[LIVE] 25 evasan accueillies ces derniers jours :

Renforts humains et sanitaires au CHU, bientôt 80 lits en réanimation


Publié / Actualisé
Dans le contexte sanitaire que l'on connaît, marqué par une résurgence du Covid-19 notamment à Mayotte, l'agence régionale de santé (ARS) de La Réunion fait le point sur les objectifs et modalités de prise en charge des malades bénéficiant d'une évacuation sanitaire (evasan) vers La Réunion. Actuellement ce sont 5 à 6 personnes qui arrivent dans les hôpitaux de l'île en moyenne chaque jour. Les evasan représentent 30% des hospitalisations de l'île. Suivez notre live
Dans le contexte sanitaire que l'on connaît, marqué par une résurgence du Covid-19 notamment à Mayotte, l'agence régionale de santé (ARS) de La Réunion fait le point sur les objectifs et modalités de prise en charge des malades bénéficiant d'une évacuation sanitaire (evasan) vers La Réunion. Actuellement ce sont 5 à 6 personnes qui arrivent dans les hôpitaux de l'île en moyenne chaque jour. Les evasan représentent 30% des hospitalisations de l'île. Suivez notre live

Suivez notre live à l'ARS :

  • IPR

    Un cluster en cours d'investigation à Grand ilet

    Celui-ci s'est déclaré suite à une veillée funéraire.

  • IPR

    Les patients comoriens plutôt évacués vers la Métropole

    Des ressortissants des Comores également sont pris en charge, mais ils vont être redirigés vers la Métropole désormais "pour que l'effort se concentre sur les Mahorais et les Réunionnais". "Il s'agit aussi de donner des renforts humains pour prendre en charge l'ensemble des patients". Concernant les déprogrammaions, "ce ne sera pas massif comme lors de la premièe vague, là on était dans l'inconnu."

    Des patients mahorais évacués sont plutôt jeunes, et il y a "plus de femmes" indique Martine Ladoucette.

  • IPR

    Bientôt 80 lits en réanimation au CHU

    Il y vait jusqu'ici 58 lits de réanimation, il y en a aujourd'hui 76 à La Réunion "sans déprogrammer aucun patient" au CHU affirme Lionel Calenge. Bientôt il y aura 80 lits. Pour 85 "nous devrons fermer 3 salles de bloc". Il faudra donc déprogrammer des sons non urgents. "C'est reporter des soins qui ne sont pas strictement urgents".

    Le CHOR et Clinifutur seront en appui pour atteindre jusqu'à 118 lits possibles en réa.

    En médecine les lits sont montés à 48 dans l'unité covid. Ce chiffre pourrait atteindre 90. Le CHOR pourrait apporter sa contribution avec 15 lits supplémentaires. Le GHER peut aussi apporter son soutien en médecine pour des cas non covid à raison de 10 lits.

  • IPR

    "Nous avons les capacités" confirme le CHU

    Jusqu'ici, 37 evasan ont été effectuées "sans que cela gêne les hôpitaux de La Réunion". "Nous en avons les capacités" garantit le directeur du CHU Lionel Calenge.

    L'organisation retenue : la procédure des evasan est "maîtrisée". La Réunion accueille en général 1.500 evasan "pour des spécialités dites de recours" comme la neurochirurgie ou la chirurgie cardiaque, des spécialités qui n'existent pas à Mayotte.

    Le transport est réalisé dans un transport dédié. Aucun contact n'existe avec la population réunionnaise. "Nous avons également limité les evasan classiques" et réduit aux patients Covid en situation d'urgence.

    Jusqu'où le CHU peut-il accueillir les patients de Mayotte ? "Le CHU pourra adapter ses capacités mais dans une certaine mesure : il faudra faire face aux besoins de la population réunionnaise, faire face à l'urgence chez nos malades, faire face à la reprise de l'épidémie Covid sur le sol réunionnais, et absorber et sécuriser l'hôpital de Mayotte".

  • IPR

    Changements de protocole

    • Martine Ladoucette confirme que l'isolement passe à 10 jours pour les cas de variants sud-africain et brésilien, comme l'avait affirmé le ministère de la Santé.

    • Le protocole change dans les écoles, où les classes ferment plus tôt en cas de cas variant, comme l'avait déjà annoncé le rectorat.

    • 10.610 personnes vaccinées à La Réunion depuis le 15 janvier dont 3.890 professionnels de santé. L'ARS souhaite atteindre un objectif de vaccination de 400 personnes par jour.

  • IPR

    Les garanties de Martine Ladoucette :

    - Il n'est pas question de laisser passer la santé des Réunionnais au second plan

    - Il n'est pas non plus question de déprogrammer des opérations non urgentes si le besoin de Mayotte n'est pas confirmé

    - Il n'est pas question de développer des moyens importants sans renforts humains tels que demandés au ministère de la Santé

    "Nous avons demandé un renfort de 9 médecins opérateurs, 6 médecins urgentistes ou généralistes et une quarantaine d'infirmiers formés à la réanimation".

  • IPR

    25 evasan accueillis jusqu'ici par La Réunion

    "C'est un devoir et une fierté" affirme Martine Ladoucette. "Nous devons continuer cet effort de coopération par des capacités supplémentaires d'admission".

  • IPR

    Le taux d'incidence de Mayotte atteint les 859 pour 100.000 habitants

    Le nombre de cas augmente de façon très rapide à Mayotte avec plus de 2.000 cas sur une semaine.

