Lutte contre le tabagisme :

Le Département ne financera plus les patchs à la nicotine


Publié / Actualisé
À partir du 30 juin, le Département ne financera plus le dispositif d'aide au sevrage tabagique. La collectivité estime, en effet, que cela ne relève pas de sa compétence mais de celle de l'État. Toutefois, selon le Département, il ne s'agit pas d'un désengagement dans la lutte contre le tabagisme. "Nous voulons tout simplement nous recentrer sur une de nos priorités : la prévention", assure Jean-Yves Vaillant, directeur de la santé publique du conseil général.
À partir du 30 juin, le Département ne financera plus le dispositif d'aide au sevrage tabagique. La collectivité estime, en effet, que cela ne relève pas de sa compétence mais de celle de l'État. Toutefois, selon le Département, il ne s'agit pas d'un désengagement dans la lutte contre le tabagisme. "Nous voulons tout simplement nous recentrer sur une de nos priorités : la prévention", assure Jean-Yves Vaillant, directeur de la santé publique du conseil général.

Le dispositif d’aide au sevrage tabagique avait été mis en place en 2001. Selon Jean-Yves Vaillant, il s’agissait pour le conseil général de fournir "à titre gracieux" les traitements nicotiniques par patch aux services spécialisés en tabacologie des hôpitaux de l’île. Des traitements qui ne seront plus financés à partir du 30 juin.

"Cela ne relève pas de notre compétence. Le patch est un soin. Et le soin est de la compétence de l’État, donc de l’agence régionale de santé", précise le directeur de la santé publique du conseil général. "L’an dernier, nous avons déjà restreint à notre clientèle à faible revenu et aux femmes enceintes", rappelle-t-il.

Par ailleurs, le directeur de la santé publique du conseil général assure que la fin du financement de ce dispositif ne signifie pas le désengagement de la collectivité dans la lutte contre le tabagisme. "Par l’intermédiaire des associations, nous voulons nous recentrer sur la l’information et la prévention auprès des adolescents", termine-t-il.

À noter que l'enveloppe allouée à ce dispositif était de 50 000 euros.

   

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