La collectivité a rappelé ses propositions faites à l'Etat :

Pauvreté : le conseil général monte au créneau


Publié / Actualisé
Plus de 40 % des Réunionnais vivent sous le seuil de pauvreté, soit 343 000 personnes. Ces chiffres ont été donnés en septembre 2013 par l'Insee de La Réunion. "Une situation hors-norme", d'après le conseil général, qui rappelle qu'il faut regrouper plusieurs collectivités de même taille pour retrouver un nombre de pauvres aussi élevé. Ce mardi 22 octobre 2013, le département souhaite une mobilisation de tous, et rappelle ses propositions faites à l'Etat l'année dernière.
Plus de 40 % des Réunionnais vivent sous le seuil de pauvreté, soit 343 000 personnes. Ces chiffres ont été donnés en septembre 2013 par l'Insee de La Réunion. "Une situation hors-norme", d'après le conseil général, qui rappelle qu'il faut regrouper plusieurs collectivités de même taille pour retrouver un nombre de pauvres aussi élevé. Ce mardi 22 octobre 2013, le département souhaite une mobilisation de tous, et rappelle ses propositions faites à l'Etat l'année dernière.

En juin 2012, le conseil général de La Réunion présentait son Livre blanc de l’urgence sociale, un texte de 70 pages accompagné de 20 propositions majeures autour du partenariat, du logement, de l’éducation et de l’exclusion. En septembre 2013, l’Insee de La Réunion confirme les craintes du département dans son rapport sur la pauvreté de l'île. "Un diagnostic partagé et confirmé par la cartographie sociale des territoires", commente le conseil général, "la grande précarité se concentre dans les quartiers et de l’ouest et du sud."

Ce mardi, Nassimah Dindar déplore "l’absence de mutualisation des acteurs intervenant dans la lutte contre la grande précarité". Le Département constate que seule une de ses propositions a été concrétisée par l’Etat : le relèvement des plafonds d’accès au tarif de première nécessité pour l’énergie. La présidente du conseil général qualifie d’inadapté le plan national de lutte contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale : "l’augmentation de certains minima sociaux dégradent encore plus nos capacités financières et notre mission d’accompagnement des publics." En effet, l’Etat prévoit une revalorisation du RSA socle de 10 % en 5 ans. Une dépense qui ne serait pas compensée et qui réduirait les moyens de la collectivité, d’après le Département.

Le conseil général a rappelé qu’il "doit pouvoir assumer pleinement son rôle de chef de file de l’action sociale". Le Département souhaite créer une gouvernance de l’urgence sociale, en partenariat avec la CCAS (Caisse centrale d’activités sociales) et les associations. A travers ses propositions, l’objectif de la collectivité est de prévenir en priorité la précarité des plus vulnérables.

Son deuxième but est de favoriser l’insertion durablement. En ce sens, le conseil général a annoncé établir des emplois aidés de 30 heures. D'une durée d'un an, renouvelable une fois, ces contrats devraient concerner les 635 bénéficiaires déjà signés. Leur salaire net mensuel passera de 872 à 1006 euros.

Le surcoût de cette mesure est estimé à 1 421 208 euros par année civile, somme financée en totalité par le Conseil Général. Nassimah Dindar a par ailleurs indiqué avoir interpellé le Gouvernement afin que cette mesure soit généralisée  à toutes les collectivités de l'île et a demandé à ce que l'Etat intervienne à part égale avec ces dernières pour financer ce surcoût.

   

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