La rectrice à la rencontre des élèves :

De la septaine au nouveau bac... la rentrée marquée par de nombreuses questions


Publié / Actualisé
Ce lundi 25 janvier 2021 marque la rentrée scolaire post vacances d'été. Plus de 216.000 élèves de maternelle, primaire, collège et lycée reprennent les cours. Mais la crise sanitaire, dominée dorénavant par l'apparition du variant sud-africain à La Réunion, gangrène une nouvelle fois le retour sur le chemin de l'école. Tous en masques, élèves comme parents se posent de nombreuses questions sur les restrictions sanitaires renforcées et la mise en place d'une septaine au retour de Métropole. Pour les lycéens en classe de Terminale dont le baccalauréat se fera uniquement en contrôle continu, les préoccupations vis-à-vis de leur avenir étudiant sont multiples. La rectrice Chantal Manès-Bonnisseau est allée à leur rencontre ce lundi matin. (Photos mm/www.ipreunion.com)
Ce lundi 25 janvier 2021 marque la rentrée scolaire post vacances d'été. Plus de 216.000 élèves de maternelle, primaire, collège et lycée reprennent les cours. Mais la crise sanitaire, dominée dorénavant par l'apparition du variant sud-africain à La Réunion, gangrène une nouvelle fois le retour sur le chemin de l'école. Tous en masques, élèves comme parents se posent de nombreuses questions sur les restrictions sanitaires renforcées et la mise en place d'une septaine au retour de Métropole. Pour les lycéens en classe de Terminale dont le baccalauréat se fera uniquement en contrôle continu, les préoccupations vis-à-vis de leur avenir étudiant sont multiples. La rectrice Chantal Manès-Bonnisseau est allée à leur rencontre ce lundi matin. (Photos mm/www.ipreunion.com)

Après avoir démarré la journée à l’école primaire Évenor Lucas à Saint-Gilles, pour parler accueil périscolaire, la rectrice Chantal Manès-Bonnisseau s'est rendue au lycée Évariste de Parny à Plateau Caillou (Saint-Paul). L'occasion d'aborder plus précisément le contexte sanitaire autour de cette rentrée, marquée notamment par une nouveauté : la mise en place d'une septaine pour les enseignants et les élèves de retour de voyage.

Selon le rectorat, aucun professeur ou élève n'était absent dans l'école Evenor Lucas, tandis que 14 enseignants et 14 lycéens se trouvent en septaine pour ce qui est de l'établissement Evariste de Parny - sur un total de 1.496 élèves et 120 enseignants dans ce lycée. "Il n'y a pas à remplacer ces professeurs, ils assurent une continuité pédagogique" explique la rectrice. "Ils envoient des devoirs à leurs élèves, et restent en relation avec la classe. On s'organise." Cette rentrée se fait donc de façon "échelonnée" le temps que tous les élèves et enseignants reviennent en classe. A l'échelle départementale, ce sont 5% des enseignants qui se trouvent en septaine, soit 800 professeurs environ.

Lire aussi - Septaine oblige : 800 enseignants ne seront pas en classe

La proviseure Dominique Rémy détaille le déroulement de cette continuité pédagogique pendant la septaine. Regardez :

- Le baccalauréat à nouveau chambouulé -

Du côté des élèves de Terminale, la question du bac occupe tous les esprits. Les premières épreuves de spécialité du nouveau baccalauréat, qui comptent pour un tiers de la note finale, sont en effet annulées au profit du contrôle continu en raison de la crise sanitaire. L'occasion pour la rectrice de faire le point avec les lycéens. "Le message important c'est de travailler tout au long de l'année, c'est finalement le sens de la réforme du bac. N'ayez pas peur de ce contrôle continu, au contraire" indique la rectrice face aux élèves.

Dans le cours de spécialité SES (sciences économiques et sociales) qui mélange sept classes, plusieurs mains se lèvent. "Le coefficient des spécialités va-t-il être adapté aux moyennes ?" interroge Victor, 17 ans. "Ce qui est changé, c'est le mode d'évaluation, pas les coefficients" lui répond la rectrice. "Le rectorat dit prendre en compte les difficultés de ces deux années marquées par la Covid, mais les facs vont-elles le faire pour être accepté ou non en licence ?" demande Julia, 17 ans également. "Des mesures spécifiques ont été prises lors du dernier bac, face à l'augmentation du taux de réussite. Des places ont été ouvertes en BTS et en licence" rappelle Chantal Manès-Bonnisseau.

Face aux questions (parfois multiples) des parents et les interrogations des élèves, la rectrice se veut rassurante. "Nous sommes là pour donner des outils à ces jeunes, pour aider cette génération marquées par tous ces boulevsersements. Les inquiétudes sont légitimes mais ce matin je vois ces élèves, je les sens confiants malgré tout. Et nous sommes là pour les soutenir."

mm/www.ipreunion.com / [email protected]

   

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