La deuxième femme de la 5ème République à occuper ce poste :

Elisabeth Borne, nouvelle Première ministre d'Emmanuel Macron


Publié / Actualisé
La ministre du Travail Elisabeth Borne a été nommée nouvelle Première ministre ce lundi 16 mai 2022, à l'occasion du remaniement du gouvernement. Elle prend le relais de Jean Castex, qui a salué la "droiture", l'"intégrité" et le "volontarisme" de sa successeure. Elle est la seconde femme sous la 5ème République à occuper le poste de Première ministre. (Photo d'illustration AFP)
La ministre du Travail Elisabeth Borne a été nommée nouvelle Première ministre ce lundi 16 mai 2022, à l'occasion du remaniement du gouvernement. Elle prend le relais de Jean Castex, qui a salué la "droiture", l'"intégrité" et le "volontarisme" de sa successeure. Elle est la seconde femme sous la 5ème République à occuper le poste de Première ministre. (Photo d'illustration AFP)

Elle succède officiellement à Jean Castex. Elisabeth Borne, jusqu'ici ministre du Travail, prend le poste de cheffe du gouvernement. Une première pour une femme depuis 30 ans. Elle est la seconde femme à occuper le poste de Premier ministre sous la 5ème République, après Edith Cresson.

Née le 18 avril 1961 à Paris, Elisabeth Borne est diplômée du Collège des ingénieurs, de l’École nationale des ponts et chaussées et de l’École polytechnique. Durant le mandat d'Emmanuel Macron, elle aura été ministre de la Transition écologique et solidaire puis ministre du Travail.

Elle est aussi l'ancienne patronne de la RATP et correspond de fait au profil "techno" recherché par Emmanuel Macron. Proche du PS pendant un temps, celle qui affirme être une "femme de gauche" a fini par rejoindre les rangs de LREM, désormais appelé Renaissance.

- "Droiture", "intégrité", "volontarisme" -

Lors de la cérémonie de passation de pouvoir ce lundi soir, Jean Castex a laissé sa place en saluant la "droiture" d'Élisabeth Borne ainsi que son "intégrité" et son "volontarisme".

"Je voudrais remercier le Président de la République pour m'avoir permis de servir mon pays. Je voudrais dire au peuple de France combien je sais que les mois écoulés ont été difficiles" a-t-il déclaré, revenant sur les faits marquants de son passage à Matignon : pandémie, guerre en Ukraine, terrorisme. "Je veux saluer la résilience de nos concitoyens. Nous avons fait face."

Il a conseillé à sa successeure à Elisabeth Borne de ne pas oublier "ces millions qu'on entend jamais, qui observent, qui agissent... (...) ils sont la colonne vertébrale de la France". S'adressant directement à Elisabeth Borne, il a ajouté : "je serai autant que tu le souhaites à tes côtés ma chère Elisabeth. (...) Je te souhaite de tout coeur bonne chance". Concernant sa propre situation, Jean Castex a affirmé faire "un pas de côté (...) en sortant de la vie politique nationale dans laquelle je ne suis entré qu'un peu par effraction. Il y a tellement de façons de servir son pays quand on aime la politique".

En réponse au discours de Jean Castex, qui a déposé sa démission à l'Elysée peu avant la passation de pouvoir, Elisabeth Borne a souhaité dédier sa nomination à "toutes les petites filles", en leur disant "allez au bout de vos rêves". Emue, elle souhaité rendre hommage à Edith Cresson, première femme à avoir été Première ministre pendant la 5ème République : "rien ne doit freiner le combat des femmes dans notre société".

Remerciant Jean Castex pour ses "grandes qualités d'écoute" et "qualités humaines", et son "empathie vis-à-vis de nos concitoyens", elle a salué "l'engagement sans failles" de l'ex Premier ministre : "tu as su conquérir le coeur des Français".

Emploi, pouvoir d'achat, écologie ou encore jeunesse... la nouvelle Première ministre a fait la liste des défis qui restent à mener, en appelant à la proximité avec le peuple : "c'est au plus près des Français que nous porterons les bonnes réponses".

- Les législatives en toile de fond -

"Europe et sécurité : ensemble, avec le nouveau gouvernement, nous continuerons d’agir sans relâche pour les Françaises et les Français" a tweeté le Président de la République Emmanuel Macron suite à la nomination de la Première ministre.

Ses opposants politiques que sont Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon ont quant à eux aussitôt dénoncé le choix qui a été fait, Marine Le Pen fustigeant une "incapacité à rassembler et la volonté de poursuivre sa politique de mépris, de déconstruction de l'État, de saccage social, de racket fiscal et de laxisme", Jean-Luc Mélenchon un "saccage" social de la part d'Emmanuel Macron. "Madame Borne représente tout ce qui n'a pas marché au cours des 20 dernières années" a également tweeté le leader de La France insoumise, qui propose un "débat" à la nouvelle Première ministre.

En toile de fond évidemment, la campagne des législatives, alors que Marine Le Pen est candidate et Jean-Luc Mélenchon vise sans s'en cacher un poste de Premier ministre en cas de victoire de la gauche à l'Assemblée nationale et donc de cohabitation. Dans ce cas, Emmanuel Macron sera contraint à un nouveau remaniement, en nommant un ou une nouveau.elle Premier.ère ministre.

mm/www.ipreunion.com / [email protected]

   

6 Commentaire(s)

La vérité si je mens !, Posté
Borne out est En Marche
Justine, Posté
Il ne risquait pas prendre une première ministre qui serait contre ses projets et réformes. Réfléchissons un peu ! Quant aux autres, elles ont peut-être dit non merci à ce siège éjectable. Elles ne voulaient pas être responsables des retraites inhumaines à 65 ans. "En politique, mon cher, vous le savez comme moi, il n'y a pas d'hommes, mais des idées ; pas de sentiments, mais des intérêts." Alexandre Dumas
HULK, Posté
Une ancienne d'EIFFAGE. VINCI a du souci à se faire pour la fin de la NRL si elle reste 1ère ministre(')
Missouk, Posté
Ca s'appelle "le changement dans la continuité". MACRON n'a décidément rien compris, ou trouvé personne d'autre pour faire le buzz. Cela relève de la provocation pure et simple. Réagissons vigoureusement aux législatives et votons contre Renaissance (vous parlez d'une renaissance!).
Jeanbon, Posté
"Emmanuel Macron sera contraint à un nouveau remaniement, en nommant un ou une nouveau.elle Premier.ère ministre."Castex ne pouvait pas faire le taf pour encore 4 semaines 'Quel gâchis !
Jacques, Posté
Ministre de 4 semaines '