tribunal correctionnel de Saint-Denis décidait de le relaxer, une décision poussant le parquet à faire appel. La relaxe d'Ibrahim Patel est donc confirmée ce jeudi en seconde instance. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)
Ibrahim Patel a été relaxé en Cour d'appel ce jeudi 28 avril 2022. dans l'affaire de harcèlement moral présumé le visant. L'ex président de la Chambre de commerce et d'industrie de La Réunion (CCIR) était accusé par deux plaignantes d'avoir fermé précipitamment le Pôle aménagement et gestion du patrimoine (PAGP) pour les sanctionner. L'une d'elles avait été exclue et l'autre licenciée selon le ministère public à l'époque. Fin 2020, le tribunal correctionnel de Saint-Denis décidait de le relaxer, une décision poussant le parquet à faire appel. La relaxe d'Ibrahim Patel est donc confirmée ce jeudi en seconde instance. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)

Le 12 décembre 2020, le président de la CCIR (Chambre de commerce et d'industrie de La Réunion), Ibrahim Patel, Patrick Honorine, l'ancien directeur général des services, Nicole Boyer, l'ex-directrice des ressources humaines, et Aziz Amode, chef de service du pôle économie avaient en effet été relaxés par le tribunal correctionnel de Saint-Denis des faits de harcèlement moral dont ils étaient soupçonnés. Le parquet avait décidé de faire appel.

À l’origine de l’affaire, la fermeture du Pôle aménagement et gestion du patrimoine (PAGP) en onze jours chrono que deux plaignantes - l’ancienne directrice du port de plaisance et son adjointe -, ont vécu comme une sanction personnelle. "Sans explication, sans respecter les délais et le contradictoire, l’une a été exclue, l’autre licenciée", avait relevé le ministère public fustigeant "un management de la CCIR qui écrase et rabaisse".

Des peines allant de 6 mois avec sursis à un an de prison, dont 6 mois ferme, contre Patrick Honorine et Ibrahim Patel assorti de 5 ans d’inéligibilité pour le président et 50 000 euros d’amende pour la CCIR avaient été requises par la représentante du parquet.

La défense avait vivement regretté que le ministère public apporte tant de crédit à la parole des plaignantes : "sept ans d’enquête pour finalement un dossier vide !" avait argumenté l'une des robes noires dénonçant "une guérilla judiciaire menée par les deux anciennes cadres dès 2012".

Rappelons que dans le cadre de l'affaire des "loyers marrons", Ibrahim Patel a par contre été condamné à cinq ans d'inéligibilité. Il ne peut donc pas se présenter aux élections consulaires de la CCIR qui auront lieu du 14 au 27 mai.

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