Un plan lancé par le conseil départemental (actualisé) :

"1 million d'arbres" pour reverdir La Réunion


Publié / Actualisé
Reboiser La Réunion, tant en espace sylvestre que dans les quartiers, telle est l'ambition de la collectivité qui a pour objectif de planter 1 million d'arbres à l'horizon 2027. Le président Melchior inscrit cette action à long terme dans le cadre du plan départemental de transition écologique et solidaire. Une stratégie visant à " créer un cercle vertueux profitable à la population, ainsi qu'à l'économie et l'environnement" (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)
Reboiser La Réunion, tant en espace sylvestre que dans les quartiers, telle est l'ambition de la collectivité qui a pour objectif de planter 1 million d'arbres à l'horizon 2027. Le président Melchior inscrit cette action à long terme dans le cadre du plan départemental de transition écologique et solidaire. Une stratégie visant à " créer un cercle vertueux profitable à la population, ainsi qu'à l'économie et l'environnement" (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)

Le Conseil départemental a initié le " plan un million d’arbres " en 2019. Au-delà du symbole, sa finalité tend à valoriser la biodiversité réunionnaise tout en prenant une part active dans la dynamique mondiale qui tend à limiter les effets du changement climatique. Cette initiative fédère, nombre de partenaires ont rallié le Département qui ne se limite pas aux espaces verts existants, et s'attache avec l'action complémentaire le projet " Bwa de kartié", à restituer une dimension végétale pérenne en zones urbaines, et ce avec la participation de la population des quartiers concernés ainsi que des collégiens.

Cyrille Melchior souligne que la collectivité assume ses compétences en matière de valorisation et de préservation de l’environnement sur le temps long, près de 30 ans déjà. Il explique que chaque année près de 20 millions d’euros sont dédiés à l'aménagement et à l'entretien des 1000 km de sentiers qui parcourent notre île, sans oublier l'implantation d'aires de pique-nique qui participent d'une politique raisonnée de protection de la biodiversité et du précieux endémisme de nos espaces naturels sensibles.

- Un programme environnemental majeur -

Pour le président Melchior, le "plan 1 million d’arbres" est donc un programme environnemental majeur. "Nous sommes très sensibles au contexte environnemental mondial. Il faut être pragmatique et lucide. Notre planète est à l’aube de profonds bouleversements compte-tenu du changement climatique qui est aujourd’hui irrémédiable. Cela risque de mettre en péril notre faune, notre flore, et plus largement l'Humanité.

Face à cet immense défi, le Département, s'implique en tant que collectivité éco-responsable et éco-exemplaire ; le "plan 1 million d’arbres" s'impose dans ce contexte comme une véritable opération de reconquête écologique." En ce sens sa dimension urbaine, avec la revégétalisation des quartiers, a pour vocation de "créer des puits de carbone dans les villes. En allant dans les quartiers, nous voulons aussi restituer l'identité de leur nature première, en replantant des essences qui, tels les multiples "bois de nèfles" ou "bois d’olive", ont suscité des lieux-dits éponymes. Ce n’est pas un hasard si certains quartiers de l’île portent le nom de ces arbres !"

Pour le chef de l'exécutif départemental, le caractère "participatif" de cette  démarche permet d'y associer entreprises, collégiens, acteurs du social et médico-social, le monde sportif, culturel, les Réunionnais dans leur ensemble… le moyen de l'ériger en mouvement citoyen, autour d'une action partagée, "nous ont déjà rejoints dans cette démarche, l’ONF, la SPL EDDEN, gestionnaires de nos Espaces Naturels Sensibles, EDF aussi ; des conventions avec  la fondation Père Favron, le Grand Port Maritime, la Ville de Petite-Ile, ont été ratifiées et, tout prochainement, celle des Avirons."


-  La biodiversité source de richesses et d'emplois renouvelables -

Le "plan 1 million d’arbres" comprend par nature une dimension économique, le président Melchior y associe à bon escient le secteur horticole. "Nous donnons ainsi de l’activité à des acteurs économiques qui, comme tant d’autres, souffrent de la crise sanitaire. Nous créons de fait des opportunités de formation et d’insertion avec, à terme, de la création de nouvelles activités.

Ce plan vise encore à l'implantation d'essences présentant un potentiel économique fort : plantes à parfum, aromatiques et médicinales (PAPAM), agro-écologie, production de bois d'œuvre… l'objectif étant de faire de la biodiversité la source de création de richesses et d'emplois eux aussi renouvelables".

