Santé :

Saint-Paul : la photographie pour aider les patients du centre de ressources NOE


Publié / Actualisé
L'artiste photographe Marie Manecy a mis en oeuvre entre septembre et novembre 2020 un projet photographique en partenariat avec l'unité psycho-trauma - centre de ressources NOE de Saint-Paul. Cet atelier a été construit en partenariat avec l'équipe soignante autour d'un partage de création photographique avec dix patients du nord et de l'ouest. Ils ont ainsi été amené à réaliser des photographies avec du matériel de prise de vue et un studio professionnel. Une première restitution à huit clos avec les participants, leurs familles et l'équipe de l'unité psycho-trauma s'est tenue le mardi 19 janvier au café culturel La Cerise à Saint-Paul. (Photos : EPSMR)
L'artiste photographe Marie Manecy a mis en oeuvre entre septembre et novembre 2020 un projet photographique en partenariat avec l'unité psycho-trauma - centre de ressources NOE de Saint-Paul. Cet atelier a été construit en partenariat avec l'équipe soignante autour d'un partage de création photographique avec dix patients du nord et de l'ouest. Ils ont ainsi été amené à réaliser des photographies avec du matériel de prise de vue et un studio professionnel. Une première restitution à huit clos avec les participants, leurs familles et l'équipe de l'unité psycho-trauma s'est tenue le mardi 19 janvier au café culturel La Cerise à Saint-Paul. (Photos : EPSMR)

"Marie Manecy mène un travail long terme sur le rapport au corps, l’identité et le mouvement, avec plusieurs résidences artistiques en territoire scolaire au cours des deux dernières années. Elle a par ailleurs présenté en 2018 un travail de nus en clair-obscur, autour précisément de l’acceptation de soi et de l’image du corps, qui a été exposé lors du congrès de l’unité psycho trauma sur les violences sexuelles en décembre 2018.

- Le projet artistique -

Formée à la photographie sociale à visée thérapeutique, elle a poursuivi sa recherche artistique sur la relation au corps et l’identité avec le public de l’unité fonctionnelle de psycho-trauma dans le cadre du dispositif Culture Santé dédié à intégrer l’art en santé. Cet atelier a été construit en partenariat avec l’équipe soignante autour d’un partage de création photographique avec dix patients du nord et de l’ouest, participant ou non aux groupes de parole. Le public a été amené à réaliser des photographies avec du matériel de prise de vue et un studio professionnel au cours d’un processus de création de 6 séances soit 12 heures par patient réparties entre l’EPSMR de Cambaie et de Saint Denis.

Il s’agissait d’ouvrir les publics à une meilleure connaissance d’eux au travers de l’art et de les amener à réfléchir à leur démarche de soins, leur mise en mouvement et leur rétablissement. Plus largement, il a été aussi proposé aux participants de s’intéresser aux expositions et autres partages autour de l’art visuel. Du fait de l’impact de l’art dans la démarche de soin, qui permet d’aborder de façon complémentaire le parcours thérapeutique, chaque séance s’est déroulée en présence d’un membre de l’unité au minimum, présent pour accompagner individuellement les participants en cas de besoin.

Les participants ont donc mené leur propre recherche esthétique et développé une intention
artistique autour du thème de la chrysalide et du mouvement, guidés sur le plan technique et esthétique par la photographe. Ils ont eu recours à des cocons de tissus, à l’expression du
mouvement entre flou et netteté, à l’exploration de l’image fixe et de décomposition du geste que permet l’effet stroboscopique. La fin du projet a donné lieu à la réalisation d’un portrait en binôme afin de poser un regard sur soi et sur le mouvement intérieur ainsi vécu.

Ce projet a fait l’objet d’une première restitution à huit clos avec les participants, leurs familles et l’équipe de l’unité psychotrauma – centre de ressources Noé le mardi 19 janvier au café culturel La Cerise à Saint Paul.

- Le résultat du projet -

Pour certains les images les ont aidés à prendre conscience de leur carapace de béton et du premier pas vers l’allégement, la respiration et le mouvement.  Pour d’autres c’est se voir enfin vivante et belle. C’est aussi beaucoup d'étonnement et d'émerveillement face à ce dont elles ne se croyaient pas capables, se regarder, être regardée, apprécier ce regard et poser en retour un regard plus aimant sur elles-mêmes.

Ce parcours créatif riche au sein du projet Chrysalide conforte l’importance des médias artistiques pour permettre l'émergence d'émotions enfouies et de la photo en particulier qui relie l’esprit avec le corps blessé. Cette puissance du travail artistique favorise la réappropriation de soi-même, la résilience et le cheminement thérapeutique pour une meilleure qualité de vie."

   

1 Commentaire(s)

PATER, Posté
Une participation importante a la prise de position devant la situation que chacun peut aborder dans sa vie Félicitations