La pluie était tout de même bienvenue :

Tempête Iman : plus de 100 hectares de cannes ravagés


Publié / Actualisé
La Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FDSEA), après plusieurs jours d'analyse, s'apprête à faire un état des lieux des dégâts constatés suite au passage de la tempête Iman. Celle-ci est passée au plus près des côtes réunionnaises le week-end des 6 et 7 mars avec des rafales ayant dépassé les 120 km/h. Auprès d'Imaz Press, la FDSEA dévoile déjà quelques estimations : une centaine d'hectares de champs de canne ont été endommagés, principalement dans l'est. Une situation qui laisse craindre l'invasion de rats dans les champs, ces derniers pouvant s'attaquer plus facilement aux plans de cannes couchés par les vents. Parallèlement, après une période de forte sécheresse, la Chambre d'agriculture salue l'arrivée d'une pluie qui était attendue depuis longtemps (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)
La Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FDSEA), après plusieurs jours d'analyse, s'apprête à faire un état des lieux des dégâts constatés suite au passage de la tempête Iman. Celle-ci est passée au plus près des côtes réunionnaises le week-end des 6 et 7 mars avec des rafales ayant dépassé les 120 km/h. Auprès d'Imaz Press, la FDSEA dévoile déjà quelques estimations : une centaine d'hectares de champs de canne ont été endommagés, principalement dans l'est. Une situation qui laisse craindre l'invasion de rats dans les champs, ces derniers pouvant s'attaquer plus facilement aux plans de cannes couchés par les vents. Parallèlement, après une période de forte sécheresse, la Chambre d'agriculture salue l'arrivée d'une pluie qui était attendue depuis longtemps (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)

"C'est une tempête extrêmement modérée qui est survenue, elle a finalement été plus bénéfique qu'autre chose pour nos plantations, malgré les dégâts relevés" indique Frédéric Vienne, président de la Chambre d'agriculture. Seuls certains champs de cannes et les bananiers ont en effet soufferts des fortes pluies et du vent apportés par Iman. "Les récoltes de cannes ne sont pas perdues par exemple, bien qu'il faille absolument dératiser pour ne pas perdre les productions" continue-t-il. Certains bananiers, naturellement gorgés d'eau, sont par contre tombés sous le poids de la pluie et du vent

La FDSEA est elle, par contre, plus alarmiste sur les conséquences du passage d'Iman. "Une centaine d'hectares au moins ont été couchés par les pluies et le vent. On s'attend à de grosses pertes de la production, et nous demandons d'ores et déjà à Tereos de montrer plus de souplesse face aux récoltes que nous ferons en fin d'année" alerte Emmanuel Darid, deuxième vice-président de la FDSEA. "Il faut dès à présent lancer une campagne de dératisation, les rats pouvant facilement élire domicile dans les champs de canne lorsqu'ils sont couchés" précise-t-il par ailleurs.

Une situation sur laquelle Dominique Clain, président de l'UPNA (Unis pour nos agriculteurs), alerte depuis lundi matin. "Les mairies nous aident déjà à hauteur de 50% pour l'achat de dératiseurs, mais nous souhaitons aujourd'hui que le Département intervienne aussi" explique Dominique Clain. Du côté de la Chambre d'agriculture, le président indique que les démarches sont en cours pour venir en aide aux agriculteurs impactés.

Lire aussi : Tempête Iman : l'épisode pluvieux le plus significatif depuis le début de la saison

- Petits légumes endommagés et campagne sucrière redoutée -

Frédéric Vienne souligne par ailleurs que certains champs de petits légumes, comme les salades et les brèdes, ont été endommagés. "Les légumes sont gorgés d'eau et chauffés par le soleil, on peut s'attendre à une raréfaction de ces produits sur les marchés dans les deux à trois semaines à venir, mais cette diminution sera très courte" assure-t-il. Une diminution qui pourrait d'ailleurs avoir un impact, à court terme, sur le prix des produits.

Par ailleurs, si le président de la Chambre d'agriculture se réjouit du retour de la pluie, Dominique Clain considère que les difficultés rencontrées par la filière canne dans l'est ne sont pas particulièrement liées à la sécheresse. "Ces pluies sont une bonne nouvelle, mais aujourd'hui, nos difficultés sont surtout liées au manque de main d'œuvre, et au manque d'attractivité du métier. Il faut prendre des actions dès aujourd'hui pour sauver la filière" interpelle-t-il.

Une position en partie partagée par Emmanuel Darid, qui admet que de nombreuses difficultés sont venues s'ajouter au fil des ans pour la filière canne, notamment la production de variétés plus fragiles et moins concentrées en sucre. "C'est un tout : le manque d'attractivité et de main d'oeuvre, une baisse des revenus, et une sécheresse qui fragilise nos plantes" estime-t-il, précisant que les cannes impactées sont pour la plupart issue de la fillière fibre. "Des variétés développées par Tereos" rappelle-t-il

Les planteurs ignorent aujourd'hui l'impact réel qu'aura la tempête sur la campagne sucrière. "Nous ne pourrons évaluer l'impact qu'en fin d'année, au moment des récoltes. En attendant, nous attendons de l'aide du Département" conclut le président de l'UPNA.
 
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1 Commentaire(s)

Rico, Posté
Sur 22600 hectares de cannes à la Réunion (soit 52%du total agricole) , sources fdsea et wikipedia, 100 ont été abîmés par une tempête tropicale d'importance moyenne. So what? La fdsea et des journalstes de bonne foi, auraient titré: "Moins de 0,5% des terres agricoles touchées par la tempête tropicale"