À situation exceptionnelle, comportements exceptionnels :

Le confinement a changé (peut-être durablement) notre manière de consommer


Publié / Actualisé
Cela fait maintenant un peu plus de huit semaines que la population est confinée chez elle, le temps passe et à situation exceptionnelle, comportements exceptionnels : la farine et les oeufs par exemple sont introuvables mais où sont-ils passés ? Ennui, peur de manquer de réserves, ou entraides, quels sont ces préoccupations qui nous ont poussé à changer nos habitudes de consommation (Photo rb/www.ipreunion.com)
Cela fait maintenant un peu plus de huit semaines que la population est confinée chez elle, le temps passe et à situation exceptionnelle, comportements exceptionnels : la farine et les oeufs par exemple sont introuvables mais où sont-ils passés ? Ennui, peur de manquer de réserves, ou entraides, quels sont ces préoccupations qui nous ont poussé à changer nos habitudes de consommation (Photo rb/www.ipreunion.com)

Dès le début du confinement nous avons eu à faire à des scènes inattendues. Des rayons de pâtes, de papiers toilettes, ou encore d’essuie-tout totalement dévalisés. Partout en France, les mêmes scènes : des clients paniqués se ruant dans les magasins d’alimentation pour faire des provisions. "Le panier moyen dépensé par famille est passé de 45 euros à 75 euros durant cette période de confinement. Nous avons moins de monde, mais les gens dépensent plus" indique Guillaume Kin Siong, représentant les commerces indépendants Super U. "Dans les représentations des gens, a minima, manger des pâtes, c’est se nourrir. Ce sont aussi des produits qu’apprécient les enfants. Il y a aussi une forme de réflexe de guerre" ajoue-t-il. "Ce sont des produits qui se stockent facilement et qui ne sont pas très cher. Et tout le monde peut préparer des pâtes. Ça ne demande pas un savoir-faire culinaire particulier" précise la direction générale de Leclerc. Mais au bout de presque 2 mois de confinement on remarque de nouveaux changements dans les habitudes de consommations.

- Le fait-maison à son apogée -

Les enseignes doivent s’adapter au confinement mais les consommateurs aussi. Si vous avez l’impression d’avoir moins de choix sur vos produits dans les grandes surfaces, c’est normal, les producteurs préfèrent jouer la carte de la quantité plutôt que la qualité. "Depuis le confinement, certaines marques ne sont plus présentes dans nos rayons, alors oui ça créer des vides, mais nous nous adaptons tous à cette situation exceptionnelle pour limiter la pénurie" annonce Ajaguy Permale, direction générale de la communication Leclerc.

La situation actuelle a changé nos habitudes d’achat : certains produits ont la côte en ce moment. "On s’ennuie en confinement, alors beaucoup se sont mis à la cuisine. Et si l’on y réfléchit les œufs et la farine sont les éléments de base" lance Coline, sur Facebook.

Impossible de louper les multitudes de cours de cuisine et de propositions de recettes qui circulent ! Impossible aussi de louper les injonctions du "restez en forme", "Bougez, mangez sain, mangez 5 fruits et légumes par jour "... C’est pourquoi les habitants confinés passent derrière les fourneaux et innovent pour trouver de nouvelles recettes.

La population semble davantage acheter de fruits et légumes.  En se remettant à la cuisine la quête de produits frais, accessible facilement, est relancée. "Pour ce qui est de la viande, j’achète des surgelés c’est plus pratique vu que les bouchers sont fermés" continue Coline. Le temps que le confinement nous offre est, pour la plupart, mis à profit pour améliorer son alimentation.

- Le retour des produits locaux -

Depuis quelques années, les consommateurs valorisent les produits locaux, et de proximité. La recherche de ces produits est d’autant plus renforcée pendant la crise : cela annonce peut-être de nouvelles habitudes alimentaires pour l’après confinement. Une bonne nouvelle et une lueur d’espoir pour nos commerçants. "Avec la réduction des frets aériens, la grande distribution n’est pas prioritaire, nous sommes donc approvisionnés moins souvent. Nous avons fait le choix responsable de laisser place aux produits de santé dans les avions.  Pour lutter face à cela on donne priorité aux produits frais et locaux. Nos rayons sont toutes la journée alimenter en fruits et légumes  explique Guillaume Kin Siong.

Difficile de s’approvisionner directement auprès des producteurs locaux depuis la décision du gouvernement de fermer les marchés ouverts et couverts. Pour continuer à faire vivre les circuits courts, de nombreux services de livraison  ont vu le jour. "Je pense que la pandémie a fait émerger du noir, mais elle a aussi fait apparaître une forme de résilience et de solidarité" précise Coline.

Est-ce que la crise du covid-19 nous amènera à changer nos habitudes alimentaires sur le long terme ? Le bio, le local, le fait-maison ? C’est en tout cas ce qui commence à se dessiner. "La leçon que l'on pourrait tirer après la période de confinement, c'est qu'on s'en est plutôt bien sortis. On a réussi à manger, à se débrouiller avec ce que l'on avait même si nos habitudes ont été chamboulées" conclut-elle.

es / www.ipreunion.com / [email protected]

   

2 Commentaire(s)

Colin, Posté
Tout un article basé sur l'opinion de "Coline" sur Facebook... navrant...
Daniel, Posté
Des esclaves de la grande distributions, et de la malbouffe heureux, la pauvreté n'est pas que financière, savoir géré c'est pas pour demain, ils ne savent que dépenser achetez de l'inutile, si c'est trop chère, les commerçant vous oblige t-il a remplir les cadi, la grande distribution vous dit merci et vous offre une sucette