  • IPR

    584 nouveaux cas à La Réunion

    On compte 584 nouveaux cas en une semaine à La Réunion. Le rebond épidémique est confirmé.

    Par ailleurs le taux d'incidence s'approche des 82 pour 100.000 habitants indique Martine Ladoucette, directrice de l'ARS.

    Par ailleurs 9 nouveaux cas de variants sont recensés, 8 sud-africains et 1 britannique.

  • IPR

    Bonjour

    Nous ouvrons ce live pour suivre la conférence de l'ARS

A propos

Les evasan se renforcent vers La Réunion

Dans le cadre de la crise sanitaire, La Réunion accueille régulièrement des malades venus de Mayotte et alors que la situation sur l'île aux parfums est plus qu'alarmante. Ce vendredi 12 février, l'ARS de La Réunion fait le point sur les objectifs et modalités de prise en charge de ces evasan. Martine Ladoucette, directrice de l'ARS, sera aux côtés des représentants des établissements publics et privés.

Les evasan s'accélèrent pour soulager Mayotte, asphyxiée par le Covid-19. Cinq patients venus de Mayotte sont arrivés à La Réunion ce mercredi 10 février 2021. Des patients qui ont contracté des formes graves du Covid-19 et qui ne peuvent pas être soignés correctement dans le 101ème département de France. Les cinq patients arrivés ce mercredi sont globalement jeunes, autour de 46 ans en moyenne et le plus jeune a 28 ans. Selon nos informations, deux de ces patients auraient contracté le variant sud-africain. Une deuxième rotation devait avoir lieu dès mercredi soir pour évacuer d'autres patients mahorais.

Selon nos informations, le rythme des evasan représente 5 à 6 patients environ par jour sur cinq jours, les capacités hospitalières de La Réunion restants larges à ce jour. Des évacuations sanitaires de Mayotte mais pas seulement : des ressortissants français sont également évacués de Madagascar ou des Comores vers La Réunion. Une solidarité régionale qui se met en place sur l'ensemble de l'océan Indien. La proporion des evasan représente 30% des hospitalisations sur l'île.

- L'URML demande un contrôle des evasan -

Dans un communiqué diffusé ce vendredi même, quelques heures avant le point de l'ARS, l'URML OI (Union Régionale des Médecins Libéraux de l'Océan Indien) alerte et appelle au renforcement des contrôles et des mesures de prévention. "Nous avons dépassé le seuil d'alerte et nous atteindrons d'ici peu les critères qui déclencheront un  couvre-feu généralisé" s'inqu!ète l'Union des médecins libéraux, derrière la plume de sa présidente, docteure Christine Kowalczyk.

Si l'URML appelle à un meilleur contrôle des motifs impérieux et des tests, elle estime aussi que les evasan doivent être encadrées le plus possible : "nous y sommes favorables pour des raisons éthiques, mais en fixant un seuil et en adoptant une vigilance accrue sur le nombre et les indications des Evasan pour éviter la saturation de l’organisation sanitaire locale". L'URML annonce également "solliciter le ministre des Solidarités et de la Santé pour mettre en œuvre les mesures adaptées à Mayotte avec les renforts sanitaires humains qui arrivent déjà sur place mais également l’installation d’un hôpital de campagne comme cela avait été le cas dans le Grand Est en mars 2020 voire le déploiement de bâtiment de la marine comme le Mistral en soutien à nos compatriotes de Mayotte. Il faudrait que l’État puisse également venir en renfort sur notre département aussi bien  en moyens humains que matériels pour nous permettre d’assumer ce devoir de recours sanitaire  que nous avons dans la zone Océan Indien."

- Urgence à Mayotte -

Le gouvernement a déjà annoncé plusieurs mesures fin d'intervenir sur l'île aux parfums. Après l'envoi d'une équipe du Service de Santé des Armées (SSA) et d'une tonne de fret le 7 février 2021, cinq nouveaux lits de réanimation vont être envoyés. Le contrôle des motifs impérieux sur la liaison Mayotte-La Réunion va être renforcé, avec la mise en place d'une procédure d'examen des justificatifs de motifs impérieux, ainsi que des conditions de réalisation de leur isolement de sept jours à l'arrivée. Une prochaine livraison de vaccins est prévue le 15 février.

Les nouveaux chiffres envoyés par Santé publique France ce vendredi 12 février 2021 sur la situation à Mayotte confirment une flambée épidémique. Le nombre de cas cumulés est de 12.440 et a donc largement dépassé le bilan de La Réunion. Le taux d'incidence passe à 859,5 pour 100.000 habitants tandis que le taux de positivité est de 25,8%. Cela signifie que plus d'une personne testée est positive au Covid-19. Sur une semaine, 2.405 cas positifs ont été recensés.

   

3 Commentaire(s)

Stean, Posté
400 par jour? On est 850 000!! 2 ans pour vacciner la population ? Sérieux??
Dommage, Posté
Macron a renoncer à supprimer l'ENA.La crise sanitaire doit lui rappeler qu'il aurait dÃ" le faire.
Parce que vous Êtes gouvernés par Les Ratés En Mouvement ( LREM ), Posté
" 25 evasan accueillis jusqu'ici par La Réunion"C'est un devoir et une fierté" affirme Martine Ladoucette. Elle parle pour sa paroisse , où sont les gestes barrières que les mahorais devraient s'appliquer ?Arrêtons les violons . A croire qu'une transhumance est en marche