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Conseil général: le cinquantenaire de l'histoire des "Enfants de la Creuse" commémoré


Publié / Actualisé
Ce mercredi 20 novembre 2013, journée internationale des droits de l'enfant, le conseil général a commémoré le cinquantenaire de l'histoire des "Enfants de la Creuse". Une stèle commémorative, réalisée par l'artiste Nelson Boyer, a également été inaugurée à l'aéroport Roland Garros, "lieu de séparations et de retrouvailles". "Aujourd'hui, on accepte de reconnaître la souffrance que l'on a déposée chez ces enfants arrachés à leurs familles", a déclaré Nassimah Dindar, présidente du conseil général.
Ce mercredi 20 novembre 2013, journée internationale des droits de l'enfant, le conseil général a commémoré le cinquantenaire de l'histoire des "Enfants de la Creuse". Une stèle commémorative, réalisée par l'artiste Nelson Boyer, a également été inaugurée à l'aéroport Roland Garros, "lieu de séparations et de retrouvailles". "Aujourd'hui, on accepte de reconnaître la souffrance que l'on a déposée chez ces enfants arrachés à leurs familles", a déclaré Nassimah Dindar, présidente du conseil général.

"Il ne m’appartient pas d’écrire l’histoire. Le conseil général n’est pas responsable de la politique de l’administration qui l’a précédé dans la mission de protection de l’enfance et de la famille car ce n’est qu’à partir de mars 2007 que la Loi réforme le dispositif de protection de l’enfance, et consacre la collectivité comme chef de file dans ce domaine. Cependant aujourd’hui, c’est une nécessité, un devoir de restituer la mémoire de ces enfants, dans leur île, dans les livres d’histoire, dans la mémoire collective et dans l’espace public de La Réunion", a ainsi expliqué Nassimah Dindar.

Également présents, les "Enfants de la Creuse" se sont ensuite exprimés, tour à tour. Pour Jean-Jacques Martial, président du comité national des Déportés de la Creuse, cette reconnaissance est essentielle. "Elle va nous permettre d’avoir moins de souffrance car on ne peut pas effacer des années d’exil. (...) Cette journée, cette œuvre, cette reconnaissance, nous les dédions, à nous, mais également à tous les Réunionnais car c’est une histoire de La Réunion et de toute la France", a-t-il ajouté.

À noter qu'une minute de silence a également été observée.

   

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