Les finances de la ville sont dégradées (actualisé) :

Bruno Domen : "la commune de Saint-Leu ne peut dépenser l'argent qu'elle n'a pas"


Publié / Actualisé
Bruno Domen, maire de Saint-Leu, a fait le point ce vendredi 24 septembre 2021 sur la "situation financière historiquement dégradée" de sa commune. "Lors de la mandature antérieure des projets d'envergure ont été engagés sans financement" a ajouté l'édile, en pointant sans le citer l'ancien maire Thierry Robert. "Nous ne pouvons plus dépenser l'argent que nous n'avons pas" a estimé Bruno Domen en annonçant "la mise en place d'un plan de sauvegarde de ses finances à travers un nouveau cadre de gestion" (Photo rb/www.ipreunion.com)
Bruno Domen, maire de Saint-Leu, a fait le point ce vendredi 24 septembre 2021 sur la "situation financière historiquement dégradée" de sa commune. "Lors de la mandature antérieure des projets d'envergure ont été engagés sans financement" a ajouté l'édile, en pointant sans le citer l'ancien maire Thierry Robert. "Nous ne pouvons plus dépenser l'argent que nous n'avons pas" a estimé Bruno Domen en annonçant "la mise en place d'un plan de sauvegarde de ses finances à travers un nouveau cadre de gestion" (Photo rb/www.ipreunion.com)

Sous la mandature de Thierry Robert "projets d’envergure, la piscine Stella, Médiathèque Baguett’, ont été engagés sans financement. Conséquence des délais de paiement qui allaient jusqu’à 160 jours" note Bruno Domenen. Il parle d'"un emballement d'investissement d'une centaine de millions d’euros entre 2007 et 2015". Il commente ensuite "depuis mon investiture,  j’ai voulu tenir un discours de vérité… aujourd’hui le cap c’est sortir du rouge"

Rappelant qu'il a été élu maire en 2017 lorsque , frappé par la loi sur le cumul des mandats, Thierry Robert a démssionné suite à son élection à l'assemblée nationale, il déclare : "je ne veux pas revenir sur les choix du précédent maire, mais l'ex-maire a eu la volonté politique de ne pas constituer de dossiers de demande de financements auprès de la Région

Conséquences premières de ce repli, une trajectoire financière erratique, 10 ans de gestion lors desquels la commune s'est privée des financements publics auxquels elle pouvait recourir, vendant ses actifs patrimoniaux et perdant sa trésorerie, en optant pour le financement par l'emprunt de ses investissements : 40 millions d'emprunt entre 2012 et 2015.

Il s'en est suivi un accroissement exponentiel de la dette dont le montant est passé de 16 millions d'euros en 2009, à 51 millions d'euros en 2016, pour se stabiliser aujourd'hui, tant bien que mal, à 45 millions d'euros. Il a donc fallu emprunter pour rembourser les intérêts de la dette, 5,7 millions d'euros en 2016, 4,7 millions d'euros en 2020, explique l'édile saint-leusien

Autre indicateur, particulièrement décrédibilisant pour une commune, le fait d'être mauvais payeur. Bruno Domen souligne que la commune rembourse encore des factures sur la médiathèque, il est vrai aussi que d'autres entreprises ont déposé le bilan depuis longtemps ; quoi qu'il en soit le maire concède que "le délai de paiement s'était élevé jusqu'à 160 jours", il serait revenu à une quarantaine de jours d'attente aujourd'hui, mais le dossier de presse fait état "d'un délai moyen de 160 jours…".

Le programme de renaissance de Saint-Leu voulu par le maire est par nature incontournable et impose à l'exécutif d'en passer par "la porte étroite", car la débauche d'investissements mal financés et réalisés plombe durablement la comptabilité municipale, quand le vieillissement de nombre de ses infrastructures impose d'importantes dépenses de mise à niveau et de restauration, sans parler des contraintes légales. 

Bruno Domen s'est donné comme objectif un "retour au vert des finances communales dès 2024" D'ici-là l'exécutif devra, si cela n'est déjà fait, restituer la confiance et la crédibilité de la commune auprès des banques et des bailleurs de fonds publics, se doter d'un encadrement capable de pousser ses dossiers de demandes de financement publics et européens, épurer son "stock de dette", reconstruire une trésorerie à sec pendant 10 ans.

