Présentation des orientations budgétaires 2014 :

Le conseil général ne veut plus du RSA


Publié / Actualisé
Ce mardi 15 octobre 2013, la présentation des orientations budgétaires du conseil général pour l'année 2014 fut une nouvelle occasion pour la présidente Nassimah Dindar d'alerter sur la situation financière très compliquée de la collectivité, avec une nouvelle baisse des dotations de l'Etat face à l'explosion des allocations de solidarité. Le Département de La Réunion souhaite ainsi qu'on expérimente dans les DOM la recentralisation du RSA avant 2017.
Ce mardi 15 octobre 2013, la présentation des orientations budgétaires du conseil général pour l'année 2014 fut une nouvelle occasion pour la présidente Nassimah Dindar d'alerter sur la situation financière très compliquée de la collectivité, avec une nouvelle baisse des dotations de l'Etat face à l'explosion des allocations de solidarité. Le Département de La Réunion souhaite ainsi qu'on expérimente dans les DOM la recentralisation du RSA avant 2017.

"On veut juste qu’on nous enlève le RSA" : pour Nassimah Dindar, il n’y a pas 36 solutions pour redresser la situation budgétaire du conseil général de La Réunion, face aux inquiétantes perspectives d’avenir. "En 2015, ça va être terrible", confirmait à ses côtés Bachil Valy, vice-président chargé des finances.

C’est qu’en 2012, les trois allocations individuelles de solidarité (AIS) – le RSA, l’APA et la PCH – ont coûté au Département 650 millions d’euros, soit plus de 50 % du budget de fonctionnement. Et depuis la tendance est toujours à la hausse, les prévisions pour 2014 faisant état d’une augmentation de ces AIS de 35 à 50 millions d’euros.

Comme dans le même temps les recettes ne suivent pas – avec une nouvelle baisse de 4,5 millions d’euros des dotations de l’Etat pour 2014 -, le conseil général s’attend à un "effet de ciseaux" lors du croisement des courbes entre dépenses et recettes. "Tôt ou tard, le point de blocage va arriver", a estimé Nassimah Dindar.

D’où le souhait formulé de voir l’Etat reprendre à son compte le financement du RSA, un souhait émis la semaine dernière par la commission Outre-mer lors de l’assemblée des départements de France (ADF) qui s’est tenue à Lille. "Cette recentralisation est prévue pour 2017, mais c’est aujourd’hui que nous en avons besoin", a insisté Bachil Valy. Les départements ultra-marins demandent ainsi au gouvernement d’anticiper cette mesure à titre expérimental. "En 2017 il y a les élections présidentielles et je me méfie des promesses qui n’engagent personne", s’est de son côté justifiée la présidente du conseil général.

En outre, le conseil général de La Réunion s’est de nouveau interrogé sur l’égalité de traitement entre les différents départements français. "Si on applique les critères (taux de chômage, bénéficiaires du RSA, pauvreté...), La Réunion doit avoir un soutien beaucoup plus important", a souligné Bachil Valy. "On ne jette pas la pierre sur l’Etat, mais on demande plus de justice et d’équité", a-t-il poursuivi, avant de s’interroger ironiquement : "Peut-être faut-il présenter un budget déséquilibré pour être entendu ?"

Nassimah Dindar reprenait elle sa comparaison déjà usitée mais qui ne manque pas d’efficacité : "L’Etat octroie 4 euros à un Réunionnais et 54 euros à un Corrézien... Nous avons compris que nous sommes moins Français que les Corréziens !"

Quoi qu’il en soit, le conseil général devra faire en 2014 avec toujours moins de moyens. "Nous n’avons plus de bas de laine, des efforts ont été faits. Depuis 4 ans, nous donnons 20 % de moins au secteur des associations et nous avons fait des économies dans nos propres services. Nous devons optimiser nos politiques publiques", a indiqué la présidente.

Mais selon elle, ces difficultés financières posent bien d’autres questions, beaucoup plus larges. "Cela nous interroge sur notre modèle de développement, sur la gouvernance territoriale et sur le rôle des pouvoirs publics", a lancé Nassimah Dindar. "Nous devons nous interroger, au-delà des clivages politiques, sur ce dont a vraiment besoin La Réunion pour le futur", a-t-elle conclu.

www.ipreunion.com

   

3 Commentaire(s)

Phenobia, Posté
Vous Nassimah, ici à la Réunion je connais que des personnes qui vous détestent, ben faut pas s'étonner koi, en fait vous êtes une meurtrière car à votre avis, qu'allons nous faire si on a plus le RSA, déjà va y avoir des manifestations qui vont se déclencher en guerre mondiale, alors vous, ne pensez même plus sortir dans la rue, même des gardes du corps seront pas suffisants pour vous protéger, ensuite à cause de vous on deviendra des voleurs pour survivre, y aura des suicides, alors au lieu de foutre la merde, pensez plutôt à donner du boulot, chose que bien sur vous voulez pas faire, le contraire m'aurait étonnée !
Kolambi, Posté
La négociation sur la recentralisation du RSA est une occasion pour innover! Le chômage conjoncturel réunionnais reste au même niveau depuis les années 80. Le nombre de chômeurs augmente proportionnellement à la croissance démographique. Mais il faut souligner la dégradation économique depuis la fin du chantier de la route des Tamarins et les conséquences de la crise bancaire de 2008. Aussi, continuons-nous à "croire", à avoir foi au retour d'un plein emploi qui n'a jamais été à la Réunion? Négocions un revenu de base qui n'est plus, comme le RSA un "sacrifice" de ceux qui travaillent envers ceux qui ne travaillent pas mais une reconnaissance pleine et entière :
1) d'une distribution des richesses qui devient une reconnaissance que tous les réunionnais ont participé et participent à la création de richesse ici et de ce fait en bénéficient.
2) d'un revenu à chacun POUR travailler, innover, créer, s'épanouir, se sentir utile,...
3) d'une reconnaissance monétaire de la fonction sociale des individus : fonction de parents (par vocation et non par calcul), bénévolat, solidarité familiale envers ses parents, ...
4) d'un complément d'activité qui l'on peut exercer sans craindre de perdre le minimum vital (aujourd'hui le RSA, soumis de telles conditions et à de tels délais de traitements que moins vous changez de statuts moins vous prenez de risque de ne pas faire manger votre famille).
5) de redonner une place aux pères de famille qui sont punis de ne pas reconnaître leurs enfants parce qu'ils ne travaillent pas
Et pour ceux qui pensent que personne n'aura plus envie de travailler: ne restez pas sur cette certitude, demandez aux gens autour de vous, à vos collègues, vous serez surpris : la plupart des gens ne pourraient se passer de leur travail. Et puis, un peu d'humour : quelqu'un qui n'a pas envie de travailler, il faut se l'avouer, fait moins de dégâts chez lui!
Helioscindy, Posté
Bjr avant tout dite moi si vous voulait enlever le rsa. Comme vous le dite la exemple moi Maman ayant 1 Enfants handicapées à charge avec peu moyens déjà pour survenir à ces besoins si vous m enlever le rsa je vivrai comment pas d amour ni d eaux fraîches k l amour et l eaux fraîches payeron pas mes factures qui son de plus en plus chaire c est vrai qui ya beaucoup geand qui abuse mai avant d agire réfléchisser d abord. Vous allez dire chercher vous 1 boulot et moi je vous dit merde tous simplement k deja avoir s occuper d un enfant malade et monter descendre kazi 4 5 Foi pas semaine pour des rdv c du boullot sa je vous l assure