[LIVE] La victime était mère de trois enfants (actualisé) :

Féminicide à Saint-Joseph : un homme tue son ex-compagne à l'arme blanche


Publié / Actualisé
Un homme a tué son ex-compagne, âgée de 55 ans, ce samedi 6 novembre 2021 à Saint-Joseph, aux alentours de 19h, dans le lieu-dit Jean Petit. La victime, nommée Lise-May et mère de trois enfants, a reçu plusieurs coups de couteau. Malgré l'intervention des secours et des gendarmes, elle est décédéE quelques minutes plus tard des suites de ses blessures. L'homme aurait poignardé la victime suite à une dispute liée à leur séparation. Il s'agit de la 98ème femme de l'année à mourir sous les coups de son (ex)compagnon en France. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)
Un homme a tué son ex-compagne, âgée de 55 ans, ce samedi 6 novembre 2021 à Saint-Joseph, aux alentours de 19h, dans le lieu-dit Jean Petit. La victime, nommée Lise-May et mère de trois enfants, a reçu plusieurs coups de couteau. Malgré l'intervention des secours et des gendarmes, elle est décédéE quelques minutes plus tard des suites de ses blessures. L'homme aurait poignardé la victime suite à une dispute liée à leur séparation. Il s'agit de la 98ème femme de l'année à mourir sous les coups de son (ex)compagnon en France. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)

 

 

 

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    C'est la fin de ce live, merci de nous avoir suivi

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    "Rien au monde ne peut justifier cet acte de barbarie" réagit Huguette Bello, présidente de la Région

    Au nom de chaque conseillère et conseiller régional, j’exprime ma profonde tristesse et mes sincères condoléances aux enfants et à la famille de Lise-May de Saint-Joseph qui a succombé sous des coups de couteau de son ex-conjoint.

    Rien au monde ne peut justifier cet acte de barbarie qui a enlevé la vie à une fille, une mère, une voisine dont les qualités relationnelles, la bienveillance et la gentillesse n’étaient plus à démontrer au sein de son entourage dans le quartier de Jean Petit, atterré par ce drame sanglant.

    La lutte contre les violences faites aux femmes déclarée « grande cause nationale » ne doit pas rester une proclamation d’intention. Ensemble, citoyens et élus, demandons à nos instances décisionnelles de renforcer les moyens de nos services sociaux, judiciaires et policiers pour être en mesure de réagir plus vite, avec plus d’efficacité pour mettre sous protection nos filles, sœurs, voisines et amies contre la violence aveugle et sans limite des hommes éconduits.

    Je m’adresse aussi aux familles, aux mères, aux pères, sœurs et frères, pour sensibiliser chacune et chacun autour de nous sur les efforts que nous devons tous encore faire pour apprendre dès le plus jeune âge, aux petites filles et petits garçons à vivre ensemble dans une relation fondée sur le respect mutuel des différences et de la liberté de chaque être humain à disposer de ses choix de vie.

    Je vois le sourire tendre de Lise-May sur la photo publiée dans la presse et je ne peux m’empêcher de penser avec une vive douleur à toutes ces femmes qui perdu leur vie parce qu’elles ont décidé de prendre leur liberté et de vivre leur vie autrement. Agissons ensemble pour protéger les femmes contre toutes formes de violences !

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    L'Union des Femmes Réunionnaises appelle à "la mobilisation de tous pour renverser le sexisme derrière lequel se cache la violence à l’égard des femmes"

    On savait qu’elle risquait de mourir, elle avait prévenu les forces de l’ordre. C’est avec une grande tristesse que nous apprenons la mort de Lise-May, sauvagement poignardée. L’Union des Femmes Réunionnaises adresse ses condoléances attristées à sa famille et à ses proches. Nos pensées vont vers ses parents et ses enfants qui ont vu se dérouler sous leurs yeux l’enfer de la violence conjugale qui a terrorisé leur fille, leur sœur, leur mère, jusqu’à la tuer.

    Ce meurtre vient rallonger la liste insupportable des féminicides. Lise-May comme de nombreuses victimes avait dénoncé les violences et les menaces. Elle avait alerté sur le danger qu’elle encourait. Elle en était consciente. Elle a vécu ses derniers instants dans la terreur et la douleur.

