[PHOTOS] Les négociations se poursuivent ce week-end - Barrage sur le Barachois :

[LIVE] Prix de la canne - Le spectre d'un conflit généralisé


Publié / Actualisé
A quoi faut-il s'attendre pour ce début de week-end et de vacances ? Tout dépendra de l'avancée des négociations qui n'aboutissent toujours pas à un quelconque accord, entre les planteurs de cannes et le sucrier Téréos. Les syndicats agricoles ont transmis tard dans l'après-midi de ce vendredi une proposition à l'usinier : celle de l'augmentation de primes spécifiques à la mécanisation. Ils sont dans l'attente d'une réponse. Concernant le prix de base de la tonne de cannes(c'est-à-dire sans les différents aides) Téréos reste campé sur une augmentation de 2,50 euros. Les planteurs continuent de réclamer 6 euros de hausse, mais ce montant est négociable. En début de matinée ce vendredi, un barrage a été installé sur le Barachois. La circulation est déviée. Revivez en photos avec Imaz Press Réunion les principales étapes du conflit
A quoi faut-il s'attendre pour ce début de week-end et de vacances ? Tout dépendra de l'avancée des négociations qui n'aboutissent toujours pas à un quelconque accord, entre les planteurs de cannes et le sucrier Téréos. Les syndicats agricoles ont transmis tard dans l'après-midi de ce vendredi une proposition à l'usinier : celle de l'augmentation de primes spécifiques à la mécanisation. Ils sont dans l'attente d'une réponse. Concernant le prix de base de la tonne de cannes(c'est-à-dire sans les différents aides) Téréos reste campé sur une augmentation de 2,50 euros. Les planteurs continuent de réclamer 6 euros de hausse, mais ce montant est négociable. En début de matinée ce vendredi, un barrage a été installé sur le Barachois. La circulation est déviée. Revivez en photos avec Imaz Press Réunion les principales étapes du conflit

 

• 14h52 - Le Barchois est toujours bloqué. Aucune autre action n'est en cours ailleurs dans l'île

• 8h35 - Un barrage est mis en place sur le Barachois au niveau de la préfecture. La circulation est déviée par le boulevard sud - RN6

LE POINT SUR UNE SITUATION TENDUE

Pour le moment les négociations s'éternisent et ne sont pas encorees arrivé au du karo kan. Les planteurs disent réver de réintéger ces karo après un mois et demi de mobilisation, d'opérations escargots, de  blocages de route et - depuis 10 jours -, de faction devant la préfecture. A  bord de leur tracteurs.

La journée de ce vendredi a encore été rythmée par des opérations escargot à Saint-Denis, Saint-Louis et Saint-Pierre. Aucun salarié n'a pu entrer dans la centrale thermique du Gol tandis que ceux de la Direction de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt (DAAF) du Nord ont été priés de quitter leur poste.

Réunis en intersyndicale, la CGPER, la FDSEA et les Jeunes Agriculteurs ont discuté pendant plus de 10 heures pour élaborer de nouvelles propositions à transmettre à Tereos. Une augmentation de l'aide spécifique de l'aide à la mécanisation a été proposée. L'enveloppe réservée à cette prime passerait de 200 à 500 millions d'euros.

 

 

Les syndicats attendent une réponse à cette proposition. Ils se sont dits prêts à négocier "tout le week-end s'il le faut"

C'est que l'enjeu est de taille. Tout laisse présager un important durcissement du mouvement dès le début de cette semaine si aucune solution n'est trouvée.

Mercredi, quatre syndicats de transporteurs routiers ont annoncé des actions si le conflit n'était pas résolu avant vendredi soir. "Comme nos camions ne peuvent plus travailler (en raison du blocage des routes par les planteurs, ndlr), nous allons venir les mettre en exposition devant la préfecture", où des dizaines de tracteurs stationnent depuis neuf jours, a expliqué Jean-Bernard Caroupaye, président de la FNTR locale (Fédération nationale des transporteurs routiers). 

Jeudi, la CGTR, tourtes fédérations confondues, a apporté son soutien aux planteurs. "Si les transporteurs routiers bloquent les routes, les chantiers seront paralysés, le port ne pourra plus fonctionner normalement, nous n'aurons pas d'autre choix que d'entrer à notre tour dans l'action et d'appeler tous les travailleurs de La Réunion à rejoindre le mouvement", a commenté jeudi Jacky Balmine, secrétaire général de la CGTR Bâtiment et travaux publics.

Depuis, les représentants des transporteurs et de la CGTR se rendent régulièrement devant la préfecture où les agriculteurs et leurs tracteurs ont dressé un campement de fortune où ils resteront encore ce week-end.

 

Habitué aux négocations âpres et tendues, Jacky Balmine d ela CGTR BTP, tient sensiblement le même langage

 

 

Certes, le nouveau préfet de La Réunion, Amaury de Saint-Quentin, qui n'est pas encore arrivé à La Réunion, a pressé les deux parties vers une sortie de crise, soulignant que le temps de la concertation était terminé. Cela n'a pas du tout impressionnés les planteurs qui en plus du soutiens de la CGTR ont aussi reçu celui des députés, Huguette Bello, Jean-Huges Ratenon et Thierry Robert qui sont venus les voir sur les piquets de grèves.

Ils leur ont indiqué que les ministères de l'Outre-mer et de l'Agriculture suivent de près les négociations en cours. Mardi, les sept députés de l'île, toutes tendances politiques confondues, avaient demandé audience à ces ministres, dans un courrier commun, afin de réfléchir à des solutions de sortie de crise

Ce week-end sera donc décisif alors que le spectre d'un conflit généralisé sur le modèle de celui de Guyane, en avril dernier se profile à l'horizon de ce lundi

Retrouvez notre de live de la journée de ce vendredi en cliquant ici

mb/rb/jm/www.ipreunion.com

   

1 Commentaire(s)

Joseph, Posté
Envoyez la légion pour les déloger de là, leur combat est de toutes façons perdu d'avance, la canne ça ne vaut plus rien sur les marchés !
Plantez des fruits et des légumes qu'on ait notre autonomie sur les produits frais, là nous vous soutiendrons bec et ongles !