Les premières injections auront lieu dans deux EHPAD :

Covid-19 : la France débute sa campagne de vaccination


Publié / Actualisé
La vaccination commence ce dimanche 27 décembre 2020 en France, où plus de 62.000 personnes sont mortes après avoir été infectées par le coronavirus, comme dans toute l'Union européenne. Les premières injections auront lieu dans deux établissements pour personnes âgées, à Sevran (Seine-Saint-Denis) et Dijon. Les premières doses du vaccin contre le Covid-19 développé par l'américain Pfizer et l'allemand BioNTech ont été acheminées samedi peu avant 7 heures à la pharmacie centrale des Hôpitaux de Paris, en banlieue parisienne, selon une journaliste de l'AFP sur place. A La Réunion, un avion militaire livrera deux congélateurs très basse température pour le stockage des vaccins. (Photo AFP)
La vaccination commence ce dimanche 27 décembre 2020 en France, où plus de 62.000 personnes sont mortes après avoir été infectées par le coronavirus, comme dans toute l'Union européenne. Les premières injections auront lieu dans deux établissements pour personnes âgées, à Sevran (Seine-Saint-Denis) et Dijon. Les premières doses du vaccin contre le Covid-19 développé par l'américain Pfizer et l'allemand BioNTech ont été acheminées samedi peu avant 7 heures à la pharmacie centrale des Hôpitaux de Paris, en banlieue parisienne, selon une journaliste de l'AFP sur place. A La Réunion, un avion militaire livrera deux congélateurs très basse température pour le stockage des vaccins. (Photo AFP)

Quelque 19.500 doses du vaccin contenues dans 3.900 flacons, selon l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), ont été transportées à bord d'un camion réfrigéré qui a fait le voyage depuis l'usine de Pfizer à Puurs, dans le nord-est de la Belgique. "C'est historique, il s'agit des toute premières doses", s'est réjoui le chef du pôle pharmacie hospitalière des Hôpitaux de Paris, Franck Huet.

A la pharmacie centrale de l'AP-HP, le produit était reconditionné samedi matin avant sa réexpédition vers l'unité de soins de longue durée de l'hôpital René-Muret de Sevran et le centre gériatrique de Champmaillot au CHU de Dijon. Six flacons seront livrés en Bourgogne, trois en Seine-Saint-Denis, selon l'AP-HP. L'arrivée dans l'UE du vaccin Pfizer-BioNTech a été validée lundi par l'Agence européenne du médicament. Le feu vert français a ensuite été délivré jeudi par la Haute autorité de santé (HAS).

Le lancement de la campagne de vaccination est très attendu alors qu'un premier cas de contamination par le variant du Covid-19 apparu au Royaume-Uni a été détecté en France vendredi, à Tours, chez un Français résidant habituellement en Grande-Bretagne. La campagne pour les 7.000 Ehpad de France, leurs résidents et leurs soignants susceptibles de développer des formes graves du Covid ne démarrera réellement à grande échelle que début 2021.

Après les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, ou plus récemment la Suisse, la France débutera sa campagne de vaccination contre le Covid-19 deux jours après Noël, comme toute l'Union européenne. Cela "commencera dans un petit nombre d'établissements pour personnes âgées, et s'élargira progressivement à toute la France en janvier", avait annoncé mardi soir le ministre de la Santé Olivier Véran. Ainsi, quelques résidents d'établissements pour personnes âgées et leurs soignants - désignés publics prioritaires - devraient recevoir la première injection du vaccin développé par l'américain Pfizer et l'allemand BioNTech, le seul sur le marché actuellement.

Les premiers flacons sont arrivés samedi sur le sol français, après un voyage sous haute sécurité. Ce dimanche, le vaccin sera administré à des résidents de deux établissements, l'un situé en Seine-Saint-Denis, un département qui a payé un lourd tribut au Covid (près de 1.500 morts), l'autre en Bourgogne-Franche-Comté, une des régions où le taux d'incidence du virus est le plus élevé.

Ces lieux sont le centre gériatrique de Champmaillot, un service spécialisé de 60 lits pour des personnes de grand âge qui dépend du CHU de Dijon, et l'unité de soins de longue durée de l'hôpital René-Muret de Sevran (AP-HP).

Attendue début 2021, cette première campagne de vaccination dès dimanche a surpris un secteur qui a pris de plein fouet la crise sanitaire et dont les personnels sont à bout de souffle en cette veille de fêtes.

La vaccination contre le Covid-19 n'est pas obligatoire et repose sur le volontariat. Réalisée sur prescription médicale, elle doit être précédée d'une consultation pré-vaccinale pour déceler d'éventuelles contre-indications, allergies ou infections, et recueillir le consentement de la personne.

- Congélateur dédié -

Si la personne ne peut donner un consentement "éclairé", son représentant légal, sa "personne de confiance", ou à défaut une personne de sa famille pourra faire le choix pour elle, indique le protocole vaccinal envoyé par le ministère de la Santé à tous les Ehpad. Sans accord, il n'y aura pas de vaccination.

Selon les données publiées vendredi soir par Santé publique France, le Covid a tué 159 personnes dans les hôpitaux en 24 heures (après 292 jeudi), portant le bilan des décès à 62.427 (dont 43.232 à l'hôpital) depuis le début de la pandémie.

Les autorités sanitaires craignent que les fêtes de fin d'année entraînent un rebond de l'épidémie, en favorisant la promiscuité sociale. Mettant en garde contre une "troisième vague évidente", l'urgentiste Patrick Pelloux a appelé les malades "qui sont potentiellement graves et qui ont pour l'instant échappé au coronavirus" à se "faire vacciner".

L'arrivée dans l'UE du vaccin Pfizer-BioNTech a été validée lundi par l'Agence européenne du médicament. Le feu vert français a ensuite été délivré jeudi par la Haute autorité de santé (HAS). Le vaccin "peut être utilisé chez les personnes de 16 ans et plus", "du fait de son efficacité et de son profil de tolérance satisfaisant", a estimé l'autorité sanitaire à la veille de Noël. Ce produit, baptisé Comirnaty, est "très bien toléré", avec "très peu d'effets secondaires graves", a-t-elle indiqué.

Après l'expérience de dimanche, des livraisons de vaccins plus importantes sont prévues début janvier. La campagne pour les 7.000 Ehpad de France, leurs résidents et leurs soignants susceptibles de développer des formes graves du Covid ne démarrera réellement à grande échelle que début 2021. Les arrivages de vaccins sont échelonnés pour des contraintes de production et d'acheminement, mais aussi de conservation, le Pfizer BioNTech devant être stocké à -80°C.

Cette semaine, la possibilité de voir conditionnés certains déplacements à la vaccination, évoquée dans un récent projet de loi, a suscité des réactions enflammées de l'opposition, redoutant une restriction des libertés. Au point que le gouvernement a renvoyé l'examen du texte à plus tard, pas "avant d'être sorti de la crise", a dit mardi Olivier Véran.

www.ipreunion.com avec l'AFP

   

1 Commentaire(s)

Mayaqui, depuis son mobile, Posté
Si on veut bouger, va falloir y passer .....