Une plainte a été déposée (actualisé) :

Le président de l'association Requeer agressé en marge de la marche des visibilités LGBTQIA+


Publié / Actualisé
Le président de l'association Requeer Samuel Perche-Jeannet, a été agressé physiquement à la sortie du Shamrock's à Saint-Pierre dans la nuit de samedi 25 à dimanche 26 juin 2022. Cette agression est survenue en marge de la Marche des Visibilités LGBTQIA+ de Saint-Pierre, qui a réuni samedi 1.500 personnes. Une plainte a été déposée, et une enquête sera ouverte pour déterminer s'il s'agit d'une agression homophobe

Le CEVIF exprime sa plus grande solidarité avec Samuel PERCHE militant LGBTQIA+ et président de l'association REQUEER qui a été l'objet d'une lâche agression alors que prenait fin le mois des Visibilités sur St Pierre.
Le président de l'association Requeer Samuel Perche-Jeannet, a été agressé physiquement à la sortie du Shamrock's à Saint-Pierre dans la nuit de samedi 25 à dimanche 26 juin 2022. Cette agression est survenue en marge de la Marche des Visibilités LGBTQIA+ de Saint-Pierre, qui a réuni samedi 1.500 personnes. Une plainte a été déposée, et une enquête sera ouverte pour déterminer s'il s'agit d'une agression homophobe

Le CEVIF exprime sa plus grande solidarité avec Samuel PERCHE militant LGBTQIA+ et président de l'association REQUEER qui a été l'objet d'une lâche agression alors que prenait fin le mois des Visibilités sur St Pierre.

"Il est 4h du matin environ quand les agents de sécurité mettent les derniers clients dehors. Cela s’est fait violemment et Samuel Perche a été bousculé par un de ces agents. Il se retrouve au sol, et c’est là que les coups commencent. Plusieurs individus le frappent au visage et à l’abdomen à tour de rôle sur le parking sombre, juste devant l’établissement" détaille le communiqué publié par l'association ce lundi.

Alors qu’il célébrait la fin du Mois des Visibilités LGBTQIA+, Samuel Perche, "qui ne cache pas son homosexualité et porte pour l’occasion un habit à paillettes, se retrouve plusieurs fois au sol, sans pouvoir identifier ses agresseurs".

- Une plainte déposée

Une plainte a été déposée au commissariat et une enquête sera ouverte pour déterminer s’il s’agit d’une agression homophobe. Selon Samuel Perche, la communauté LGBTQIA+ réunionnaise est choquée.

"On nous demande souvent quel type de lgbtphobies nous subissons encore aujourd’hui à La Réunion ; cette violence gratuite en est encore un triste exemple. Mon choix vestimentaire à ce moment-là laisse peu de doutes sur les intentions homophobes de mes agresseurs. Je suis convaincu que l’affichage de mon identité sexuelle a amené ces homophobes à m’agresser" écrit-il.

"Les personnes de la communauté LGBTQIA+ ne seront en sécurité que lorsque toutes les collectivités s’engageront concrètement dans la lutte contre les discriminations. Nous avons besoin d’espace safe. Et aujourd’hui les espaces partagés avec l’ensemble de la population ne nous permettent malheureusement pas de nous sentir en sécurité" conclut le président de l'association.

"C’est avec beaucoup d’effroi, que j’apprends l’agression de Samuel Perche-Jeannet, président de l’association Requeer et trésorier de l’association OriZon, suite à la Marche des Visibilités qui s’est tenue ce samedi à Saint-Pierre" réagit Ericka Bareigts, maire de Saint-Denis. "Je condamne fermement ces actes homophobes qui ne devraient plus avoir lieu, que ce soit sur notre territoire réunionnais ou ailleurs. Nous poursuivrons plus fort notre engagement à Saint-Denis pour cette cause" ajoute-t-elle. Giovanni Payet, du parti La voix citoyenne, apporte lui aussi son soutien à Samuel Perche-Jeannet.

Le CEVIF indique de son côté "nous n’abandonnerons pas un cm2 de l’espace public et continuerons à défiler à ses côtés, aux côtés de ces jeunes et moins jeunes qui ont grossi les rangs de cette marche dont il a été une des chevilles ouvrières".

"Les auteur.e.s de violences, ces infirmes de l’expression comme les résume le Dr Liliane DALIGAND n’ont que leur vide et leur masse à opposer. Nous n’accepterons jamais cette société de la contention, du stéréotype et du suprémacisme que tentent de nous imposer à coups-de-poing les adeptes du guet-apens du seul fait que nous soyons - enfants, femmes et hommes - en mouvement et hors de portée" ajoute l'association.

De son côté, la direction de l'établissement mis en cause donne sa version des faits. "Il convient de préciser que le groupe de la présumée victime s’est montré récalcitrant, refusant de quitter les lieux en manquant de respect aux agents. C’est dans cette ambiance houleuse, que l’un des membres de ce groupe de clients a agressé l’un des agents de l’établissement lui donnant un coup de tête. La présumée victime n hésitant pas à ce moment la à donner un coup de pied à un autre agent" affirme le directeur de l'établissement mis en cause.

"Des témoins de la scène, n’ayant aucun lien avec le Shamrocks sont alors intervenus et c’est ainsi qu’une bagarre a débuté. Les agents du Shamrocks sont intervenus afin de ramener le calme sur le parking, aidant même M. Perche à se relever alors qu il trébuche seul sur une barrière, et cela malgré les insultes et doigts d'honneur qui continuaient de pleuvoir" ajoute-t-il.

www.ipreunion.com / [email protected]

   

3 Commentaire(s)

Ah bon, Posté
ne me dites pas qu'il y a pas de vidéo surveillance n'importe quelle boulangerie est équipée
Cousin, Posté
encore des reunionais qui votent le pen et qui ne tolerent pas les gens differents
Le wokisme ( l'effacement) fonctionne bien à IMP, Posté
Continuez comme ça'.. (Si pour oui le wokisme est la lutte contre l'homophobie et les discriminations, oui, nous sommes "wokistes", et nous allons effectivement continuer ! Très belle soirée à vous - webmaster)