Pour en revenir à "la porte étroite", il faudra en passer par la maîtrise des dépenses de fonctionnement, "faire la part entre la contribution de l'usager et celle du contribuable", et, sujet délicat, "stabiliser la masse salariale entre 2021 et 2025".

Entre autres moyens de reconstituer trésorerie et fonds de roulement, le maire prévoit de restituer "une culture de l'encaissement des services" en gérant mieux le patrimoine communal laissé en jachère. Dans ce même registre il en vient à envisager une nouvelle grille des tarifs de cantine, dont les deux premières tranches se limiteront à 80 centimes et un euro, avant d'augmenter en fonction des revenus. Même volonté de rattrapage exprimée à l'endroit de la gestion des droits et places sur les marchés forains. Bruno Domen évoque "la possibilité de jouer sur le levier fiscal" pour établir le budget 2022.

Globalement, Saint-Leu prévoit 67 millions d'investissements sur la période 2021-2027.

D'aucuns sont urgents, tels la rénovation totale de l'éclairage du centre-ville, celle sous incitation et contrôle de l'ARS, du réseau d'eaux usées du centre-ville qui date d'il y a 40 ans, selon M. Domen, la construction, engagée, d'une station de potabilisation de l'eau, la rénovation des écoles et de la restauration scolaire, équipements atteints par la limite d'âge, rénovation des équipements portuaires, ajout de 3,8 hectares à la ZAC Pointe des Châteaux…

Et les législatives dans tout ça ? Bruno Domen répond par une grimace à la question, il n'aura pas le temps de s'y intéresser compte-tenu du chantier en cours.

www.ipreunion.com / [email protected]

   

8 Commentaire(s)

Daniel FAIVRE, Posté
Imaz press pourquoi vous supprimer mes commentaireC'est trop facile de désigner un coupable, et les adjoint et conseiller municipaux ils serve a quoi, un conseil municipale qui ferme les yeux vote, si Thierry Robert vous avait demander de vous jetez a la mer vous êtes complice, les contribuables de ST LEU soufre, toute les cantines scolaire sont dans un état lamentable, vous n'entretenez plus les routes qui sont troué, un service technique dirigé par des ânes, des diplômes pour créer des centaines de ralentisseur tous les 20 mètres, des personnes âgées abandonné, faire payer 1900' de taxe foncière a un RMISTE pour un cabanon, l'habitat insalubre, de nombreuses personnes âgées vivent dans la misère avec moins de 500'
Contribuable, depuis son mobile , Posté
Les élus que nous heritons sont les plus mauvais gestionnaires de notre société,sauf de leurs patrimoine ceux de la collectivité sont souvent pillés et la leur progresse et les électeurs continuent à leurs donner leurs confiances .
OBJECTIF POGNON , Posté
On ne peut pas s'en sortir . On met en place des gens qui ont eu un emploi pistonné dans une collectivité locale . Ils n'arrivent même pas à gérer leurs budgets personnels , comment peuvent ils réussir à gérer in budget de collectivités surtout qu'ils sont motivés que par gonfler leurs poches et celles de leurs proches . Personnellement j'émets d'énorme doutes sur la capacité des élus de gérer mon argent mieux que moi.
C pas moi c la secrétaire , Posté
C'est pas moi, c'est la secrétaire. C'est pas moi c'est mon cousin. C'est pas moi c'est les autres.
Zatte, Posté
Ôté li té pas adjoint avec l'ancienne équipe qu'il avait cautionné et pour mémoire 3 ans li lé maire de la commune et le budget voter tous les ans....
974, Posté
Il nous fait penser à Didier robert. Et ce n'est pas un compliment.
THOR, Posté
Pas courageux ce bonhomme ! ben c'est pas moi monsieur c'est lui....depuis qu'il a été élu c'est maintenant qu'il s'en aperçoit ' bizarre....encore un qui laissera pas un souvenir impérissable comme responsable politique....bon en gros il va augmenter la part communale de la taxe foncière.....faut le dire clairement coco !
Ti payet, Posté
Au bout de 3 années passé ou acuse l ancien maire , pourquoi ou là pas vue sa avant , trop facile d acusé