Maisons d'Assistantes Maternelles :

Nassimah Dindar interpelle Dominique Bertinotti


Publié / Actualisé
Nassimah Dindar, présidente du conseil général, a interpellé, dans un courrier, Dominique Bertinotti, ministre déléguée en charge de la famille. Regrettant les difficultés auxquelles sont confrontés les porteurs de projet de Maisons d'Assistantes Maternelles (MAM), elle demande que les règles applicables aux MAM ainsi qu'aux micro-crèches correspondent à la réalité du travail des assistantes maternelles.Nous publions son courrier ci dessous.
Nassimah Dindar, présidente du conseil général, a interpellé, dans un courrier, Dominique Bertinotti, ministre déléguée en charge de la famille. Regrettant les difficultés auxquelles sont confrontés les porteurs de projet de Maisons d'Assistantes Maternelles (MAM), elle demande que les règles applicables aux MAM ainsi qu'aux micro-crèches correspondent à la réalité du travail des assistantes maternelles.Nous publions son courrier ci dessous.

J'ai l'honneur d'attirer votre attention sur les difficultés auxquelles sont confrontés les porteurs de projet de Maisons d'Assistantes Maternelles en raison de l'inadaptation des normes exigées s’agissant du bâtiment accueillant les enfants. Les MAM ont été créées par la loi du 9 juin 2010. A La Réunion, 3 MAM sont en fonctionnement, et une trentaine de projets en cours d'ouverture sont actuellement suivies.

Les MAM sont classées en Etablissement Recevant du Public, ERP de 5ème catégorie. L'obligation de rendre les MAM accessibles aux personnes handicapées en application de l'article R. 111-191 du Code de la Construction et de l'Habitation fait obstacle au bon développement de cette activité primordiale pour notre île, alors que les infrastructures d'accueil des enfants font particulièrement défaut.

De surcroît, La Réunion connaît un taux de chômage de 30% et les jeunes, avec 60 % des actifs, sont les plus touchés. Les femmes dans un tel contexte subissent également les conséquences de cette grave crise sociale et économique. Elles se portent davantage sur le marché du travail, notamment les plus âgées.

Les normes exigées, au niveau de l'aménagement intérieur du bâtiment, pour les adultes handicapés, sont totalement inadaptées. En outre, les créations de MAM sont obérées de fait par les coûts élevés de ces aménagements. Une MAM, sans ces normes, peut fonctionner puisqu'un enfant handicapé peut tout à fait être accueilli compte tenu de la petitesse du fauteuil roulant.

Une assistante maternelle ne peut être en fauteuil roulant pour effectuer sa mission auprès des enfants. L'aménagement externe du bâtiment ne concernerait que le parent handicapé qui amène son enfant à garder.

La crise entraîne à tous les niveaux de nouvelles contraintes et l'inflation des normes n'est pas de nature à faciliter le développement des activités. Cette analyse concerne également la création des micro-crèches et de nombreux ERP.

En conséquence, je sollicite votre intervention afin que les règles applicables aux MAM ainsi qu'aux micro-crèches correspondent à la réalité du travail des assistantes maternelles.

Nassimah Dindar
Présidente du conseil général


 

   

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