Boxe thaïlandaise :

Muay Thaï : les jeunes prodiges de La Réunion boxent à haut niveau


Publié / Actualisé
C'est au coeur de la salle de combat de Champ-Fleuri (Saint-Denis) que les jeunes champions de Muay Thaï nous ont donné rendez-vous. Un dojo remplit de jeunes athlètes sacrés champions et vice-champions lors des championnats de France qui ont eu lieu les 21 et 22 mai 2022 à Paris. Le muay thaï est un sport de combat mariant coups de poing, de pieds, de coudes et de genoux. (Photos ma.m/www.ipreunion.com)
C'est au coeur de la salle de combat de Champ-Fleuri (Saint-Denis) que les jeunes champions de Muay Thaï nous ont donné rendez-vous. Un dojo remplit de jeunes athlètes sacrés champions et vice-champions lors des championnats de France qui ont eu lieu les 21 et 22 mai 2022 à Paris. Le muay thaï est un sport de combat mariant coups de poing, de pieds, de coudes et de genoux. (Photos ma.m/www.ipreunion.com)

À La Réunion, 350 licenciés pratiquent cet art martial. Un sport que l’on peut pratiquer dès l’âge de six ans. D’ailleurs, Eliana Kibio du Kibio boxing Club est devenue vice-championne de France lors de la compétition à seulement six ans.

Un sport qu’Emerick Tiparis, 12 ans, pratique depuis près de trois ans. Le jeune athlète a mis La Réunion en lèr lors des championnats de France. Dans la catégorie des moins de 47 kilos et après quatre combats, le sportif du Moufia Boxing Club est sorti vainqueur. "Le premier combat était stressant mais après je me suis habitué", dit-il. Fier de sa coupe, Emerick a fait de ce sport sa passion. "J’aimerais continuer dans ce sport et aller vers le milieu professionnel."

À 17 ans, Kenny Cerveaux a lui aussi participé aux championnats de France pour le Sermande Fighting Club dans la catégorie des moins de 63,5 kilos. Lors de cette compétition, Kenny a terminé vice-champion de France juniors. Focus sur sa compétition, pour Kenny, ce qui fait un bon combat c’est : "un bon entrainement, un bon entraineur et une bonne condition". Concentré sur son objectif, la seule chose à laquelle il pense, la victoire. Il a malheureusement loupé la première place de peu, suite à une disqualification. "J’ai fait deux combats. La demi-finale c’est bien passée, j’ai remporté le combat, mais lors du deuxième round de la finale, j’ai lancé un coup après que l’arbitre ait dit stop", explique le jeune homme. "L’adversaire est tombé K.O et j’ai été disqualifié."

- Un sport codifié –

Même si les coups peuvent être portés, tout doit se faire dans le respect des règles et de son adversaire. "Les techniques autorisées sont toutes les techniques de percussion avec les poings, les coudes, genoux, tibia, pieds, les saisies et projections", explique Yves Laurent, coach au Kibio Boxing Club, arbitre et juge officiel au sein de la Fédération. En compétition, c’est l’adversaire qui a marqué le plus de points ou qui a mis son adversaire K.O qui remporte le combat. "Les points marqués sont toutes les touches reçues sans être bloquées par l’adversaire, explique l’arbitre. "Mais également les projections qui amènent l’adversaire au sol."

Avant de démarrer un combat sur le ring, il faut un entrainement rigoureux. "On commence l’échauffement, ensuite une séance de mise en gants, une séance de travail technique et tactique et on termine sur du renforcement musculaire (gainage, abdominaux, travail au sac…)", explique Anthony Dobaria, président de la Ligue régionale de Muay Thaï AFMT. L’ancien sportif de haut niveau et passionné d’arts martiaux et de sports de combat nous explique les différentes techniques de cet art ancestral. "Les techniques autorisées sont les techniques de jambe : low kick, middle kick et high kick, les coudes, genoux, les saisies et les projections. " Pour les membres supérieurs, " seuls sont autorisés les toucher avec les poings et les coudes", ajoute-t-il.

Pour pratiquer ce sport de combat, "où l’intégrité physique est préservée", on protège le tibia et les coudes. Pour les éducatifs, le port de gants et d’un casque est aussi obligatoire. "Mais plus on monte en catégories et plus on combat sans protections", explique le président de la Ligue.

Le muay thaï est un sport où le respect est le maitre mot. "C’est un sport très accès sur le respect de l’adversaire et de soi." Un sport règlementé et ouvert à tous.

- Un sport de champions -

Le week-end du 21 et 22 Mai à Paris avait lieu le championnat national FSASPTT-AFMT de Muay Thaï éducatifs, juniors et séniors.

Une délégation de 90 personnes s’était déplacée pour l'occasion, comprenant les coaches, les parents, le Président de la Ligue de la Réunion ainsi que les 43 Nakmuay péï issu des différents clubs de l'île.

Le bilan : 7 titres de Champion et 15 titres de vice Champion National. Soit un total de 22 titres pour La Réunion :

Champion national éducatif
Tiparis Emerick -47 kg benjamins (Moufia Boxing Club)

Vice-champion.ne.s national éducatif
- Eliana Kibio  -23 kg pupilles (Kibio Boxing Club)
- Shayana Laurent  -37 kg benjamines (Kibio Boxing Club)
- Lorick Naze  -42 kg benjamins (Kibio Boxing Club)
- Marion Philigibert  -42 kg cadettes (Kibio Boxing Club)
- Kenny Faustin  -42 kg cadets (Kibio Boxing Club)

Vice-champion national junior
Kenny Cerveaux  -63,5 kg (Sermande Fighting Club)

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ma.m/www.ipreunion.com/[email protected]

   

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