L'implantation du millionième arbre est attendue pour 2027. Un projet de longue haleine, qui s’inscrit dans la durée, celle du vivant, de l'entretien et la protection de la biodiversité. Cyrille Melchior estime que cela exige un travail de fond en partenariat, "il faut procéder à l'inventaire des espèces les mieux adaptées aux différents environnements de notre île, de façon à "verdir" durablement notre territoire, sans bouleverser l’écosystème actuel (…) nous avons lancé le processus de production avec la construction de pépinières départementales et l'implantation d'environ 50 000 unités. 20 000 supplémentaires seront plantées à la prochaine saison des pluies. A compter de la saison des pluies 2022-2023, nos capacités de plantation devraient être décuplées pour atteindre un rythme de croisière…"

- Des visites guidées -

L'exécutif départemental, de façon plus immédiate, a prévu l'implication de la collectivité dans la Semaine européenne du développement durable (SEDD), en premier lieu sur des actions en interne en direction de ses agents : sensibilisation sur les effets du réchauffement climatique, les méfaits de la pollution numérique, réflexion interne pour améliorer la gestion des déchets, encourager la mobilité douce. En direction du grand public, des actions ont déjà démarré, qui se poursuivront tout au long de la SEDD, avec notamment la remise de plusieurs prix à des collèges dans le cadre de différents concours départementaux (embellissement, No Gaspi Challenge de sensibilisation aux économies d’énergie). Toujours dans les collèges, des actions de sensibilisation à la consommation de fruits et légumes péi sont au programme.

Enfin, le président Melchior tient à mettre en exergue le fait que "les équipes départementales se mobilisent également dans le cadre du Plan 1 million d’arbres et diligentent des opérations de récolte de graines. Le Jardin Botanique proposera entre autres des visites guidées des collections botaniques au Jardin Botanique. Nous avons aussi été présents sur le salon de l’Ecologie, le week-end dernier, et accueillerons, au Palais de la Source, le jury de l’atelier "Territoires insulaires face au Changement climatique " en clôture de cette semaine…"

www.ipreunion.com / [email protected]

   

6 Commentaire(s)

Tilmuc, Posté
Foutaise et politique de charme. On détruit puis on replante et à nouveau on détruit pour un rien l'arbre est à nouveau couche.Symbople causons symbole. Qu'en avez vous fait des deux pieds de caoutchouc symbolisant l'entre et la sortie du jardin colonial de St Denis...on me dira qu'il était malade ou en dégénérations j'en passe car il y en a bien d'autre sur St Denis...cet arbre fruitier le letchis de la rue Ruisseau des noirs "très drôle" à été mis parterre lui entre autre. Cet arbre était déjà arbre quand je suis arrivé au monde triste souvenir de son enfance. Aujourd'hui effacé. J'ai 83 ans rendez-vous compte. Pas de problème dit l'autre. Nous avons l'Amazonie la France et l'Allemagne subventionnent pour la déforestation. Pas d'inquietude ils replanteront combien'''
Torti, Posté
Planter en ville d'accord, mais entretenir c'est mieux. Je me demande combien d'arbres résisteront... Tiens par exemple, après les passages destructeurs des débroussailleuses ' C'est sûr, elles ne font pas dans la dentelle.
Bruno Bourgeon, Posté
Bien sûr, bien sûr, cela ressemble aux promesses des Municipales de métropole, ou chaque candidat de quelque ville que ce soit surenchérissait sur les arbres à planter. rappelons que nous sommes ru une île en surpopulation (600 habitants au km2). Alors allons-y de notre petit calcul.1°) 1 million d'arbres, en combien de temps' 2°) 1 million d'arbres, et où'1°) admettons que des emplois verts soient destinés à cet ouvrage (M. Melchior ne parle pas d'embaucher pour cela), que chaque employé plante, sur 8 heures de travail, environ 4 arbres à l'heure (il faut trouver les emplacements), soit 32 arbres par jour par ouvrier. Pour 1 million, il faudra, 30000 jours ouvrés de travail. 100 ouvriers pour 300 jours. Admettons. En gros, en un an c'est fait pour peu que l'on trouve les lieux où planter.2°) La place maintenant. Afin que les arbres ne se gênent pas dans leur croissance, il faut une surface d'environ une piscine par arbre, soit 40 m2. La surface exigée (vierge) sera de 40 * 1 million = 40 millions de m2, soit 40 km2. Là encore c'est faisable, le problème, c'est où les implanter. Et l'on pointe tout de suite que 40 km2, c'est finalement assez peu à l'échelle de La Réunion (1/60). Du coup, question subsidiaire : est-ce que cela changera fondamentalement l'atmosphère réunionnaise en CO2' Ce calcul a-t-il été fait' je suis persuadé que non (procès d'intention). Cela ressemble furieusement à une déclaration démagogique pour flatter le peuple d'écolos, bobos ou pas
Pipo, Posté
ca ne compensera pas ce que va rejeter l'incinerateur de pierrefond. ces arbres font finir dans la centrale a charbon de bois rouge et st luois
Louis, Posté
Nos élus détruisent nos ecosystèmes, déclassement de terrain à foison pour des promoteurs (GBH, CBO etc ....), bétonisation anarchique de l'île (St Pierre, Avirons, St Paul, St Gilles, St Denis etc....) De plsu en plus de logements destinés aux Européens (France, Espagne, etc ..) des logements sociaux privilégiant les mahorais etc. PLus on construit, plus on en a besoin et plus on détruit. La Réunion est attractive pour X raisons. Arrêtons de bétonner, arrêtons cette attractivité. Oui à dame nature
Titi45, Posté
Ou ce les 70000 arbres plantés sur la route tamarin