Huguette Bello a signé ce manifeste :

"Appel de Fort-de-France" : des élus ultramarins demandent un "changement profond de la politique outre-mer de l'Etat"


Publié / Actualisé
Les président.e.s de six Régions ou Départements de La Réunion, de Mayotte, de Guyane, de Guadeloupe, de Martinique et de Saint-Martin ont signé, ce mardi 17 mai 2022, une déclaration commune dans laquelle est lancé "un appel solennel à l'Etat pour un changement profond de la politique des outre-mer". Cette signature a eu lieu en marge de la conférence des présidents des RUP (Régions ultrapériphériques de l'Union européenne) qui se tient en Martinique.
Les président.e.s de six Régions ou Départements de La Réunion, de Mayotte, de Guyane, de Guadeloupe, de Martinique et de Saint-Martin ont signé, ce mardi 17 mai 2022, une déclaration commune dans laquelle est lancé "un appel solennel à l'Etat pour un changement profond de la politique des outre-mer". Cette signature a eu lieu en marge de la conférence des présidents des RUP (Régions ultrapériphériques de l'Union européenne) qui se tient en Martinique.

"L'appel de Fort-de-France" a été signé par Huguette Bello, présidente de la Région Réunion, Ary Chalus, président de la Région Guadeloupe, Serge Letchimy, président de la collectivité territoriale de Martinique, Guy Losbar, président du département de la Guadeloupe, Louis Mussington, président de la collectivité de Saint-Martin et Gabriel Serville, président de la Collectivité territoriale de Guyane.

"Nos territoires des outre-mer vivent aujourd'hui une situation de mal-développement structurel à l'origine de ces inégalités de plus en plus criantes qui minent le pacte social", notent les signataires. Ils souignent qu'il est grand temps d'agir pour "refonder la relation entre nos territoires et la République par la définition d’un nouveau cadre permettant la mise en œuvre de politiques publiques conformes aux réalités de chacune de nos régions".   

"Dans le cadre général de la politique de différenciation prônée au plus haut niveau de l'Etat", les signataires demande une "refonte" de "la relation entre nos territoires et la République par la définition d'un nouveau cadre permettant la mise en œuvre de politiques publiques".

Ils plaident aussi pour que soit "conjuguer la pleine égalité des droits avec la reconnaissance de nos spécificités, notamment par une réelle domiciliation des leviers de décision au plus près de nos territoires".

Ils souhaitent également quen soit "instaurer une nouvelle politique économique fondée sur nos atouts notamment géostratégiques et écologiques".

Insistant sur la “nécessité d’instaurer un dialogue exigeant avec l’Etat, au plus haut niveau”, les président.e.s des six collectivités sollicitent une rencontre avec le Président de la Répubique afin d’aborder "l'ensemble des questions économiques, sociales et institutionnelles qui se posent à chacun de nos territoires, pour le présent et pour l’avenir."

Voici le texte intégral de l'Appel

Les présidents de la Guadeloupe, de Guyane, de La Réunion, de Saint-Martin, de Mayotte et de la Martinique demandent un changement profond de la politique outre-mer de l’Etat

Huguette Bello, présidente de la région Réunion, Ary Chalus, , président de la Région Guadeloupe, Serge Letchimy, président de la Collectivité territoriale de Martinique, Guy Losbar, président du Département Guadeloupe, Louis Mussington, président de la Collectivité de Saint-Martin, Ben Issa Ousseni, président du Conseil départemental de Mayotte et Gabriel Serville, président de la Collectivité territoriale de Guyane, ont lancé depuis Fort-de-France où ils sont actuellement réunis dans le cadre de la Conférence des régions ultrapériphériques, un appel solennel à l’Etat.

Face aux situations "de mal-développement structurel à l’origine d’inégalités de plus en plus criantes qui minent le pacte social", les président.e.s ont rappelé l’urgence d’ouvrir une nouvelle étape historique pour nos territoires d’outre-mer.

Cette déclaration de Fort-de-France est un appel à une prise de conscience politique au plus haut niveau de l’Etat, en concertation avec nos populations et les forces vives, pour agir sans délai autour de trois axes forts :

1. Refonder la relation entre nos territoires et la République par la définition d’un nouveau cadre permettant la mise en oeuvre de politiques publiques conformes aux réalités de chacune de nos régions
2. Conjuguer la pleine égalité des droits avec la reconnaissance de nos spécificités, notamment par une réelle domiciliation des leviers de décision au plus près de nos territoires
3. Instaurer une nouvelle politique économique fondée sur nos atouts notamment géostratégiques et écologiques

Conscient.e.s de la nécessité d’instaurer un dialogue exigeant avec l’Etat, au plus haut niveau, les présidents ont demandé qu’une rencontre avec le chef de l’Etat soit organisée afin d’aborder l’"ensemble des questions économiques, sociales et institutionnelles qui se posent à chacun de nos territoires, pour le présent et pour l’avenir."

www.ipreunion.com / [email protected]

 

   

4 Commentaire(s)

Payet, depuis son mobile , Posté
Bizarre''..C est pas la peur du vote Marine dans tous les Outre mer'
Jean Mallac, Posté
Bref, une autonomie quoi.
Zoreil , Posté
Bien dit post ste Suzanne. De plus elle va pleurer pour finir la nrl en ayant de l'argent de macron et venir nous faire crioire de voter melecho'. Démission la bello nulle
Ste suzanne, Posté
Faut arrêté de vendre du vent pour arriver au pouvoir Puis embaucher sa famille Faut peut être que la justice condamné tous ses fraudeurs voleurs Qui règnent depuis des années pour remplir leur poche