Ce n'est pas encore les vacances :

Retirer votre enfant de l'école avant la fin de l'année scolaire peut vous coûter cher


Publié / Actualisé
Dans quelques jours, sonne la fin des cours et le début des grandes vacances pour les petits écoliers de La Réunion. Si les collégiens et lycéens sont eux libérés, les marmailles doivent encore attendre jusqu'au vendredi 8 juillet 2022 pour pouvoir raccrocher les cartables. Cependant, nombreux sont ceux qui ont pris de l'avance et se sont octroyés des jours de vacances supplémentaires. Mais savez-vous que retirer votre enfant avant la date de fin des cours, peut vous valoir une amende. (Photo d'illustration : rb/www.ipreunion.com)
Dans quelques jours, sonne la fin des cours et le début des grandes vacances pour les petits écoliers de La Réunion. Si les collégiens et lycéens sont eux libérés, les marmailles doivent encore attendre jusqu'au vendredi 8 juillet 2022 pour pouvoir raccrocher les cartables. Cependant, nombreux sont ceux qui ont pris de l'avance et se sont octroyés des jours de vacances supplémentaires. Mais savez-vous que retirer votre enfant avant la date de fin des cours, peut vous valoir une amende. (Photo d'illustration : rb/www.ipreunion.com)

Karen, mère de deux enfants l’avoue. "Il reste seulement deux semaines, ma grande est déjà en vacances, alors pour la petite on va faire pareil." Pour la jeune maman, "les dernières semaines ils ne font que des jeux et des goûters." Éric, également père de famille, n’emmènera pas son marmaille à l’école les derniers jours. "On a prévu de partir en métropole. Mais pour payer moins chers les billets, on a décidé de partir avant la fin des cours."

Un avis qui n’est cependant pas partagé de tous. Mathieu est papa de trois enfants. Pour ce père, très à cheval sur l’école, hors de question que ses deux fils et sa fille manquent les cours. "Les petits iront à l’école jusqu’à la fin des cours." Il ajoute, "en plus se sont eux qui demandent car ils adorent s’amuser avec leurs camarades".

- Un impact sur l’apprentissage de l’élève –

Contacté le Rectorat déplore le fait que certains parents retirent leurs marmailles avant la fin des cours. "Le risque c’est de priver l’enfant d’un apprentissage essentiel pour sa réussite scolaire." "C’est dommage de ne pas en profiter jusqu’au bout, il y a déjà tellement de jours perdus dans l’année scolaire." En tout état de cause, les vacances en dehors du calendrier des vacances scolaires "ne constituent pas un motif d’absence pour les élèves", indique le service communication du rectorat. Le rectorat explique cependant que, pour deux jours d’absence avant les vacances, "on ne lance pas de procédure pour manquement".

Dès lors que le rectorat est informé par les parents de l’absence avant les vacances, un mail est envoyé. Quand les parents écrivent, on leur répond en mettant le texte de loi, avec les sanctions encourues tout en rappelant les enjeux pour l’enfant". Pour l’Académie, "les parents ne peuvent méconnaître le fait que l’école est obligatoire de 3 à 16 ans".

Le Ministère de l’Éducation nationale prône lui le dialogue avec les familles. "Même si le chef d’établissement peut faire preuve de bienveillance et tolérer de façon tout à fait exceptionnelle une absence ponctuelle, il est important que les éventuelles absences d’un élève fassent l’objet d’un dialogue entre la famille et l’institution scolaire."

- Une amende pour les élèves trop souvent absents –

Pour ceux qui décident tout de même de retirer leurs enfants de l’école avant la date de départ officielle en vacances, la loi prévoit des sanctions. À ce sujet, Service Public a déclaré, "en cas d’absences répétées, justifiées ou non, le directeur de l’école vous contacte pour faire le point sur la situation de votre enfant". Concrètement, à partir de quatre demi-journées d’absence de l’élève, le directeur d’établissement est tenu d’alerter le Directeur Académique des Services de l’Éducation Nationale (DASEN). Les parents risquent alors une amende de 135 euros. "Si ces absences injustifiées compromettent l’éducation de votre enfant, vous risquez deux ans de prison et 30.000 € d’amende."

À quelques jours des vacances scolaires, le Ministère de l’Éducation nationale tient donc à rappeler, "qu'il ne peut être institué d’école à la carte pour les élèves". "Pour rappel, toute absence quelle qu’en soit la date, doit être justifiée par les personnes responsables de l’élève", ajoute-t-il. "En application de l’article L.131-8 du code de l’éducation, lorsqu'un enfant manque momentanément la classe, ses parents ou les personnes qui en sont responsables doivent, sans délai, faire connaître au directeur d'école ou chef d’établissement les motifs de cette absence; celui-ci vérifie la légitimité du motif invoqué au regard des indications de ce même article."

Mais dans les faits, très peu de familles sont sanctionnées chaque année. D'autant que les procédures sont longues et ont peu de chance d'aboutir lors des derniers jours de l'année scolaire. Beaucoup d'enseignants appellent donc les parents à les prévenir en amont de l'absence de certains élèves.

ma.m/www.ipreunion.com/[email protected]

   

5 Commentaire(s)

Payet, depuis son mobile , Posté
Avant de taper sur les parents faudrait peut être vérifier les enseignants qui partent avant car les billets sont moins chers. Quelle hypocrisie!!!!!!!!!!
Commentaire, Posté
Pour l'Académie, "les parents ne peuvent méconnaître le fait que l'école est obligatoire de 3 à 16 ans".C'est faux...Depuis la loi Jules Ferry du 28 mars 1882, L'INSTRUCTION est obligatoire. Les familles ont donc le choix.Sources :https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F1898https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/N23493https://www.education.gouv.fr/les-grands-principes-du-systeme-educatif-9842
Oufti, Posté
Encore faudrait-il qu'il y ai du personnel enseignant un scandale qui se répète à chaques vacances
Ste suzanne, Posté
Si j ai le bras long bien sûr que mon enfant ira avant ses petits copains
Padadeso, depuis son mobile , Posté
Question à se poser : Et pour le personnel enseignant ' Bien sûr à part un certificat d'arrêt de travail bien fait par un médecin complaisant.