Mobilisations des jeunes contre la chaleur :

Nassimah Dindar : pas de climatiseurs dans les collèges, mais un aménagement du calendrier


Publié / Actualisé
Suite aux mobilisations des collégiens et des lycéens se plaignant de la chaleur, Nassimah Dindar se déclare favorable à un calendrier scolaire "prenant davantage en compte les réalités climatiques réunionnaises". La présidente du conseil général indique également que "la climatisation des 3 000 salles de classe des collèges est une action techniquement difficile voire impossible et économiquement très lourde".
Suite aux mobilisations des collégiens et des lycéens se plaignant de la chaleur, Nassimah Dindar se déclare favorable à un calendrier scolaire "prenant davantage en compte les réalités climatiques réunionnaises". La présidente du conseil général indique également que "la climatisation des 3 000 salles de classe des collèges est une action techniquement difficile voire impossible et économiquement très lourde".

Concernant les lycéens et collégiens descendus dans la rue ces jours derniers pour se plaindre de la chaleur, Nassimah Dindar estime que "leurs demandes sont légitimes", même si la présidente du conseil général "regrette toutefois les débordements qui ont pu être constatés lors de certaines de ces manifestations".

Dans un communiqué publié ce mardi 28 janvier 2014, elle considère que "ces difficultés de travail sont réelles tant pour les élèves que pour les personnels", ajoutant qu’elles sont "dues principalement à des rentrées scolaires au cœur de l’été austral".  Nassimah Dindar est donc "favorable à un calendrier prenant davantage en compte les réalités climatiques réunionnaises".

Le conseil général indique par ailleurs que "la climatisation des 3000 salles de classes des collèges est une action techniquement difficile voire impossible et économiquement très lourde". La collectivité ajoute que "sur le plan technique, cela représenterait l’installation de 6000 climatiseurs et le remplacement de la majorité des menuiseries extérieures (nacos), mais surtout nécessiterait la production par EDF d’un minimum de 4500 MWh (Mégawatts-heure) par an, ce qui aujourd’hui est inenvisageable compte tenu de la situation tendue du réseau actuel".

Pour la construction des nouveaux bâtiments, le conseil général affirme notamment s’être "inspiré de la sagesse réunionnaise en appliquant des principes connus et reconnus : orientation des bâtiments par rapport aux vents dominants et au soleil ; ventilation naturelle traversante ; protections solaires : matériaux isolants, protection des toitures, des murs de façades et des baies ; utilisation des brasseurs d’air (...)."

   

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