Rencontre avec la filière canne :

Le Département soutient les planteurs face aux crises rencontrées


Publié / Actualisé
Lundi 16 mai 2022, Cyrille Melchior, président du Conseil départemental a rencontré les acteurs de la filière canne. Autour de la table, le Comité Paritaire interprofessionnel de la Canne et du Sucre (CPCS), la Confédération Générale des Planteurs et Éleveurs de La Réunion (CGPER), la Fédération Départementale des Syndicats d'Exploitants Agricoles (FDSEA), le syndicat agricole " Unis pour nos agriculteur " (UPNA) et le Syndicat du sucre ont pu rendre compte des difficultés qui bouleversent la filière dans un contexte de crise aggravée par la forte inflation. Nous publions ci-dessous le communiqué du Département de La Réunion. (Photo : Conseil Départemental)
Lundi 16 mai 2022, Cyrille Melchior, président du Conseil départemental a rencontré les acteurs de la filière canne. Autour de la table, le Comité Paritaire interprofessionnel de la Canne et du Sucre (CPCS), la Confédération Générale des Planteurs et Éleveurs de La Réunion (CGPER), la Fédération Départementale des Syndicats d'Exploitants Agricoles (FDSEA), le syndicat agricole " Unis pour nos agriculteur " (UPNA) et le Syndicat du sucre ont pu rendre compte des difficultés qui bouleversent la filière dans un contexte de crise aggravée par la forte inflation. Nous publions ci-dessous le communiqué du Département de La Réunion. (Photo : Conseil Départemental)

Cyrille Melchior a partagé les inquiétudes des planteurs et l’incertitude qui plane sur le devenir de la filière à l’aune des négociations qui se sont engagées dans le cadre de la convention canne 2022-2027. Baisse significative des tonnages, érosion des revenus des planteurs, augmentation des coûts de production…Les représentants de la canne ont énuméré les difficultés conjoncturelles mais aussi structurelles du secteur.

Le président a alors confirmé que " Le maintien d’un espace cannier d’au minimum 22 hectares constitue une orientation prioritaire du projet de mandature au regard du rôle pivot de la filière canne pour l’agriculture réunionnaise. Le Département accompagne déjà les planteurs dans le cadre de son plan AGRIPéi 2030 pour augmenter les performances des exploitations, les rendements au champ, et valoriser les différents produits de la canne ainsi que les complémentarités inter-filières."

De concert, les propositions d’un accompagnement départemental renforcé se sont construites aux termes des échanges de la matinée.

Le Département entend donc poursuivre ses efforts via le FEADER dans le soutien aux investissements en faveur de la canne et également contribuer à la mise en place d’un fond local pour soutenir la trésorerie des entreprises agricoles.

Un renfort des aides de L’État est aujourd’hui indispensable pour répondre à l’urgence de la situation, c’est pourquoi la collectivité appelle à la signature de la convention 2022-2027 fixant les conditions de production et d’achat de la canne entre les planteurs et les industriels.

Pour aller plus loin, le Département demande également la création d’un plan de résilience pour la filière végétale et notamment la filière canne à sucre et souhaite avec l’ensemble de la filière inviter les ministres concernés à La Réunion.

Cyrille Melchior : " l’action doit être collective pour donner un nouveau souffle à l’agriculture cannière et soutenir nos planteurs ".



 

   

1 Commentaire(s)

Batofou974, Posté
1/ "Le président a alors confirmé que " Le maintien d'un espace cannier d'au minimum 22 hectares constitue une orientation prioritaire du projet de mandature au regard du rôle pivot de la filière canne pour l'agriculture réunionnaise."Avec 22 ha, la canne a de beaux jours devant elle ! Disons 22 000: effectivement la monoculture industrielle, agrochimique de la canne, a accaparé les terres et les meilleures sont pour l'essentiel entre les mains des gros planteurs, support de TEREOS, 2/ "Un renfort des aides de L'État est aujourd'hui indispensable pour répondre à l'urgence de la situation": comment rester assisté, en trayant la vache à lait de l'État, c'est à dire de l'impôt des citoyens qui aimeraient beaucoup qu'il soit utilisé pour nourrir correctement et sainement la population!3/ "Cyrille Melchior : " l'action doit être collective pour donner un nouveau souffle à l'agriculture cannière et soutenir nos planteurs ": oui, collective, à la condition que l'action soit dans l'intérêt général, celui d'une transition agroécologique et alimentaire de plus en plus urgente, qui respecte la biodiversité, les sols et les nappes d'eaux, les besoins alimentaires fondamentaux des animaux et des humains.Le PIVOT, c'est celui du choix vertueux et vital: le changement du système actuel polluant et mortel, pour les agricultrices et agriculteurs en premier lieu, pour les générations présentes et futures mises au défi d'un changement climatique catastrophique!Alors soutenir les "canniers"' OUI, sans hésitation. mais pour les accompagner techniquement, économiquement, administrativement, HUMAINEMENT, dans une reconversion agricole accélérée qui leur offre une porte de sortie, par le haut, d'une production happée depuis des décennies par l'industrie et la finance multinationales.