    Beaucoup de victimes se reconnaissent dans le parcours de cette Saint-Josephoise. Force est de constater que les moyens mis en œuvre contre les violences faites aux femmes, cette grande cause du quinquennat, sont mis en défaut.

    La mort de Lise-May nous rappelle que les violences faites aux femmes sont multiples. Elles sont le fruit d’inégalités sociales y compris salariales dont sont victimes les femmes.

    L’UFR dénonce ce sentiment de domination qui prévaut encore et qui fait des ravages allant jusqu’au meurtre des femmes. Malgré ce que persistent à dire certains, une femme n’est pas un butin; elle a droit à la sécurité et à toutes les libertés fondamentales, y compris celle de vouloir vivre comme elle l’entend. La mobilisation de tous est indispensable pour renverser le sexisme derrière lequel se cache la violence à l’égard des femmes.

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    Des mains courantes déposées

    Selon des proches de la victime, la quinquagénaire, mère de trois enfants, se sentait menacée depuis la séparation du couple il y peu de temps. Elle aurait d'ailleurs déposé des mains courantes auprès de la gendarmerie, indiquent les mêmes sources.

    D'après de nombreux témoignages partagés dans les médias, la mère de famille subissait des violences depuis 35 ans au sein de son foyer, jusqu'à la séparation survenue il y a peu.

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    La Réunon, troisième département le plus violent envers les femmes

    La Réunion est le troisième département le plus violent de France envers les femmes. Chaque jour, ce sont sept plaintes qui sont déposées pour violences conjugales. Entre 2019 et 2020, le nombre de dépositions de plaintes a augmenté de 13%. En 14 ans, ce sont 51 femmes qui ont été victimes de féminicide. 38% d'entre elles avaient signalé leur bourreau à la justice, d'après une étude de 2019 sur les féminicides à La Réunion.

    Une étude diffusée le 25 novembre 2020 indiquait par ailleurs que près de 15% des Réunionnaises en couple avaient été victimes de violences conjugales lors des douze derniers mois. Entre 2016 et 2018, cinq décès faisant suite à ces mêmes violences avaient été recensés sur l'île.

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    Cyrille Melchior présente ses condoléances

    Le Département a de son coté "déplore" une nouvelle fois ce féminicide. Il confirme qu’il s’inscrit résolument et plus que jamais dans la lutte contre ce fléau. Il se mobilisera avec l’Etat aux côtés des autres acteurs associatifs pour mettre en place des actions nécessaires".

    "Notre engagement s’est traduit concrètement par la nomination d’une Vice- présidente déléguée à la prévention et la lutte contre les violences intrafamiliales. Ce combat passe par un engagement au quotidien et une prise de conscience qui doit être collective compte tenu de l’ampleur de ce phénomène et de ses multiples impacts . Nous sommes profondément attristés par ce douloureux drame familial tant pour les enfants que pour les proches à qui nous présentons nos sincères condoléances. Nos services seront présents à leurs côtés" a déclaré Cyrille Melchior

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    Patrick Lebreton apporte son soutien aux proches de la victime

    "Une véritable tragédie est survenue hier soir, dans le quartier de Bas-de-Jean-Petit. Un drame qui a plongé le voisinage mais aussi tout Saint-Joseph dans un profond désarroi. La victime était une mère de famille travailleuse, très appréciée par sa famille, ses amis et voisins" a réagit Patrick Lebreton, maire de la commune, dans un communiqué de presse.

    "Devant cette terrible nouvelle, l'équipe municipale est mobilisée pour apporter son soutien à la famille et aux proches. S'agissant vraisemblablement d'un homicide, il revient aux forces de l'ordre et à la justice de mener l'enquête et faire toute la lumière sur les circonstances de cet horrible fait divers. Pour l'heure, je veux témoigner ma profonde sympathie et mon soutien aux trois enfants de la victime, à sa maman, âgée, à ses sœurs et à toute sa famille, durement éprouvés. Tout comme les riverains et voisins pour qui j'ai une pensée émue" a-t-il ajouté.

