Adieu 2020 :

Voeux pour le monde d'après


Publié / Actualisé
Si la page 2020 est tournée, nos ennuis ne sont pas terminés pour autant. Un changement de chiffre sur le calendrier ne suffira pas à nous sortir de la crise comme par enchantement. Mais la lucidité n'interdit pas l'espoir. Faisons le voeu que la pandémie qui nous accable nous aidera à bâtir un "monde d'après" moins déraisonnable que celui d'avant (Photo rb/www.ipreunion.com)
Si la page 2020 est tournée, nos ennuis ne sont pas terminés pour autant. Un changement de chiffre sur le calendrier ne suffira pas à nous sortir de la crise comme par enchantement. Mais la lucidité n'interdit pas l'espoir. Faisons le voeu que la pandémie qui nous accable nous aidera à bâtir un "monde d'après" moins déraisonnable que celui d'avant (Photo rb/www.ipreunion.com)

On aimerait tant tourner la page, effacer l’ardoise de la Covid-19, attaquer la décennie avec des hymnes de victoire vaccinale, croire que les lendemains qui chantent commencent dès ce 1er janvier 2021. 

Ne nous mentons pas. De longs mois seront encore nécessaires avant que le risque sanitaire descende à un niveau suffisamment bas pour nous autoriser à penser à autre chose. L’Europe continentale s’enfonce dans un douloureux hiver, personne n’ose encore pronostiquer la vitesse à laquelle les sérums et les piqûres feront sentir leurs effets.

A La Réunion, apprécions à sa juste valeur la chance que nous avons d’échapper au confinement, gardons nos atouts en main, évitons le relâchement. Certes, l’afflux de voyageurs enregistré depuis le 15 décembre n’est pas traduit par une flambée du nombre de cas importés. Mais le temps d’incubation de la Covid-19 pouvant aller jusqu’à deux semaines, il serait stupide de baisser la garde maintenant.

Préparons la suite, sans oublier les gestes barrières, ni nous leurrer. L’année 2021 sera celle du choc à retardement, quand les entreprises maintenues sous perfusion d’argent public commenceront à licencier, quand il faudra commencer à payer la facture de l’activité perdue. L’économie réunionnaise étant ce qu’elle est, on peut penser que ce choc sera amorti par la solidarité nationale. Hélas, la précarité et les inégalités sortiront grandies de cette crise inédite, aux impacts si injustes pour certains secteurs.

Mais la lucidité n’interdit pas l’espoir.

En ce 1er janvier 2021, faisons le vœu que les leçons de la première grande pandémie du siècle ne soient pas oubliées, dès que le port du masque ne sera plus obligatoire. Lors du premier confinement, pendant le printemps boréal 2020, nous commencions à prendre de bonnes résolutions pour préparer un "monde d’après" moins déraisonnable. Traumatisés, nous prenions conscience que la fulgurante diffusion d’une maladie à l’échelle planétaire était une conséquence de notre aveuglement. Tétanisés, nous réalisions qu’à force de détruire les milieux naturels, nous nous exposerons toujours plus souvent à des virus inconnus de nos organismes, véhiculés par des animaux qui ne demandent pas à être dérangés.

N’oublions pas ces bonnes résolutions. Nous aurons tiré les enseignements de la pandémie si, une fois vaccinés, nous ne nous contentons pas de nous extasier devant les courbes de la croissance économique revenue.

Après une sage Saint-Sylvestre sous couvre-feu, Imaz Press Réunion a envie de croire à la fin de la déraison. Nous vous présentons donc nos meilleurs vœux pour la décennie qui débute, en vous souhaitant une excellente année 2021, décovidée et déconfinée !

www.ipreunion.com / [email protected]

   

4 Commentaire(s)

Fontaine Colette, depuis son mobile, Posté
Vu le nombre de cas, y a-t-il toujours une épidémie ?
Mayaqui, depuis son mobile, Posté
Meilleurs voeux à tous pour cette nouvelle année, avec une sérénité , espérons le, retrouvée !!!
Bonne santé à tous !
Missouk, Posté
Merci pour cette analyse pleine de bon sens. Meilleurs voeux à vous.
CHABAN, Posté
Merci et bonne année à vous aussi.