Circulation très active :

Covid-19 : l'impressionnante vague de variants


Publié / Actualisé
Un peu moins d'un mois après l'arrivée du premier variant sud-africain sur l'île, force est de constater que la circulation virale des variants est désormais particulièrement active. Représentant plus de 50% des cas, les variants de la Covid-19 ont totalement bouleversé la stratégie de lutte contre l'épidémie, et même la stratégie de vaccination. (Photo rb/www.ipreunion.com)
Un peu moins d'un mois après l'arrivée du premier variant sud-africain sur l'île, force est de constater que la circulation virale des variants est désormais particulièrement active. Représentant plus de 50% des cas, les variants de la Covid-19 ont totalement bouleversé la stratégie de lutte contre l'épidémie, et même la stratégie de vaccination. (Photo rb/www.ipreunion.com)

- Les variants envahissent le monde -

Nous sommes à la fin de l’année 2020 quand le terme de "variant" commence à être utilisé. Alors que le monde s’apprête à tourner la page d’une année 2020 cauchemardesque et porte beaucoup d’espoir sur 2021 avec le lancement des campagnes de vaccination, l’inquiétude règne au sein de la communauté scientifique. Trois mutations de la souche originelle de la Covid-19 sont découverts. On parle des "variants" sud-africain, britannique, et brésilien, des noms des pays où ils ont été découverts.

Cause de cette inquiétude, les premières études scientifiques montrent que ces variants ne sont pas plus dangereux que la souche originelle, mais qu'ils semblent beaucoup plus contagieux. Fait confirmé au fil des semaines puisque les scientifiques affirment désormais que ces variants sont 50 fois plus contagieux, rendant difficile la lutte contre l’épidémie.

Lire aussi - Covid-19 : les variants représentent plus de 50% des nouveaux cas à La Réunion

Très rapidement, la Grande-Bretagne se retrouve submergé par ce variant et se voit contrainte de décider un reconfinement du territoire, alors que les vols internationaux sont suspendus. L’Afrique du Sud quant à elle tente de lutter contre l’épidémie tout en essayant de préserver son économie, déjà fragilisée par une année de pandémie. A l’heure actuelle, 90% des contaminations en Afrique du Sud sont issus du variant sud-africain.

Du variant brésilien, on retiendra la détresse des habitants de la ville de Manaus (Brésil) confrontés à une épidémie particulièrement grave et où le variant brésilien est devenu dominant en l’espace d’un mois. Le Brésil dans son ensemble est d’ailleurs particulièrement ravagé.

Face à ces nouveaux variants, le monde retient son souffle. Mais malgré les tentatives de limiter leur propagation, ces nouveaux variants ne cessent de se développer, avec une poussée impressionnante.

- Plus de 50% des cas issus des variants à La Réunion -

A La Réunion, le premier cas de variant sud-africain a été détecté le 17 février dernier. Il s’agissait d’un patient évacué des Comores pour être soigné à La Réunion. A l’issue des tests, il  s’est avéré qu’il était porteur du variant sud-africain. Moins d’un mois après cette découverte, les variants sont donc devenus les souches de contamination majoritaire sur le territoire, provoquant une explosion du nombre de cas.

Ainsi, à la fin du mois de février, l’ARS communiquait pour mesurer l’ampleur de cette vague de variants. Sur un panel de 739 tests positifs, 376 cas étaient des variants, dont 343 cas sud-africains ou brésiliens et 33 britanniques.

- De nouvelles stratégies, des interrogations et un mince espoir -

Cette nouvelle vague provoquée par les variants a imposé le monde entier à revoir sa stratégie de lutte. En France, une distanciation sociale de deux mètres a été instaurée depuis le début de l’année, tout comme l’interdiction du port de masques artisanaux, considérés comme moins filtrants que les masques chirurgicaux.

A La Réunion, afin de limiter la circulation virale qui s’est accélérée ces dernières semaines, un couvre-feu a été instauré de 18h à 5h depuis le 5 mars dernier.

Si la campagne de vaccination suit son cours, on s’interroge sur son efficacité sur les variants, tout particulièrement le variant sud-africains. En effet, selon les premiers résultats, certains vaccins ne seraient tout simplement pas efficace contre ce variant tandis que d’autres auraient un taux d’efficacité moindre (de l’ordre de 50 à 70%). Si la course aux vaccins modifiés a été lancée ces dernières semaines, la question de l’efficacité de la campagne de vaccination se pose sur l’île où le variant sud-africain est la souche majoritaire dans les nouveaux cas d’infection.

Petite source d’optimisme, selon de premières études menées en Afrique du Sud, il s’avèrerait que les personnes contaminées par le variant sud-africain sont mieux immunisées contre les autres variants et contre la souche originelle. De quoi faire naître un espoir en vue d’un meilleur contrôle de la pandémie ?

www.ipreunion.com / [email protected]

   

2 Commentaire(s)

De la merde, Posté
Et vous n'envisagez même pas de rectifier l'erreur énorme de l'article ????Ou vous n'avez juste pas compris que 50 fois plus contagieux c'était peut être un peu plus que 50% plus contagieux ? (Merci, nous corrigeons - WEBMASTER)
De la merde, Posté
"les scientifiques affirment désormais que ces variants sont 50 fois plus contagieux, rendant difficile la lutte contre l'épidémie."ON VA TOUS MOURRRIIIIIIRRRRRR !!!!!! Le journalisme en 2021 c'est plus ce que c'était.... (Très belle journée sans tâche à vous aussi cher de la merde - Webmaster)