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    La procureure de Saint-Pierre, Caroline Calbo, a apporté des précisions dans la matinée

    "Hier vers 18h50, les pompiers et les services de gendarmerie étaient requis à Saint-Joseph au secours d'une femme de 55 ans qui aurait reçu des coups de son ex-conjoint, duquel elle était séparée depuis peu. Elle décédait quelques minutes plus tard, malgré l'arrivée rapide des secours. L'auteur, qui tentait de mettre fin à ses jours, était évacué vers un centre hospitalier afin d'y subir une intervention chirurgicale, son pronostic vital étant engagé.

    La brigade des recherches était saisie de faits de meurtre sur conjoint et se déplaçait sur les lieux, suivie par les techniciens d'investigation criminelle, les légistes, le commandant de compagnie et moi-même. L'autopsie du corps de la victime sera réalisée lundi 8 novembre"

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    Bonjour, bienvenue dans ce live

    Nous suivons en direct les réactions suite au féminicide survenu ce samedi soir à Saint-Joseph

A propos

Drame à Saint-Joseph ce samedi 6 novembre 2021 : un homme a tué son ex-compagne, mère de trois enfants et âgée de 55 ans, dans le lieu-dit Jean-Petit. Attaquée à l'arme blanche, la victime n'a pas survecu à ses blessures. Son ex-compagnon a lui tenté de mettre fin à ses jours, avant d'être transporté en urgence absolue à l'hôpital. Une enquête pour meurtre sur conjoint a été ouverte.

Selon des proches de la victime, la quinquagénaire, mère de trois enfants, se sentait menacée depuis la séparation du couple il y peu de temps. Elle aurait d'ailleurs déposé des mains courantes auprès de la gendarmerie, indiquent les mêmes sources.

"L'auteur, qui a tenté de mettre fin à ses jours, a été évacué vers un centre hospitalier afin d'y subir une intervention chirurgicale, son pronostic vital étant engagé" indique le parquet de Saint-Pierre ce dimanche matin.

La brigade des recherches a été saisie de faits de meurtre sur conjoint et s'est déplaçé sur les lieux, suivie par les techniciens d'investigation criminelle, les légistes, le commandant de compagnie et la procureure de Saint-Pierre, Caroline Calbo. L'autopsie du corps de la victime sera réalisée lundi 8 novembre.

Selon les informations de Clicanoo, c'est la mère de la victime, alertée par des cris, qui aurait découvert le corps. La victime "vivait dans un climat de peur constante par rapport à son ancien compagnon", et avait eu le temps d'alerter les gendarmes et ses fils avant que celui-ci ne l'attaque. Elle avait déjà sollicité l'aide des forces de l'ordre la semaine dernière. Les gendarmes s'étaient rendus sur place pour "apaiser la situation".

Ce drame fait tristement écho au double meurtre qui avait déjà endeuillé Saint-Joseph en mars 2021 : les cadavres de deux femmes avaient été retrouvés dans les hauts de Saint-Joseph, rue Léonce Jeannette dans le quartier de Bézaves. Le mari d'une des deux victimes, âgé de 85 ans, a depuis été placé détention provisoire.

Nous sommes en live, suivez-nous

   

3 Commentaire(s)

974, Posté
Courage aux proches.Sans défendre la gendarmerie et la justice, ces institutions ont elles suffisamment de moyens ' La vraie question.
Missouk, Posté
Encore et toujours la même chose... La gendarmerie est au courant, mais ne peut rien faire (et j'ai bien écrit "peut", car j'ai conscience que leurs moyens sont limités). Quand les hommes auront compris que leur femme ou compagne, n'est pas leur chose, on aura un peu avancé. C'est dramatique de se dire qu'il y a un féminicide tous les trois jours en France, et que malheureusement, tant qu'il n'y a pas passage à l'acte, on ne peut rien faire. J'imagine dans quel état de terreur devaient être cette dame et son entourage. C'est à la fois écoeurant et révoltant. Mes condoléances à ses enfants et à ses proches.
RIPOSTE974, Posté
Du simple flic " Pinot " , au sommet judiciaire doivent être dans tous leurs états avec ce fait divers atroce .La justice est tellement dans état piteux qu'on est en droit de poser la question , que fait la police française péi '