Pas de contamiation à La Réunion :

Variole du singe : 183 cas en France métropolitaine


Publié / Actualisé
Au 16 juin 2022 à 14h00, 183 cas confirmés de variole du singe ont été rapportés en France : 129 en Ile-de-France, 13 en Occitanie, 10 en Auvergne-Rhône-Alpes, 8 en Nouvelle-Aquitaine, 7 dans les Hauts-de-France, 7 en PACA, 5 en Normandie, 1 en Centre-val de Loire, 1 en Bourgogne-Franche-Comté, 1 Grand-Est et 1 en Bretagne. Nous publions ci-dessous le communiqué de Santé Publique France. (Photo d'illustration : AFP)
Au 16 juin 2022 à 14h00, 183 cas confirmés de variole du singe ont été rapportés en France : 129 en Ile-de-France, 13 en Occitanie, 10 en Auvergne-Rhône-Alpes, 8 en Nouvelle-Aquitaine, 7 dans les Hauts-de-France, 7 en PACA, 5 en Normandie, 1 en Centre-val de Loire, 1 en Bourgogne-Franche-Comté, 1 Grand-Est et 1 en Bretagne. Nous publions ci-dessous le communiqué de Santé Publique France. (Photo d'illustration : AFP)

Sur 157 cas confirmés au 15 juin 2022 à 14h00, 153 ont fait l’objet d’une investigation, un demeure injoignable et 3 sont en cours d’investigation. Tous les cas investigués sont des hommes, âgés entre 19 et 63 ans (âge médian : 34 ans).

Les dates de début des symptômes s’étendent ente le 7 mai 2022 et le 9 juin 2022 (Figure 1). Cette période est inchangée depuis le dernier bilan et les cas nouvellement identifiés sont antérieurs au 9 juin. Les cas ont été diagnostiqués en médiane 7 jours (entre 0 à 22 jours) après le début des symptômes ; de ce fait, les données de la dernière semaine ne sont pas consolidées.

Parmi les cas investigués, 77% ont présenté une éruption génito-anale, 77% une éruption sur une autre partie du corps, 70% une fièvre et 66% des adénopathies.

Parmi les cas investigués, 9 sont immunodéprimés ; aucun n’est décédé.

A ce jour, comme dans les autres pays d’Europe, ces cas sont survenus majoritairement, mais pas exclusivement, chez des hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH), sans lien direct avec des personnes de retour de zone endémique.  La majorité des cas rapporte des partenaires sexuels multiples.

La plupart des cas investigués déclarent ne pas pouvoir identifier la personne qui les aurait contaminés.

Enfin, 16 des cas investigués sont des cas secondaires.

Parmi les cas investigués, 42 ont voyagé, séjourné ou travaillé à l’étranger avant le début de leurs symptômes, dont certains dans plusieurs pays différents : 21 voyages sont ainsi rapportés en Espagne, 7 en Belgique, 5 en Allemagne, 3 au Portugal, 2 au Royaume-Uni, 1 au Pays-Bas, 2 au Danemark, 1 au Luxembourg, 1 en Inde, 2 en Suisse, 1 aux Etats-Unis, 2 au Mali, 1 en Colombie et 1 au Maroc. Ces voyages ne constituent pas systématiquement l’origine de la contamination, et la liste des pays cités peut évoluer au fur et à mesure que les données sont consolidées.

La prochaine actualisation de ce bilan aura lieu le mardi 21 juin 2022.

Compte tenu de ce qui a été observé en Europe sur la maladie, une communication ciblée a été rapidement mise en œuvre en direction des personnes HSH. Les messages rappellent les symptômes et  la conduite à tenir en cas de symptômes. Ils sont actuellement diffusés en digital et via un réseau d’affichage affinitaire dans des bars et restaurants. En parallèle, des affiches, des flyers et des fiches-conseils ont été diffusés grâce aux acteurs associatifs, aux ARS et aux équipes de Sexosafe présentes sur le terrain.

Enfin, sur le site sexosafe.fr, dédié à la sexualité des personnes HSH, un résumé des connaissances sur le sujet et des mesures de prévention est proposé.

Les actions de prévention s’adaptent en continu à l’évolution de la situation et l’état des connaissances.

En l’absence habituelle de variole du singe en Europe et de lien rapporté par les cas identifiés avec une zone à risque, le contexte européen actuel constitue une alerte et suggère une contamination en Europe. C’est pourquoi, en France, la surveillance pérenne de la variole du singe par le dispositif de la déclaration obligatoire est renforcée et des messages d’informations et d’alerte sont adressés aux professionnels de santé. Les échanges se poursuivent par ailleurs avec les autres pays européens, l’OMS et l’ECDC.

 

www.ipreunion.com/[email protected]

   

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