13 nouveaux cas de variants sur l'île :

Covid-19 : un premier cas de variant brésilien à La Réunion


Publié / Actualisé
Les autorités réunionnaises ont confirmé le premier cas de variant brésilien de la Covid-19 dans l'île ce jeudi 4 février 2021. Il a été détecté lors du séquençage de 22 tests le 1er février dernier, qui a mis en évidence la présence de 13 variants au total. 11 cas du variant sud-africain et un cas du variant britannique ont par ailleurs été confirmés. A noter que les deux premiers cas autochtones du variant sud-africain ont aussi été relevés (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)
Les autorités réunionnaises ont confirmé le premier cas de variant brésilien de la Covid-19 dans l'île ce jeudi 4 février 2021. Il a été détecté lors du séquençage de 22 tests le 1er février dernier, qui a mis en évidence la présence de 13 variants au total. 11 cas du variant sud-africain et un cas du variant britannique ont par ailleurs été confirmés. A noter que les deux premiers cas autochtones du variant sud-africain ont aussi été relevés (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)

Concernant le variant sud-africain, neuf personnes sur 11 ont pu être jointes, tandis que deux personnes sont restées injoignables. L’origine de la contamination sur les sept personnes "tient à un retour de voyage, principalement de Mayotte, tandis que deux personnes sont classées autochtones" a précisé la préfecture. Sur les neuf personnes, trois sont encore soumises à l’isolement, tandis que l'analyse des contacts est en cours.

Le variant britannique, lui, a été détecté chez une personne venant de métropole qui n’a pas déclaré de contact.

- Les cas se multiplient -

Le nombre de cas de variant est en forte augmentation, alors que le premier avait été détecté à La Réunion le 17 janvier dernier, à l'issue d'une évacuation sanitaire en provenance des Comores. Le patient est d'ailleurs décédé le 29 janvier dernier au CHU de Bellepierre.

Lire aussi : Covid-19 : un décès porteur du variant sud-africain, 92 nouveaux cas en deux jours

Un deuxième cas avait été confirmé dès le lendemain, cette fois-ci chez une femme mahoraise, qui rejoignait son fils et qui avait été positive à Mayotte. Elle avait pu prendre l'avion une fois déclarée négative, mais est considérée comme porteuse du variant suite au séquençage réalisé sur son dépistage.

Les cas se sont ensuite enchaînés : deux confirmés le 20 janvier, en provenance de Mayotte et des Comores, puis cinq autres personnes le 25 janvier en provenance de Mayotte ou dont des proches y avaient récemment voyagé. Trois enfants étaient par ailleurs concernés.

Enfin, le premier cas du variant britannique a été confirmé ce lundi 1er février par les autorités : il s'agit d'un Réunionnais qui s'est rendu en vacances en Métropole et qui est rentré sur l'île le 22 janvier dernier. Il a depuis été déclaré guéri selon les autorités sanitaires

Au total, ce sont 23 cas des différents variants qui ont été détectés dans l'île. Une multiplication qui a de quoi inquiéter, alors que ces derniers sont considérés comme plus contagieux que la Covid-19 "classique". Si l'efficacité des vaccins ne semble pas être remise en cause concernant le variant britannique, elle l'est par contre pour celui sud-africain. Une situation qui alarme les autorités locales, qui n'excluent pas un tour de vis pour tenter d'endiguer la propagation des variants.

- Une situation sanitaire qui se dégrade -

La situation sanitaire de l'île s'est en effet dégradée ces dernières semaines, avec un taux d'incidence qui approche dangereusement des 50 pour 100.000 habitants. Si le seuil d'alerte devait être dépassé, des mesures devront être prises. Les centres commerciaux non alimentaires de plus de 20.000 m2 seront fermés.

Si le taux d'incidence dépasse le 100, le couvre-feu à partir de 22h sera mis sur la table. Il pourra être territorialisé à l'échelle d'une commune. Si la hausse dépasse 125 pour 100.000, le couvre-feu passera à 18h. Enfin si le taux d'incidence dépasse 150, un conseil de crise sera réuni pour statuer sur le confinement du territoire

A Mayotte, le confinement a d'ailleurs dû être décidé alors que le variant sud-africain circule désormais dans tous l'archipel. Les communes de Pamandzi, Boueni et Dzaoudzi ont d'ailleurs été reconfinées dès le 29 janvier dernier.

www.ipreunion.com / [email protected]

   

7 Commentaire(s)

Chris, Posté
Pourquoi des tests Covid 19 ne sont pas faits par commune sur les eaux usées? Ce qui permettrait d'identifier les clusters, que fait l'ARS?
Chris, Posté
le virus et les variants sont arrivés par avion, comment se fait il que les mesures sanitaires à l'aéroport ne soient pas renforcées, une septaine morale, c'est n'importe quoi? il en est de la responsabilité de l'ARS et du préfet
Laurcas, Posté
Expliquer moi, comment des cas autochtone qui ne sont pas cas contact peuvent être détecté avec un variant ?
Jérome, Posté
Prudence...prudence...
Sandrine, Posté
i sorte Mayotte la bas , i amène ssa ici!!!Ou soit na cet i ssa voyage en France en vacance et i ramene ssa ici!! Et c nous qui devrons bientot subir des restrictions??? Hors de question!!!
Fabs, Posté
C'est cool. On est loin des seuils.
Question, Posté
Comment sont arrivés ces cas variant à la Reunion ? Bientot on nous dira c'est endémique ! Foutage de gueule !