Les services civiques seront renouvelés (actualisé) :

Université de La Réunion : victoire pour l'épicerie solidaire


Publié / Actualisé
Victoire pour l'épicerie solidaire et le snack de l'Université de La Réunion, qui étaient menacés ne pas pouvoir reprendre de personnes en service civique pour les aider à la gestion des lieux l'année prochaine. Suite à une réunion avec la Délégation régionale académique à la jeunesse, à l'engagement et aux sports (DRAJES), le renouvellement des conventions pluriannuelles d'objectifs et de moyens a été accepté. Ce qui veut dire que l'épicerie pourra continuer d'accueillir des services civiques. "Nous fonctionnons grâce à quatre salariés, une dizaine de bénévoles et une dizaine de services civiques. Sans ces derniers, c'était notre capacité d'accueil qui était menacée" a dénoncé Ketty Grondin, vice-présidente de l'épicerie et du snack. Le président de l'université, Frédéric Miranville, et Jean-Paul Duprat, directeur général du Crous, ont apporté leur soutien aux étudiants ce mercredi 17 mars 2021 lors d'une réunion (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)
Victoire pour l'épicerie solidaire et le snack de l'Université de La Réunion, qui étaient menacés ne pas pouvoir reprendre de personnes en service civique pour les aider à la gestion des lieux l'année prochaine. Suite à une réunion avec la Délégation régionale académique à la jeunesse, à l'engagement et aux sports (DRAJES), le renouvellement des conventions pluriannuelles d'objectifs et de moyens a été accepté. Ce qui veut dire que l'épicerie pourra continuer d'accueillir des services civiques. "Nous fonctionnons grâce à quatre salariés, une dizaine de bénévoles et une dizaine de services civiques. Sans ces derniers, c'était notre capacité d'accueil qui était menacée" a dénoncé Ketty Grondin, vice-présidente de l'épicerie et du snack. Le président de l'université, Frédéric Miranville, et Jean-Paul Duprat, directeur général du Crous, ont apporté leur soutien aux étudiants ce mercredi 17 mars 2021 lors d'une réunion (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)

La nouvelle était tombée il y a une dizaine de jour : la DRAJES avait refusé de renouveller l'agrément pour de nouveaux service civique à l'épicerie l'an prochain. "La décision aurait été prise parce que les services civiques ne sont pas encadrés sur place, ce qui est faux : il y a toujours quelqu'un sur place pour leur venir en aide s'ils en ont besoin. Par ailleurs, la DRAJES avait validé par deux fois notre demande avant de la refuser, nous ne comprenons pas cette décision" expliquait Ketty Grondin avant la réunion avec la DRAJES. Une situation "incompréhensible" pour les étudiants en charge, alors que 4.000 jeunes se rendent chaque mois à l'épicerie et au snack

"Une révision de la position de l'État qui s'est engagé à nous octroyer l'avenant pour les volontaires en service civique ainsi qu'un nouvel agrément pour nous permettre de maintenir nos dispositifs à destination des étudiants en difficulté sociale et financière" annoncent les vices-présidentes de l'association ce mercredi soir. "Même si nous regrettons avoir dû nous mobiliser pour faire entendre la détresse des étudiants, nous sommes satisfaits de ces annonces car elles permettront aux 4000 étudiants que nous accueillons chaque mois de continuer à être aidés, notamment les résidents en cité-universitaire qui pourront continuer de bénéficier de l'épicerie solidaire et de notre espace de restauration suite à la fermeture des restaurants du CROUS de La Réunion à cause du couvre-feu" précisent-elles.

- Plusieurs élus apportent leur soutien -

L'épicerie a reçu le soutien de plusieurs élus, notamment le député Jean-Hugues Ratenon et la maire de Saint-Paul Huguette Bello. "L’association “Solidarité Étudiante 974” fait un travail essentiel à destination des étudiants réunionnais, la structure a mis en place une épicerie solidaire. En cette période de crise sanitaire, au regard du mal-être et de la précarité qui sévit au sein de la communauté estudiantine, ces "îlots de solidarité” doivent être préservés" écrit Huguette Bello. "Des moyens doivent être accordés. Il en va de la survie de nos étudiants donc de l’avenir de La Réunion" ajoute-t-elle.

"J’apprends avec stupéfaction que l’Etat compte retirer l’agrément d’une dizaine de services civiques à l’Association Solidarité Etudiante Réunion. Je ne comprends pas cette décision et je regrette qu’il n’y ait pas eu de dialogue avec les étudiants pour aborder cette question et trouver une solution. Quel que soit le motif de cette annonce, peut-on comme cela pénaliser 4000 étudiants ? Je rappelle qu’être étudiant aujourd’hui est extrêmement difficile dans l’hexagone et encore plus à la Réunion. N’oublions pas que la crise covid19 est un facteur aggravant de cette situation" s'insurge de son côté le député.

as/www.ipreunion.com / [email protected]

   

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