Après la nomination de la Première minsitre :

Martinez (CGT) : Elisabeth Borne "a un bilan qui est très négatif"


Publié / Actualisé
La nouvelle Première ministre Elisabeth Borne "a un bilan qui est très négatif", a jugé mardi le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, tout en saluant "le fait de donner toute leur place aux femmes" dans la vie politique.
La nouvelle Première ministre Elisabeth Borne "a un bilan qui est très négatif", a jugé mardi le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, tout en saluant "le fait de donner toute leur place aux femmes" dans la vie politique.

 "On ne peut que se féliciter qu'une femme soit Première ministre", a réagi le leader syndical interrogé sur LCI, ajoutant: "et d'ailleurs il faut éviter des propos machistes tels qu'on a pu les entendre par le passé et qu'on entend encore parfois dès qu'une femme prend des responsabilités".

Les femmes "doivent avoir toute leur place dans la vie politique, dans la vie sociale, dans la vie économique", donc "le fait de donner toute leur place aux femmes, c'est une bonne décision", a-t-il dit.

Pour autant, Mme Borne "a un bilan qui est très négatif", a jugé M. Martinez, rappelant qu'elle avait "engagé une réforme sur la SNCF qui a changé le statut des cheminots, qui a ouvert à la concurrence le réseau SNCF" puis été suivie d'une "grève importante".

"C'est elle qui a modifié l'assurance chômage", et "elle a toujours refusé de donner un coup de pouce au Smic", a-t-il par ailleurs énuméré. "On peut venir de la gauche et avoir des réactions et des positions libérales, comme Manuel Valls ou Elisabeth Borne", a-t-il relevé.

Sur la méthode, "elle écoute mais elle n'entend pas, elle est comme M. Macron", a-t-il ajouté. Il a rappelé qu'il s'opposerait à la réforme des retraites portée par Emmanuel Macron, et que la CGT "ferait tout pour qu'elle ne puisse pas aboutir".

Jean-Luc Mélenchon (LFI) et Marine Le Pen, tous deux anciens candidats à la présidentielle, désormais en campagne pour les élections législatives, ont dénoncé la nomination d'Élisabeth Borne à Matignon dès lundi soir, en fustigeant notamment son bilan au ministère du Travail.

"Avec la nomination de Madame Elisabeth Borne commence une nouvelle saison de maltraitance sociale", a dénoncé le leader insoumis. "Madame Borne est celle qui a ouvert à la concurrence la SNCF et le transport par rail, de même qu'elle a été celle qui a travaillé à la mise en concurrence de la RATP" a-t-il souligné. "Madame Borne s'est dite contre l'augmentation du Smic et pour la retraite à 65 ans" a-t-il ajouté.

Pour sa part, Marine Le Pen a dénoncé la "poursuite de la politique de mépris, de déconstruction de l'État, de saccage social" d'Emmanuel Macron. "En nommant Élisabeth Borne comme Premier Ministre, Emmanuel Macron démontre son incapacité à rassembler et la volonté de poursuivre sa politique de mépris, de déconstruction de l'État, de saccage social, de racket fiscal et de laxisme", a tweetté la dirigeante du RN.

www.ipreunion.com avec l'AFP / [email protected]

 

   

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